20 octobre 2009
Les délices du démon, bd de Nizzoli et Amico
Marco Nizzoli et Frederico Amico avaient déjà collaboré pour un volume de la série érotique Selen en 1999. Ils réitèrent à présent avec un volume intitulé Les délices du démon, consituté de deux parties : "Le distingué Fleev" et "Les pièges du souvenir".
Ce "distingué Fleev", personnage étrange et pervers, a un pouvoir d'attraction phénoménal sur les femmes qu'il choisit comme victimes. Le commissaire Steiner enquête sur de mystérieuses disparitions, sa longue chevelure de femme dissimulée sous un chapeau qu'il ne quitte pas. Ces deux êtres vont se croiser et s'affronter, alors même que le commissaire Steiner se trouve soumis à des pulsions qu'il ne contrôle pas.
Des scènes ouvertement sexuelles, des emprunts à la science-fiction, une histoire policière avec une dose de macabre, la révélation d'une identité refoulée... : la bande-dessinée ne se classe pas dans un genre défini mais puise là où l'imaginaire la conduit.
Les délices du démon, Nizzoli et Amico, éd. Blanche, 13,95 €
Texte écrit pour le site de Sensuelle
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J'ai reçu deux volumes des éditions Blanche ce matin. Cette bd et Folies de Noël de Françoise Rey. L'an passé, je n'avais pas eu la chance de recevoir Des guirlandes dans le sapin du même auteur. Contente du changement de cette année... Les éditions Blanche par le biais de leur attachée de presse ont promis de m'envoyer aussi le beau livre Moon (sur les fesses, quel joli programme !) et le coffret Cosmopolitain, un peu plus tard... Vous aurez donc un petit compte rendu pour chaque.
Sortie de cette bd le 22 octobre d'après les documents reçus.
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Quatrième de couverture :
Le très distingué Fleev est un homme capable de conjuguer l'élégance et la perversion de la façon la plus ambigüe qu'il soit...
Le commissaire Steiner dissimule, mais pas trop, le secret de son genre sexuel...
Passion, désir et abandon, des inhibitions sont les arguments de cette histoire, qui traite du cauchemar d'une femme à la recherche de sa propre libération sexuelle. Une libération qui passe à travers des expériences inattendues et qui se développe dans une galerie de créatures sublimes et sensuelles.
Séduction et obsession sexuelle, des sujets inconfortables d'un roman graphique qui, derrière l'exhibition des corps, cache un discours sur les racines inavouables de la pulsion érotique...
Dossier de presse :
Avec Les délices du Démon, les éditions Blanche ont fait appel à un des maîtres de la bande dessinée érotique.
Nizzoli est un des plus grands dessinateurs italiens. Son style qui allie la sensualité d'un Manara à la virtuosité d'un Moebius est unique.
Avec les Délices du Démon, il nous emmène dans un voyage où rêve, réalité et fantasme se mêlent intimement.
Jamais vulgaire, Nizzoli nous fait rentrer dans l'ultime sensualité. Une expérience qu'on n'avait pas vu depuis le fameux Déclic de Milo Manara.
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Un mot personnel ?
Comparer le dessinateur à Manara, n'est-ce pas juste pour faire appel à un nom qui dit quelque chose à tout le monde ? Parce que, même si je n'y connais rien en dessin, je ne trouve pas que Nizzoli ait "la sensualité d'un Manara". Le trait est différent. Je trouve ses personnages épais, ils n'ont pas de fluidité. Hum, j'aurai peine à m'expliquer davantage.
Une remarque qui n'a rien à voir mais que je me suis faite : les femmes ont toutes des aréoles larges.
Des clins d'oeil à des oeuvres diverses, Frankenstein notamment avec la création d'une machine qui se comporte comme un être humain.
06 octobre 2009
Les 110 pilules de Magnus
Les éditions Delcourt inaugurent une nouvelle collection, Erotix, avec la réédition d'une bande-dessinée de l'italien Magnus, Les 110 pilules.
Hsi-Meng Sen, riche libertin, aime les banquets entre amis et surtout les femmes. Pour décupler sa virilité, il a recours à 110 pilules données par un moine. Hsi-Meng Sen est inépuisable et s'adonne avec frénésie à la luxure sous l'oeil jaloux de ses femmes légitimes souvent délaissées.
