30 mai 2009
Cahiers de vacances érotiques de La Musardine
La Musardine a sorti le deuxième opus des Cahiers de vacances érotiques. Le principe : travailler ludiquement sa culture générale, l'histoire, les maths, le français... mais avec des énoncés sexy.
Cette année, Léo et Léa nous entraînent à Paris, à Londres, sur la côté d'Azur, à Venise sur les traces de Casanova et en Grèce pour réviser quelles ont été les conquêtes de Zeus...
Plus aéré et plus coloré que le cahier précédent, réel succès de librairie avec 15 000 exemplaires vendus, ces deuxièmes Cahiers de vacances érotiques feront à coup sûr, avec leur slogan "Ne bronzez pas idiot, bronzez sexy !", beaucoup d'adeptes.
Cahiers de vacances érotiques, Marc Dannam, éd. La Musardine, coll. Osez, 9,90 €
Texte écrit pour Sensuelle
J'ai aussi écrit un texte un peu plus long pour le webzine de neoplaisir. Je vous invite à le lire ici.
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Dossier de presse que je vous recopie en partie :
Profitez de la trève estivale pour développer votre culture érotique !
La mode des cahiers de vacances pour adultes avait jusqu'à présent oublié de s'intéresser à ce qui est l'une de leurs principales occupations de vacances : le sexe. Nos Cahiers de vacances érotiques ont envahi les plages l'été dernier, démontrant qu'il était possible de s'instruire de manière ludique et agréable dans tous les domaines, y compris du sexe !
Fort du succès de la première édition (15 000 exemplaires vendus), voici de nouveaux Cahiers de vacances érotiques.
"Une initiative baroque (note personnelle : qu'on m'explique en quoi c'est baroque. Encore un mot utilisé n'importe comment) dans la foulée du succès remporté depuis quelque temps par les cahiers de vacances pour adultes." Anne Crignon, Le nouvel Obs
Les cahiers
Cette année, Léo et Léa, le couple dont nous partageons les vacances, vont faire un grand voyage en Europe, visitant Paris, Londres, Venise, la Côte d'Azur et la Grèce. Ce sera l'occasion pour nos lecteurs de parfaire leur culture en découvrant des oeuvres d'art ou des romans érotiques, des anecdotes concernant la vie amoureuse des rois d'Angleterre, de Casanova ou des dieux de l'Olympe. Il leur faudra cette fois encore se montrer agiles en calcul mental, se livrer aux joies du commentaire de texte et faire preuve d'observation et d'intuition pour venir à bout des énigmes dessinées par Axterdam.
Cette année les cahiers de vacances leur permettront d'acquérir de surcroît quelques bases en matière de conversation anglaise... conversation érotique, bien entendu !
L'auteur
Marc Dannam est directeur de la collection, au sein de laquelle il a écrit plusieurs best-sellers : Osez faire l'amour partout sauf dans un lit, Osez vivre nu, Osez faire l'amour à 2,3,4, Osez le Kama Sutra.
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J'avais promis de vous parler deux deux cahiers de vacances de La Musardine, celui publié en juin 2008 et le nouveau publié en ce mois de mai 2009. Voici :
Ce deuxième opus comporte autant de pages que le précédent, a le même format et pourtant j'ai immédiatement pensé, avant vérification, qu'il était plus grand et moins dense. Le premier exemplaire m'avait en effet donné l'impression d'être touffu. Un peu hermétique même pour un cahier de jeux. Il ne m'avait pas donné spécialement envie de réaliser les exercices et devinettes proposées. Je ne l'ai pas trouvé très simple non plus. Il fallait réellement réfléchir. Il me semble, à regarder le deuxième cahier, que les exercices sont d'un niveau un peu moindre, qu'on est davantage dans le jeu que dans la réflexion intense. Je le trouve plus agréable, plus adapté à des vacances... Les caractères sont aussi un peu plus gros, les pages plus aérées et les couleurs des illustrations plus nombreuses. Ce deuxième cahier est nettement plus réussi selon mes critères d'appréciation.
Dans le premier cahier, les semaines s'enchaînaient sans que cela ne se voie réellement : un court paragraphe d'introduction situait le couple formé par Léo et Léa. A présent, dans ce deuxième cahier, les aventures de Léo et Léa sont mieux structurées : chaque semaine est l'occasion d'une localisation différente et donc d'aventures liées au lieu où se trouve le couple. Léo et Léa sont mis en avant au lieu d'être tassés dans un court texte. Ils ont une réalité physique : une illustration ponctue chaque début de semaine.
exemple : Début de la semaine 3, avec le premier et le second cahier.
