Chocolat cannelle

tests de sextoys, littérature érotique, et autres choses...

15 mars 2009

La pèche fut mauvaise

Nous avions décidé hier soir de retourner dans ce qui nous avait semblé une cage aux fauves mercredi : la chat room et toutes ses webcams. Avec cependant l'idée de jouer de mini-scenarii en choisissant nous-mêmes quelques personnes devant qui nous produire. Deux scenarii courts projetés : une fessée donnée par monsieur, un lent déshabillage réalisé par monsieur, sur moi, avec les yeux bandés. Deux rôles où j'aurais été totalement passive. Nous avons en effet discuté ces derniers temps du manque d'équilibre entre nous, du fait que j'étais toujours aux commandes. J'ai donc accepté de lâcher un peu de lest avec cette soirée d'hier. Nous avions aussi projeté de trouver un couple...

Arrivés dans la chat room, nous n'avons pas été assailli de questions. L'ambiance était différente. On nous a laissé en paix, sauf une personne : le gars de la visio privée de mercredi. Il voulait à tout prix recommencer, nous avons répondu non une première fois, encore non une deuxième fois en lui expliquant que nous souhaitons changer de personnes à chaque fois, mais rien n'y a fait, il est revenu à la charge je ne sais combien de fois. Comportement pénible. Peu de couples à notre arrivée.

Nous avons commencé à discuter un peu avec un homme : la personne adéquate pour notre scénario de la fessée ? J'ai écrit quelque chose du genre : cela vous dit, une visio privée, pour voir une petite fessée ? L'idée l'a fait rire, il a dit ok. A partir de là, je n'ai plus rien fait, juste laissée faire. Mes fesses sur les cuisses de monsieur, shorty baissé, tournée vers le dossier du clic-clac, je ne voyais rien. Monsieur a donc caressé, frappé, frappé doucement, frappé plus fort, les fesses me cuisaient un peu... Je ne dis pas qu'elles étaient aussi rouges que mon shorty, mais elles ont certainement rougi. Monsieur me disait ce que l'homme d'en face écrivait. Il me disait aussi quand l'expression de son visage changeait. Monsieur s'amusait. Il m'a dit que cela l'amusait beaucoup d'exciter l'autre, de détenir ce pouvoir. Il a ôté mon shory, m'a doigté, non sans avoir prévenu l'autre de ce qu'il allait faire. Un doigt qui rentrait bien. Un deuxième dans le vagin, un qui entrait progressivement dans l'anus. Webcam rapprochée. Monsieur a donc décidé de tout ce qui se passerait, mais m'a toujours posé auparavant la question : est-ce que ça te va si je fais ça ? Finalement, je pense qu'il aurait dû le faire sans me demander avis. Si cela ne me plaisait pas, j'aurais toujours pu dire non. Mais le fait de dire : je vais te faire ça, sous forme affirmative, déterminée, est tout de même plus excitante qu'une question. Monsieur a décidé de montrer ma poitrine également, il me l'a caressée devant l'autre. Seul moment où j'ai pu voir son visage puisque j'étais enfin tournée vers l'écran.

Le souci, pour moi, c'est que je n'ai pas eu l'impression de fonctionner autrement qu'en huis clos. Il aurait fallu que je voie l'effet produit sur les traits de l'autre pour que je puisse considérer l'expérience comme réellement intéressante. De plus, cela amusait monsieur mais ne semblait pas particulièrement l'exciter.

Nous sommes ensuite allés à la recherche d'un couple. Il y en avait beaucoup. Nous les avons passé en revue un à un. En vain. Il y avait les faux couples, les personnes qui avaient mis un cache à leur webcam ou qui ne montraient qu'un morceau de meuble ou leur clavier, les très vieux... Parmis ceux qui restaient, les "nous sommes déjà à poil" (ce qui ne nous intéresse pas particulièrement, pourquoi si vite ?) et les autres. Nous nous sommes adressés à plusieurs couples, ainsi. Bonsoir auquel personne ne répond, bonsoir auquel on nous répond mais sans suite... Quand on ne coupait pas la webcam juste après notre question, comme si finalement on les dérangeait, que ces personnes n'étaient connectées que pour dire qu'elles étaient là et n'avaient strictement rien à faire de ce qui se passait sur leur écran. Etrange et désagréable.