Dans cette bande-dessinée adaptée d'un roman anonyme chinois du XVIe siècle, le Jin Ming Pei, Magnus rend compte tout en contraste de noir et de blanc des attitudes et des sentiments d'un homme dépassé par l'idée de sa toute puissance, entouré d'amis qui le poussent vers une voie fatale, freiné ou encouragé par ses femmes aux caractères différenciés.
Les 110 pilules, Magnus, éd. Delcourt, coll. Erotix, 12,90 €
Texte pour le site de Sensuelle
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Communiqué de presse :
02 octobre 2009
Delcourt et sa collection Erotix
Je viens de recevoir quelques informations provenant de Delcourt qui annonce la création d'une collection "Erotix" avec des classiques de la bande-dessinée érotique.
J'ai reçu par la même occasion le dossier de presse de Emmanuelle et de 110 pilules. J'étais en manque de bd, voilà qui va changer (si du moins on me les envoie, ce qui n'est jamais certain). Je vous tiendrai bien sûr au courant de mes lectures, si lecture il y a...
Pour cette après-midi, je me replonge dans un livre très intéressant sur la masturbation. Compte rendu prochain, promis.
25 septembre 2009
Courte bd en anglais
Vous allez trouver qu'entre ma sélection de petits jeux bêtes où Adam se fait courser par un gorille qui veut le sodomiser et la bd que j'ai trouvée hier, cela ne vole pas très haut sur mon blog en ce moment. Et vous aurez raison. J'ai bien lu hier un texte sur l'érotisme à travers la littérature, mais je ne sais pas si je vais vous en parler. Par contre je vous parle de cette courte bd pornographique. Pire, d'une bd pornographique en anglais.
Mes cours commencent bientôt (si tout va bien), je dois me remettre à l'anglais (hélas car cette langue m'a toujours été récalcitrante). Ce n'est peut-être pas tout à fait le vocabulaire adéquat pour mes cours, mais la bd se lit facilement (je sais ce que veut dire big cock... et comme ça ne va guère plus loin...).
La bd composée de dix planches se nomme The wrong house. Wrong parce que la jeune fille qui se présente à la porte s'est trompée de maison. Pour le bonheur des personnages masculins qui s'y trouvent. Et en définitive du sien, parce que tel est pris qui croyait prendre.
Bonne lecture.
11 avril 2009
Ombre et Lumière, Parris Quinn
Chaque individu a sa part d'ombre. Et c'est cette part d'ombre que P. Quinn met en lumière à travers textes et dessins.
Ombre & Lumière, publié initialement sous le titre Shadow & Light, nous plonge dans le voyeurisme, nous lecteurs, en écho au comportement de tel personnage caché dans un placard pendant que sa petite amie se fait payer pour exécuter des fellations à la chaîne ou de telle autre qui filme les ébats adultérins de sa voisine : nous assistons à des scénarios élaborés par des personnages en quête de domination (thème récurrent), avides des sexe et de sperme dégoulinant.
Les images, de noir et de blanc, sont séparées du texte, semblent avoir une vie propre. La technique utilisée explique le réalisme des dessins : c'est d'après photographies que Quinn a opéré. Mais l'auteur et dessinateur souligne également en préface que des clins d'œil sont faits à la peinture. Et l'on retrouvera effectivement dans certaines poses alanguies un je-ne-sais-quoi déjà contemplé ailleurs.
On pourra regretter des faiblesses passagères des récits qui après un long préambule laissent les phrases se succéder sans le rythme espéré, mais jamais mettre en doute la qualité des images, excellente.
Ombre & Lumière 1+2, Parris Quinn,éd. Dynamite, coll.Canicule, 19,50 €
Texte écrit pour le site Internet de Sensuelle
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Dossier de presse :
Ombre et Lumière 1+2
Parris Quinn Sortie Avril 09 19€50
Cinq aventures érotiques qui révèlent l’intimité sexuelle de gens ordinaires, l’univers de leurs fantasmes… enfin assouvis.
Quinn met en scène des femmes qui aiment les plaisirs variés (à deux, à plusieurs..) et les jeux de soumission (initiation à la servitude dans « l’arrangement », goût de la domination dans « l’avocate »).
Dessins d’un réalisme inouï, séparation volontaire du texte et de l’image, découpage cinématographique, références picturales sont les caractéristiques de Quinn.