Même la couverture me plaît davantage. Regardez le titre. Pour le premier, il s'étale, l'écriture a une place aussi importante que l'illustration. Pour le deuxième, la proportion laissée au titre est moindre. L'écriture n'est plus horizontale comme sur le premier cahier mais légèrement oblique, comme s'il s'agissait de notre propre écriture, sur un support moins figé que nous n'en avons l'habitude. L'écriture qui s'élève, c'est le signe d'un relâchement, bref, de vacances.
(ci-dessus : couverture du premier opus)
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Les deux volumes se trouvent chez Neoplaisir au prix de 9,90 €. Suivez les liens :
Cahiers de vacances érotiques, volume 1
Cahiers de vacances érotiques, volume 2
27 mai 2009
Vibromasseur Discrétion ondulé de Seven Creations
Le sextoy discrétion fait partie de mes préférés pour une stimulation du clitoris : petit, fin, arrondi, doux et aussi peu cher, ce vibromasseur a beaucoup de qualités. Je le possédais dans sa version discrétion 1 mauve et argent. Je l'ai à présent dans une présentation ondulée. Sextoy noir et argent, annelé.
Je retrouve la même douceur, le même arrondi, les mêmes vibrations certes non réglables et pas de la qualité d'un sextoy de luxe, mais appréciables et créatrices d'orgasmes... Plus une forme différente, parce que j'aime utiliser des sextoys différents, tout simplement.
La fonction privilégiée de ce sextoy : les caresses du clitoris où la finesse du sextoy est idéale pour cibler les zones à toucher. En pénétration vaginale, je n'essaie même pas, le sextoy est trop petit, serait difficile à tenir et d'intérêt faible. Des caresses à l'entrée de la vulve, sur les lèvres, oui, mais pas au-delà. En pénétration anale, le faible diamètre en fait un allié de choix. Il rentre aussi bien sans lubrifiant, c'est un doigt qui vibre...
Le sextoy, pour revenir à des considérations techniques, mesure 11,5 cm au total (longueur utile : 8 cm environ). Il mesure environ 2 cm de diamètre. Le compartiment à piles se dévisse simplement et accepte une pile AA d'1,5 V. Les vibrations se mettent en route en tournant un peu plus ce compartiment à piles. La notice qui accompagne le vibromasseur donne des consignes d'entretien.
Petit sextoy, petit prix, mais bonne qualité.
Vibromasseur discrétion ondulé de Seven Creations, 11,90 € chez Neoplaisir
Osez le strip tease, Violeta Carpentier
Fondatrice d'une école de strip tease, Violeta Carpentier nous révèle les secrets d'un strip tease réussi : meubles, éclairage, maquillage, parfum, vêtements, musique... Et nous initie au strip tease avec des mouvements simples ainsi qu'une chorégraphie (illustrée par Axterdam). Mais avant de donner un spectacle devant Bob (et placez sous ce prénom celui que vous voulez), quelques exercices s'imposent : la démarche avec talons, le déhanchement, la cambrure, le coup de pied, tout se travaille. Qui a dit que ce serait facile ? Cependant, quels que soient les petits défauts qui nous handicapent, nos rondeurs, nos vergetures, ques que soient nos peurs, le regard de Bob est là, au final, admiratif... Cela vaut bien quelques efforts...
Guide pratique intéressant pour une initiation au strip tease qui manque néanmoins à mon goût de documentation et qui surtout aurait mérité des éclaircissements visuels autre que les simples illustrations : mais pour cela bien sûr, rien ne vaut un véritable cours comme ceux que propose Artstrip...
Osez le strip tease, Violeta Carpentier, éd. La Musardine, 9 €
Texte écrit pour le site de Sensuelle
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Quatrième de couverture :
L'auteur de ce guide, Violeta Carpentier, est la responsable et fondatrice d'ArtStrip, la plus importante école de strip-tease en France, créée en 2002, et accueillant aussi bien des professionnelles du lap dance que des femmes désireuses de découvrir cette forme de danse.
Elle nous livre ici tous ses secrets, expliquant en détail mille petites choses qu'il ne faut pas oublier avant de débuter son numéro : comment choisir la lumière et la musique, comment se maquiller le visage et le corps, comment opter pour le chemisier, le soutien-gorge ou la culotte les mieux adaptées aux circonstances (donc faciles à enlever et à jeter en l'air)... Mais surtout elle vous fera découvrir l'art et les manières de dévoiler progressivement et sensuellement votre épaule, vos jambes, vos seins, et plus si vous le jugez nécessaire. Largement illustré par Axterdam, ce guide vous permettra d'apprendre pas à pas des chorégraphies et l'art de l'effeuillage.
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Très difficile de suivre les explications d'un livre. Je vous avais donné récemment un exemple de patron burda lorsque je cousais. Avec le strip tease, c'est pareil. Je ne peux même pas lire, je regarde les images pour essayer de comprendre. L'orientation spatiale, vous le savez, n'est pas mon fort. De fait, je préfère un autre support que le livre : j'ai un cd de lap dance qui est plus facile à suivre.
Seulement, lap dance, effeuillage, pole dance, tout ça se ressemble peut-être, mais ce n'est pas la même chose : V. Carpentier donne quelques explications en début de volume. Explications qui me semblent trop maigres. On pourrait me répondre que ce n'est pas le propos du livre, que c'est son choix de ne pas s'attarder. Mais il me reste une impression de manque, d'incomplétude. J'aurais aimé plus de renseignements, un historique plus détaillé (pour cela, mieux vaut consulter Osez vivre nu qui donne davantage de précisions sur l'histoire du strip tease), quelques notes sur les figures qui ont marqué le strip tease, et même davantage de détails sur la fondation de l'école ArtStrip qui n'est qu'esquissée. Et puis une bibliographie, une discographie, des références de scènes de cinéma, etc. Bref, j'aurais aimé un ouvrage plus fourni.
Ce que j'aime surtout dans ce livre : l'illustration de couverture réalisée par A. de Pins. Cette bouche ouverte sur des dents parfaitement alignées, le pauvre gars ligoté sur sa chaise ne pouvant rien voir et la fierté de la strip teaseuse jetant son soutien-gorge. Pas seulement sa fierté. Je pense qu'elle s'éclate. Et c'est un peu ce qui me manque en lisant cet ouvrage : l'envie de m'éclater en faisant un strip tease. Un strip tease se prépare, c'est presque une affaire sérieuse. Et si moi j'ai envie de m'amuser ? Tout ceci n'est en fait qu'un jeu, non ?
Vous allez rétorquer que je ne sais pas ce que je veux, que je veux à la fois du documenté, des références, du solide et puis aussi m'éclater en laissant de côté des aspects trop sérieux du strip tease qui se travaille, se perfectionne... J'avoue.
Finalement, ce que j'aime dans le strip tease, c'est moins la chorégraphie impeccable que le fait de m'amuser à défaire mes vêtements comme je veux et à entretenir un jeu avec le spectateur. Je ne serais pas une bonne élève d'ArtStrip. Je n'imagine même pas apprendre réellement quelque chose ni à la lecture du livre ni autrement (si, peut-être une figure ou deux que je pourrais essayer de travailler, si du moins j'arrive à comprendre ce qu'il faut faire, sans plus). Je ne suis pas la lectrice idéale de ce livre, je ne me maquillerai certainement pas (dire qu'il faut quatre pinceaux pour appliquer certains produits ! C'est pire que les fourchettes de Pretty Woman.), je ferai des exercices pour la cambrure peut-être parce que j'en trouve l'utilité, mais surtout je m'amuserai, même si mon strip tease sera plutôt mauvais au final.
Je suis une mauvaise lectrice parce que je ne suis pas là pour apprendre. Juste pour m'amuser.
26 mai 2009
Toute nue, Lola Beccaria
Martina, sur le point de voir sa vie étalée dans les journaux, se met à nu dans un écrit. Son enfance pour commencer, la dissimulation dont elle fait preuve, parce que très vite, Martina se rend compte qu'il y a la vie telle qu'elle doit se mener, respectable, régie par des règles de société qu'il faut scrupuleusement respecter, et ce qui bouillonne en elle, l'envie d'uriner, de se toucher l'entrejambe, de sentir la salive du médecin sur sa fraise. Toute cette part d'ombre qu'elle cache tout en s'adonnant à ses penchants. Martina a sept ans ; elle est amoureuse. Mais Damiàn, ami de ses parents, étrangement attiré par la fillette, fuit. Première déchirure, si l'on excepte celle d'être une enfant que personne n'embrasse, un singe que l'on dresse pour exécuter des numéros que tous applaudissent..