Le titre Ombre & Lumière fait à la fois référence au contexte visuel de l’œuvre et à son contenu psychologique — ce qui, dans nos natures sexuelles, reste dans l’ombre, et ce qui est mis en lumière. Il souligne la tension entre les deux. Ce que je recherche, c’est un équilibre très particulier, unissant les principes de l’esthétique des beaux-arts avec un contenu explicite, sans pour autant sacrifier l’une ou l’autre dimension (…) Si vous regardez bien les images, vous verrez des oeuvres d’art dans les décors, et des références à de grands peintres comme Le Caravage et Le Titien, dans les poses et les compositions.
Note de l'éditeur
Le livre que vous tenez entre les mains comporte les deux volumes américains de Shadow and Light avec une nouvelle traduction. Nous avons voulu ainsi réparer le désordre éditorial que la série a subi en France depuis son apparition en 2000. Les deux tomes édités par BDérogène distillaient les récits des trois premiers volumes de la série originale, tandis que l'opus édité précédemment chez Dynamite (en Petit Pétard) adaptait le quatrième. Nous reprenons donc tout à zéro, et nous en profitons aussi pour donner à cette initiative le confort de lecture qu'elle mérite. Un grand format et des images optimisées pour celui-ci. Nous espérons que vous apprécierez.
13 décembre 2008
Yamato Nadeshiko tome 1, Tomoko Hayakawa
Vingt-et-un volumes de Yamato Nadeshiko sont déjà parus au Japon. Les deux premiers de la série viennent d'être publiés en France par Pika.
Yamato Nadeshiko est un shôjo manga (autrement dit manga pour adolescentes) qui explore le thème du manque d'estime de soi à travers l'histoire d'une jeune fille, Sunako, qui fuit la lumière et le regard d'autrui après une déception amoureuse, mais qui, obligée de séjourner chez sa tante avec quatre jeunes gens, va être amenée par ceux-ci à reconsidérer sa laideur apparente pour devenir une « lady ». Du moins est-ce la mission de ces jeunes gens qui se verront gratifier d'un hébergement gratuit s'ils y parviennent...
Le thème de l'intrusion d'un personnage masculin dans une pension de jeunes filles constituait le sujet du manga Love hina. Yamato Nadeshiko propose une inversion de ces rôles, en ajoutant une touche de My fair lady...
Yamato Nadeshiko, tome 1, Tomoko Hayakawa, Pika édition, 6,95 euros.
Texte écrit pour le site Internet de Sensuelle
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SOMMAIRE
CHAPITRE 1 : UNE LUMIÈRE DANS LES TÉNÈBRES
CHAPITRE 2 : À L'ASSAUT DU RIDEAU DE FER !
CHAPITRE 3 : UN MONDE ÉBLOUISSANT
CHAPITRE 4 : NOSTALGIE D'UNE JEUNESSE SOMBRE
CHAPITRE 5 : DANS LA LUMIÈRE
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Quatrième de couverture :
Une jeune fille qui choisit de rejeter toute forme de beauté pour ne plus se consacrer qu'à l'horreur et au fantastique... Voilà la situation à laquelle doivent faire face quatre jeunes et beaux garçons. Leur objectif ? Transformer Sunako, leur colocataire, en une charmante jeune femme ! Malheureusement, les quatre garçons sont bien trop lumineux pour celle qui aime vivre dans la pénombre ! Un manga complètement déjanté !
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Quelques remarques supplémentaires :
Les quatre jeunes gens à la silhouette longiligne, sont d'apparence quasi-féminine, ce qui sert le scénario du premier volume. Par opposition, la jeune Sunako se bat, regarde des films d'horreur, et aurait donc un comportement plus « masculin ». La frontière entre masculin et féminin semble donc parfois assez difficile à fixer.
De même, l'opposition manichéenne entre êtres de lumière, autrement dit à la beauté éblouissante, et êtres de l'ombre dont Sunako est la seule représentante n'a de place que dans l'esprit de la jeune fille. La véritable laideur est celle que l'on crée soi-même en se méprisant.