Excellent roman, Toute nue est le récit d'une vie, sans pudeur et sans fard, premier livre traduit en français de la linguiste espagnole Lola Beccaria.
Toute nue, Lola Beccaria, éd. La Musardine, coll. Lectures amoureuses, 9,90 €
Texte écrit pour le site de Sensuelle
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Quatrième de couverture :
"Que personne ne s’attende à des paysages idylliques, à des demeures luxueuses ou, bien au contraire, à des situations on ne peut plus sordides. Je n’ai pas l’intention de vous éblouir. Je ne souhaite rallier personne à ma cause ni faire campagne pour mes actes. Je désire profiter de cette tribune pour accomplir quelque chose que je n’ai jamais osé réaliser en tant que politique. Pas seulement me dénuder devant vous pour vous permettre de voir le revers de ma peau, pas seulement raconter ma vie intime pour enflammer le brasier de vos fantasmes, mais aussi apprécier la proximité, la nudité de chacun. J’entretiens le secret espoir que vous m’accompagnerez dans cette aventure. Et qu’en achevant la lecture de ces quelques pages il vous prendra l’envie d’ôter vos vêtements avec moi.»
Une jeune femme, personnage important de la vie politique espagnole, menacée d’un scandale public, livre sa version des faits. Elle veut sinon justifier mais expliquer ce qui est à la base de sa vie sexuelle hors normes, qui sera livrée en pâture aux journaux et entraînera sa démission. Une confession troublante qui prend le lecteur en otage.
Une approche sensible des tabous les plus forts de la sexualité.
Lola Beccaria est née à Ferrol, en Espagne, en 1963. Elle est docteur en philologie hispanique, lexicographe et linguiste. Après deux romans salués par la critique espagnole, Toute nue, publié en 2004, est le premier traduit en français.
Demain, Anna Rozen et Philippe Leroyer
Alice n'a que Demain en tête : demain, elle le voit, le touche, et ce demain se love dans son attente. Ce soir, un rendez-vous qu'elle ne peut annuler. Mais demain aussi, brusquement, Sam. Juste pour le voir à nouveau alors qu'ils ne se sont plus vus depuis ce séjour à New-York. C'est le vendredi d'Alice.
Le vendredi de Sam est fait de recherches de ses ex sur un site de rencontres, de chat avec sa meilleure amie qui suit les progressions de ses rendez-vous pour le lendemain. Car c'est demain ou jamais qu'il reverra ses ex, les pires et les meilleures, celles qui l'ont quitté ou qu'il a quittées, celles qu'il préfèrerait éviter et les autres, celles qui se laisseront pénétrer dans une cabine d'essayage ou qui rechignent à le voir...
Roman à quatre mains, Demain est le récit de la mise en scène imaginaire de rendez-vous, avec l'oeil et la sensibilité, les mots de chaque personnage qui savoure son demain avant de pouvoir y goûter.
Demain, Anna Rozen et Philippe Leroyer, Au diable Vauvert, 17 €
Texte écrit pour le site de Sensuelle
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Quatrième de couverture :
Un homme, une femme, chacun espère, attend et prépare son Demain.
Demain, elle le revoit, lui qu'elle a aimé il y a des années.
Demain, il les revoit, elles qui ont partagé sa vie et qu'il retrouve sur un site de rencontres...
Philippe Leroyer voulait être psychiatre, mais il est devenu libraire. Puis barman, DJ, goog-dancer et pigiste. Il écrit depuis pour la télévision. Et il fait des photos. Si possible dans des situations où son intégrité physique est menacée. Ou de femmes nues. Les deux n'étant pas forcément incompatibles.
Anna Rozen, née en 1960, n'a pas fait de vagues jusqu'à la parution en 1999 de son premier livre, Plaisir d'offrir joie de recevoir (La Dilletante), qui lui a valu d'être vouée aux flammes de l'enfer par les ligues de vertu. L'accueil fait aux suivants lui a permis de retrouver le sommeil du juste, qu'elle pratique assidûment toutes les nuits et parfois le jour.
Demain, quatre mains, deux récits coquins à la première personne, où attente et désir ne disent pas les mêms silences, selon que l'on est homme, ou femme.
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Document de Au diable Vauvert :
Un roman en deux parties, une femme, un homme,
qui chacun raconte l’attente d’un rendez-vous amoureux , demain…
Pourquoi ensemble ?
Anna Rozen : J'avais besoin d'une « bombe » pour relancer ma carrière. Je me suis dit qu'en m'acoquinant avec un personnage sulfureux, je pourrais redorer mon blason, faire reluire mon image. En fait de BOMBE, Philippe Leroyer se pose un peu là avec un CV qui décoiffe : libraire, barman, photographe, gogo dancer ... La première chose que j'ai vue de lui c'est son cul, il dansait à poil sur le zinc dans un bar de nuit. Je me suis dit : il me faut ce gars dans ma bibliographie. J'y suis donc allée franchement. Et au lieu de récolter une baffe, je me suis trouvée gratifiée d'encouragements et de conseils bienveillants, voire de leçons de vie. Mon co-auteur s'est rapidement révélé un gourou précieux.
philippe leroyer : Comment aurais-je pu refuser mon aide bienveillante à cette talentueuse jeune femme alors au creux de la vague ? J'ai évidemment accepté de mettre toute mon énergie positive, mes talents insondables et mon charisme étincelant au service de la carrière d'Anna. Et si cela devait passer par le fait de commettre un livre avec elle, voire deux... qu'il en soit ainsi. Même si cela devait se faire sans montrer mes fesses.
Pourquoi Demain ?
philippe leroyer : C'est un principe de base, l'inverse de la procrastination qui consiste à faire aujourd'hui ce qu'on aurait dû faire hier. Là, nous nous occupons aujourd'hui de ce qui arrivera demain. Et il est fort intéressant de voir à quel point le futur proche a une incidence directe sur l'état d'esprit et les actions de l'être humain, qui n'est viscéralement, en tout cas majoritairement, pas capable de se contenter du présent. Aujourd'hui l'on se projette dans demain, on l'imagine, on l'élabore, on le prépare, on s'en soucie... Demain s'accapare aujourd'hui. Et puis pour la carrière d'Anna, qui est tout de même la raison d'être première de ce livre, c'est demain qu'elle doit décoller grâce à mes soins... faisant oublier un hier abyssalement ignoré du plus grand nombre.
Anna Rozen : Décoller, redécoller et redécoller encore c'est tout ce que je demande. En fait "tout" c'est vite dit, parce que justement je veux plus que ça, plus que tout. Outre redécoller, je voudrais aussi laisser une trace indélébile sur cette terre et au delà, en m'appropriant un mot du langage courant. Mon dévolu s'est porté sur Demain qui ne s'y attendait guère, bien à l'abri dans son nid de futur trop proche pour susciter de véritables convoitises. Gourou Philippe n'y voyant aucune objection - il est plutôt du genre à caresser ses ouailles dans le sens du poil - nous nous engouffrâmes ensemble dans cette brèche fraîche. Tout contents.
Pourquoi les Ex ?
Anna Rozen : D'abord et avant tout, bien sûr, par pur esprit de contradiction : le principe c'est Demain, l'avenir donc, et qu'allons nous choisir d'évoquer dans ce temps plein de promesses neuves ? Du passé bien sûr, de l'enfui, de l'oublié ou presque, des Ex. Voilà ! ça complique exquisément l'exercice que nous nous sommes donné, ajoutant au déjà difficile sport littéraire un petit côté compétition fort piquant.
philippe leroyer : Si nous divergeons encore un peu sur ce que recouvre exactement la dénomination d'ex, nous avons pu nous atteler à la fascinante description de l'impact non négligeable que ces bêtes peuvent avoir, même des années plus tard, lorsqu'elles sortent subitement du puits d'oubli dans lequel on les avait sagement jetés. Les exs, c'est hier. Et lorsqu'ils investissent demain, ça devient une affaire d'aujourd’hui. Il s'agit donc bien d'un livre temporellement universel, ampleur que l'on souhaitait lui donner dès le départ !