05 novembre 2008
A la demande générale, mon avis sur L'enquêteuse
Un commentaire de Pasco (oui, ce n'est pas la demande générale, j'exagère juste un peu) sur ma présentation assez sommaire de la bd L'enquêteuse de Georges Pichard me pousse à réagir :
C'est vrai, j'aurais dû rédiger un avis complémentaire comme je le fais souvent en-dehors du texte assez court que j'écris pour présenter le livre. Je ne l'ai pas fait cette fois-ci, j'ai été prise un peu par le temps ce matin. J'ai donc mis en ligne le texte préparé et des documents envoyés par la Musardine.
J'ai bien aimé cette bd, même si elle est pornographique, même avec des scènes très particulières de torture. Parce que tout est dans l'excès. Les châtiments sont exagérés à l'extrême, la bd n'est pas réaliste, elle est plutôt de l'ordre du fantasme, elle a un côté onirique.
J'ai demandé hier soir à mon mari, après avoir lu L'enquêteuse, s'il voulait lire cette bd (il ne lit pas de roman, mais des bd, il aime bien en général). Il m'a dit qu'il ne pensait pas, que ce n'était pas son genre de lecture. Ce n'est pas particulièrement le mien non plus. Mais j'avais déjà eu l'occasion de lire un album qui s'intitule Le château des femmes de F. Rey et J. Terpant où les thématiques de l'enfermement et du masochisme étaient déjà présentes. Cet album, nouvelle illustrée, m'avait plu, malgré la souffrance et la douleur. Il y avait autre chose, au-delà de ces scènes : la jeune héroïne vivait dans un monde onirique, elle projetait ses fantasmes dans un récit qu'elle élaborait, se vengeait de sa belle-mère, découvrait son homosexualité.
Dans cette bd, c'est plus cru, l'image domine, et les coups de crayon ne sont pas tendres. Les scènes sont horribles, en définitive : marquage au fer rouge, langue percée, femmes enchaînées, suppliciées, fouettées... Mais elles ne semblent pas telles. Une distance existe lorsque l'on lit cette bande-dessinée. Les scènes sont étranges, mais la lectrice que je suis était plus curieuse qu'effrayée, j'ai trouvé même certaines scènes assez cocasses. Je pense qu'il faut lire cette bd avec de l'humour en tête. Et cela passe très bien.
Comme le personnage de Clorinde qui ne s'étonne de rien, qui peut encourager la curieuse voyante chargée de dresser des femmes avant leur enfermement au Purgatoire à continuer dans sa voie, le lecteur doit être détaché, prendre les choses telles qu'elles sont et poursuivre sa lecture. Et je pense qu'il en sortira serein. Cette bande-dessinée n'a selon moi rien de choquant. Elle est même fascinante parce que l'imagination est reine.
L'enquêteuse de Georges Pichard
« Avant, je voulais faire putain... Mais c'est pas très valorisant. » C'est ainsi que Clorinde devient l'"enquêteuse", à la recherche de femmes volatilisées. Cette enquête entraîne l'héroïne qui n'a pas froid aux yeux ni ailleurs dans un univers de sévices où des femmes réclament un juste châtiment pour le péché de luxure auquel elles s'adonnent. Clorinde découvre la vie du Purgatoire, où se lient mysticisme et masochisme, en devenant hôte des lieux.
Bande-dessinée crue et cruelle, fascinante par les ressorts de l'imaginaire et les contrastes du noir et du blanc, L'enquêteuse est la dernière œuvre de Georges Pichard. Comme le narre Clorinde en première page de la narration de ses aventures : « à ne pas mettre entre toutes les mains. »
L'enquêteuse, Georges Pichard, Dynamite, 48 p., 14,50 €.
Texte écrit pour le site Internet de Sensuelle
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Documents complémentaires :
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Quatrième de couverture :
Clorinde est chargée par l'agence de détective Pornibus de photographier une épouse volage ayant abandonné le domicile conjugal. Son enquête la mène au Purgatoire, là où des masochistes se font emprisonner pour y subir des sévices complexes. En chemin, Clorinde croise une faune de personnages pittoresques : voyou proxénète, homme d'affaires vicieux, diseuse de bonne aventure…
Ceci est la dernière bande dessinée menée à terme par Georges Pichard.
Il la réalisa en 1996, pour la revue Bédé X. Dans la foulée, il commença à préparer la couverture de l'album devant logiquement suivre, lorsqu'il eut un accident vasculaire cérébral. Il s'en remit, mais ne fut plus en mesure de dessiner après cela, et L'Enquêteuse resta inédit en librairie (…)
Et à près de 80 ans, leur créateur était resté, vous le constaterez, au meilleur de sa forme, gouailleur dans ses dialogues, sincère dans l'exposition de ses fantasmes et méticuleux dans son dessin.