Anna Rozen, une personne tout ce qu’il y a de normal née en 1960 et qui n’a pas fait de vagues, à part dans ses environs immédiats, jusqu’en 1999, date de parution de son premier livre au Dilettante Plaisir d’Offrir Joie de Recevoir, titre angélique s’il en fût. Rien de diabolique dans sa vie professionnelle : rédactrice à mi-temps, paresseuse le reste. Pas non plus dans sa vie privée, la croire sur parole. Quant à ses bouquins, si le premier lui a valu l’ire des ligues de vertu qui l’ont vouée aux flammes de l’enfer, l’accueil fait aux autres lui a permis de continuer à dormir du sommeil de la juste, toutes les nuits et même un peu parfois dans la journée. Toujours un carnet dans la poche, elle ne vise pas le paradis, juste à s’amuser sur la terre, tant que ça dure.
25 mai 2009
Et plus si affinités... Perles et fracas d'Anna Rozen et Philippe Leroyer
Anna Rozen et Philippe Leroyer ont fait le tour de sites de rencontres pour en cueillir cent perles : annonces pathétiques, drôles, hargneuses, mélancoliques... toutes livrées avec leurs fautes d'orthographe, leurs dictons aménagés et leur "et plus si...". Dans ce grand supermarché des sites de rencontre, chaque annonce trouve place dans un rayon et si un décryptage vous semble nécessaire, les dernières pages du livre vont donneront quelques clés.
Et plus si affinités... Perles et fracas, Philippe Leroyer et Anna Rozen, Au diable Vauvert, 5 €
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Quatrième de couverture :
Après les perles du bac, de l'administration, des notaires et bien d'autres, voici enfin celles des sites de rencontres.
Florilège drôle ou touchant, il compose en 100 annonces une carte du Tendre virtuel et offre un petit panorama sur l'air de notre temps.
Anna Rozen et philippe leroyer les ont collectées tout en poursuivant leur plongée dans l'univers des rencontres, du désir et de la séduction entamée avec Demain, un roman publié chez le même éditeur.
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Une annonce qui m'a fait sourire (p. 66) :
"Ce genre de site me fait un peu penser à un purgatoire de l'amour, passage obligé avant le paradis avec droit de péage. Enfin au train où vont les choses, je crois que j'aurai un rendez-vous chez un cancerologue avant qu'il ne se passe un miracle en ce lieu. L'espoir fait vivre, enfin il fait surtout bien vivre ceux qui savent exploiter...................."
Une interprétation des auteurs de l'expression "sans tabous" que l'on trouve fréquemment dans les annonces (surtout masculines) et qui m'a également fait sourire (p. 125) :
"Le Web est un espace de liberté totale et grandiose où l'on peut enfin être qui l'on veut, dire ce que l'on veut, réaliser ses fantasmes, oublier le carcan de la société et de la morale, se révéler enfin.
Bref, un type qui cherche une fille sans tabous, cherche une fille qui accepte la sodomie. Point."
Vibromasseur elLOVE de Fun factory
Après un certain nombre d'utilisations que je ne vous narrerai pas, la réalisation d'une vidéo que vous avez pu voir ici, un court texte que vous avez pu lire là, voici mes impressions sur le vibromasseur elLOVE, sextoy en silicone au joli design de l'incontournable Fun factory. Et attention, nous sommes avec le vibromasseur que je vous présente non plus dans la gamme des G2 mais dans la toute nouvelle gamme des vibromasseurs munis d'un "turbobooster". Rien qu'à ce nom, avouez, cela fait rêver. Il me fallait essayer ce truc, c'est sûr...
elLOVE (quel joli nom !), existe en rose ou en violet. Le descriptif de Fun factory pourvoit ce vibromasseur d'une longue liste de qualités que je copie et que je commenterai ensuite :
- 100 % étanche
- turbobooster – encore une innovation technologique FUN FACTORY
- moteur extrêmement puissant
- maniement facile grâce aux touches sensorielles
- stimulation du vagin, massage
- excitation des mamelons, du pénis, du clitoris
- partie vibrante 100 % silicone
- forme ergonomique
- huit vitesses de vibrations
- trois programmes à intervalles
- forme dynamique et sportive
- convient aux débutantes
- surface lisse facilitant l’introduction
- sensations intenses grâce à sa tête recourbée
- stimule le point G
- facile à nettoyer grâce à sa surface lisse
taille: 21,6 cm
Ø 4,4 cm
En ce qui concerne l'étanchéité : j'hésiterais à placer la base du sextoy sous l'eau puisque celle-ci comprend le compartiment à piles et les boutons de fonctionnement. En-dehors de cette partie sensible, il n'y a aucun problème pour faire prendre une douche au sextoy.
Le maniement est-il si facile ? Deux touches placées l'une sous l'autre : un moins et un plus (le plus étant plus grand que le moins). Au sommet, une touche ronde étoilée qui met en marche le turbobooster. Appuyer sur la touche moins ou la touche plus est très simple. Seulement, j'ai pour ma part quelques difficultés à réaliser à l'aveuglette cette manipulation. Je me trompe souvent de touche. Est-ce parce que le moins est en haut (quand le vibromasseur est en action et donc placé base en haut et tête en bas en ou sur moi) et que je m'attends plutôt peut-être à l'inverse ?
La touche du turbobooster ne me parait pas très maniable. Il faut en effet maintenir la pression sur cette touche pour que le moteur décuple ses vibrations. Dès la pression relachée, le turbobooster arrête de fonctionner. C'est peut-être plus prudent pour la durée de vie des piles, mais c'est un peu ennuyeux.
Par ses dimensions et surtout son diamètre, le sextoy tient bien en main. Il pèse, d'après ma balance culinaire, 284 g. Il n'est donc pas particulièrement léger mais reste assez facilement manoeuvrable.
L'utilisation du sextoy, comme indiqué, peut être effectivement multiple. Cependant, sa taille en fait surtout un objet à destination vaginale. Du moins c'est ainsi que je l'utilise principalement. Les dimensions fournies par Fun factory représentent le sextoy de pied en cap. Ôtez quelques centimètres pour la dimension utile... Il n'en reste en effet que 16 après déduction de la taille du compartiment à piles. Le diamètre est quant à lui de dimension variable puisque ce vibromasseur s'élargit et se resserre en des mouvements de courbes harmonieux. Je parlais du joli design en introduction. Il est certain que ce sextoy est une réussite esthétique. Je partage cependant moins l'enthousiasme de Fun factory concernant les sensations intenses grâce à sa tête recourbée. Il y a un enflement au niveau de la tête, pas de véritable courbure comme on en voit souvent pour les sextoys point G. Pour une stimulation efficace du point G, je ne considère pas que elLOVE soit le vibromasseur idéal.
Revenons à la matière : silicone pour le corps de la bête et plastique noir et violet (ou rose selon le cas) pour la base. Silicone de très bonne qualité, comme à chaque fois pour Fun factory. Souple et ferme (pour une démonstration visuelle, je vous conseille de vous reporter à la vidéo signalée plus haut). Facile à nettoyer, d'autant plus qu'aucune rainure ne vient perturber la matière douce et lisse. Conseil habituel : de l'eau chaude et du savon pour nettoyer le sextoy avant et après utilisation. Le vibromasseur attire la poussière, pensez à le ranger dans une pochette ou dans sa boîte cartonnée.
La surface lisse facilite peut-être l'introduction du sextoy, mais pensez que sans lubrification naturelle ou à l'aide d'un lubrifiant à base d'eau, le sextoy est tout de même d'un gabarit important et donc difficile à faire pénétrer.
A présent, les vibrations. Je ferme ma fenêtre pour que mes voisins ne se plaignent pas de mes tests de sextoys et viens vous en faire un rapport.
Huit intensités de vibrations. Soit, je ne les compte pas moi-même, je fais confiance à fun factory. Il est en effet parfois difficile de détacher les unes des autres ces intensités afin d'en établir le compte. Mettre en route le vibromasseur se fait par pression de la touche plus. De même, pour l'éteindre, il convient d'appuyer sur la touche moins, de descendre ainsi l'intensité des vibrations jusqu'à extinction complète.
Suivent trois modes de vibrations alternatifs. Le premier en roulis, le deuxième en pulsations longues, le troisième en pulsations courtes.
La nouveauté réside dans la touche "turbobooster" qui fait s'emballer le moteur et vibrer intensément le sextoy. Est-ce cependant si utile ? Ceci n'est que mon avis personnel bien sûr : non. C'est amusant d'essayer, mais c'est bruyant et finalement pas d'une efficacité particulière. On pourrait s'en passer fort bien.
Un dernier point non évoqué par Fun Factory dans sa fiche : le vibromasseur est assez bruyant. Gros défaut des produits Fun factory de toute manière. Ce n'est pas ce qu'il y a de pire dans le domaine, bien sûr, mais tout de même, quand on fabrique des toys soignés, on devrait penser aussi au fait que ce peut être désagréable d'entendre ce bruit de moteur...