Bernard Joubert
17 septembre 2008
Sos Steph
Hier un ami me téléphone, paniqué : son bébé se tortille et pleure.
- Ah, ce n'est rien, c'est fréquent, ce sont les coliques du nourrisson, essaie ça, ça, demande ça en pharmacie...
Quelquefois, je sers à ça, donner des conseils sur les bébés, sur la grossesse... Je fais figure de vétéran en la matière.
Souvent, on me demande conseil pour autre chose : quel vibromasseur prendrais-tu ? que dois-je faire, mon vibro est en panne ? Steph, tu aurais un conseil à me donner (sur un sujet ayant trait à la sexualité, dois-je préciser) ?
Mon mari rigole. Il me surnomme Miss Trick.
Zut alors, je n'ai pas envie de finir avec un coup de pied dans le derrière sur le bord de la route...

(planche entière sur cette page : http://www.arthurdepins.com/photo.php?idpict=Q7FFBU)
Hier, on m'a demandé si j'étais journaliste. J'ai failli éclater de rire. Non, je suis mère au foyer.
26 août 2008
Le jeu du chat et de la souris de Setona Mizushiro
J'ai pris connaissance de l'existence de ce manga au club des sens. Je n'ai aucune inclination pour les mangas hentaï où des sexes démesurés deviennent tentacules. Je n'aime pas le fantastique (au sens large), je ne souhaite pas lire de bandes dessinées pornographiques ou violentes. Jusqu'à présent, le seul manga érotique (ecchi semblerait le terme adapté) que j'ai lu, c'est Step up love story, une gentille histoire d'amour parfois un peu niaise mais très agréable à lire.
Le jeu du chat et de la souris est également une histoire d'amour. Il s'agit également d'un manga érotique. Mais il ne s'agit pas d'une gentille et calme histoire. Les sentiments sont exacerbés, les personnages sont incertains ou virulents, la force des sentiments y est manifeste, s'exprime en paroles et en actes. Il ne s'agit pas d'une histoire d'amour entre un homme et une femme, mais entre deux hommes.
En cela, ce manga appartient au genre du "yaoi" qui, je cite wikipedia, est : un "sous-genre des mangas et animés le plus souvent pour filles dans lesquels l'intrigue est centrée autour d'une relation homosexuelle entre personnages masculins, et comportant des scènes sexuelles. Plus précisément, il s'agit de relations homosexuelles idéalisées, avec des personnages masculins efféminés. Les véritables mangas homosexuels étant beaucoup plus rares et bien plus virils."
Il est certain qu'il y a idéalisation : Imagasé aime Kyoïchi depuis dix ans, son amour s'exprime ainsi : "je t'aime à en mourir" (oui, comme chez Cabrel). Seulement, tout n'est pas rose, Kyoïchi est hétérosexuel, du moins le pense-t-il, mais ses convictions vont être bousculées. C'est un personnage qui se cherche, ce manga est une sorte de récit d'éducation. Plusieurs points me semblent intéressants : l'idéalisation a ses limites, Kyoïchi est lâche, Imagasé sait aimer un homme qui n'a rien de parfait, loin de là, et puis les rebondissements sont nombreux...
Le volume de 192 pages se compose de cinq chapitres. Il s'agit d'une histoire complète en un seul tome. Ce manga est réservé aux adultes. De même que Step up love story, aucune scène ne montre explicitement le sexe des personnages.
Voici la présentation de l'éditeur :
A cause de son caractère indécis, Kyoïchi s'est laissé prendre plusieurs fois au piège de l'adultère. Mais un jour, apparaît devant lui un homme que son épouse a engagé pour enquêter sur ses infidélités. Il s'agit d'Imagasé, un garçon qu'il a connu à la fac. Ce dernier accepte de garder le secret. Mais en échange, il lui réclame son corps. Entre les deux hommes, c'est le début d'une histoire d'amour qui ne manquera pas de vous serrer le cœur.
Le jeu du chat et de la souris, Setona Mizushiro, Asuka éditions, mai 2007, 7,95 euros.
Texte qui sera mis prochainement sur le webzine de neoplaisir.