Voilà pour mon test...
Sachez enfin que le vibromasseur elLOVe a besoin de 4 piles AAA pour fonctionner, qu'il coûte 53,80 € dans la boutique Neoplaisir (soit plus de 10 euros de moins que sur le site de Fun factory...) et que si j'ai relevé tous ses défauts, il ne faut néanmoins pas oublier ses qualités : il s'agit d'un vibromasseur de bonne qualité que je recommande.
Huile de massage affolante YESforLOV
J'avais essayé plusieurs produits cosmétiques YESforLOV en échantillons et avais rédigé ce test en août dernier. Mes conclusions n'avaient été très favorables à la marque que je trouvais excessivement chère.
Parmi ces tests, celui de l'huile de massage affolante. Je n'avais pour ce faire qu'un échantillon. Depuis, j'ai reçu par l'intermédiaire de Sensuelle, qui en stockait beaucoup, un flacon de cette huile de massage. Je peux donc compléter mon test...
L'huile de massage affolante se présente dans une boîte cartonnée blanche et dorée (que je ne vous photographie pas parce que la mienne est à présent tachée). Je vous invite à visualiser le produit directement sur le site et à cliquer sur l'image pour la voir en plus grande dimension. Vous remarquerez en passant le prix affiché de 27 euros pour un flacon de 50 ml...
Le flacon à pompe libère du produit par simple pression. Cela gicle tellement c'est liquide. Il vaut donc mieux prévoir sa main ou la peau de son partenaire en face. Un bouchon en plastique transparent ferme le tout.
Composition : Huile de fruit de la passion, extrait huileux de gingembre, huile de damiane, extrait huileux de romarin, huile d'amande douce, huile de pépins de raisin.
Les conseils de base qui figurent aussi sur le flacon : Ne pas appliquer sur les muqueuses. Usage externe. Ne pas avaler.
Personnellement, vu l'odeur, cela ne me donne pas envie d'avaler. Remarquez, entre ça et du sperme, je préfère l'huile YESforLOV.
Texte qui figure sur l'emballage cartonné : Corps de l'autre à découvrir... exploration de ses reliefs, promenade vibrante. Coup de foudre sur sa peau. (Pas de pause douche à prévoir.)
Votre peau, source de plaisir.
Une texture légère, non grasse, qui ne tâche (note : un petit accent circonflexe en trop...) ni les vêtements, ni les draps. Enrichie, pour la détente, en huiles de fruit de la passion, de damiane, de romarin, d'amande douce. Pimentée d'une pointe d'extrait de gingembre pour le frisson. Etalez langoureusement ce savant mélange sur sa peau et savourez la découverte d'un continent de sensations nouvelles, à explorer ensemble.
Ce texte ronronnant est complété par une notice pliée à l'intérieur et rédigée en plusieurs langues. D'autres ronronnements comme "explorer le corps de l'autre, se laisser faire. Inciter au partage" etc. Je ne souhaite pas tout recopier, cela n'apporte rien. Un texte plus informatif : Voluptueuse, l'huile de massage affolante YESforLOV a été spécifiquement conçue pour éveiller vos sens. Sa texture sensuelle est légère et non grasse. Elle offre un glissé délicat, et laisse sur votre peau un film protecteur invisible qui ne tâche ni les vêtements ni les draps. Composée d'huiles choisies pour leurs vertus adoucissantes et hydratantes, mais aussi pour leur pouvoir tonifiant et aphrodisiaque (note : C'est apparemment le gingembre qui est pointé du doigt), elle vous électrise tout en douceur... (Pour un massage intime des muqueuses, ayez recours au lubrifiant intime hydratant YESforLOV.)
J'aime : le flacon, le fait que la composition soit notée, que des consignes soient dites et répétées. Je n'aime malheureusement toujours pas l'odeur, définitivement... Monsieur l'aime par contre... C'est juste affaire de goûts. La texture est effectivement non grasse, l'huile est agréable à utiliser en massage. J'ai une prédilection pour ma part pour les huiles un peu plus grasses, mais c'est aussi une remarque personnelle.
Globablement, si on aime l'odeur (à tester surtout avant d'acheter. Rendez-vous dans des Sephora qui proposent cette huile à la vente) et qu'on est prêt à mettre un certain prix dans une huile, c'est un joli cadeau à faire.