Il aurait suffi de réaliser notre deuxième mini-scénario devant quelqu'un, pris un peu au hasard. Il aurait suffi d'accepter un homme puisque les couples étaient si frileux (ou pas assez pour les nous-sommes-tout-nus), mais monsieur ne semblait pas décidé. Nous avons donc tourné en rond, et cela a fini par m'agacer. Bien sûr, nous avons ri à plusieurs moments, parce qu'un tel ressemblait à notre voisin d'en face et que monsieur s'est écrié : "c'est monsieur C.", etc. Mais le temps a passé, inutile, sans rien faire, et cela m'a ennuyée et m'ennuie encore à l'heure où je le raconte. Je crois que monsieur hésite trop, ne sait pas ce qu'il veut. J'ai proposé que je lui fasse une fellation, devant un homme ou devant l'ensemble de la chat room, s'il le voulait. Cela ne l'intéressait pas. Rien ne semblait l'intéresser. Je n'aime pas cette situation où l'on ne fait rien, faute de décision.

Maintenant, j'ai plusieurs jours de règles devant moi, donc ne pourrai rien faire devant webcam. Je suis donc déçue de ma soirée d'hier qui aurait dû me permettre de tenir pendant ces quelques jours sans. Je n'ai pas eu ma dose d'adrénaline.

Je me sens aussi un brin triste. Pas la bonne période du cycle pour moi, évidemment. Il n'y a pas que ça : hier mon second fils était malade, monsieur est allé déjeuner avec l'aîné et la benjamine à ikea, je suis restée ici à manger un sandwich et à faire des lessives. Evidemment, ensuite, je suis sortie faire des courses au supermarché avec la puce, mais impossible de retrouver des bas résille de la marque tex alors que je les trouvais si bien. J'aurais dû en acheter plus qu'une paire la fois dernière... Il y a aussi le fait que je ne comprends pas toujours monsieur dans ses doutes, ses craintes. Cela me laisse amère de voir que si je corresponds de manière suivie avec quelqu'un, et je précise, de la gent masculine puisque c'est là qu'est le hic pour lui, cela ne lui va pas, qu'il ne veut pas me l'interdire, mais je vois à sa tête que cela ne lui plaît pas.  Actuellement, cela fait deux personnes. Quoique, pour la deuxième, cela passe un peu mieux parce que c'est sur notre boîte commune et que monsieur lit tout ce que cette personne écrit et tout ce que j'écris. D'ailleurs, certains messages s'adressent aussi à monsieur. Monsieur va encore me dire que je suis libre de faire ce que je veux, certes, mais pour moi, je vois cette attitude défiante comme une restriction de ma liberté, ce qu'il ne semble pas comprendre. D'ailleurs, je sens que monsieur va m'en vouloir d'avoir écrit ça sur mon blog. Il ne veut pas que je dise ce genre de choses.

Bref, je suis amère ce matin. Toujours les mêmes problèmes qui surgissent. Si je pouvais comprendre vraiment ce que monsieur veut, s'il était moins flou, ce serait plus simple pour moi.

 

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13 mars 2009

Ping-pong amoureux de Sandrine Albanel et Lorraine Vallot

pingpongamoureuxLe livret Ping-pong amoureux surfe sur la vague des cahiers de vacances pour adultes et autres livrets de jeux disponibles en librairie. Celui-ci offre de nombreuses illustrations, en noir et blanc, et propose des jeux aussi divers que des cocottes pour définir les tâches à effectuer par l'autre ou d'agréables actions, mots mêlés du vocabulaire désignant le sexe de chacun, remue-ménage ou autre version du touché-coulé pour éliminer ce qui nous ennuie le plus : les lettres de son ex ou l'affreuse croûte qui trône dans le séjour...

Petit livret sympathique, avec des idées originales, mais peu fourni et qui aurait gagné en attractivité avec un peu plus de couleurs et du papier de meilleure qualité.

Ping-pong amoureux – petit carnet de jeux à faire à deux, Sandrine Albanel et Lorraine Vallot, éd. Philippe Rey, 6,90 €

Texte écrit pour le site Internet de Sensuelle

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Quatrième de couverture :
Des jeux à faire à deux, légers et décalés, pour mieux connaître et redécouvrir votre partenaire...
Tester l'alchimie de votre couple en mesurant vos "atomes crochus", vous plonger "la tête dans les étoiles" en traçant la carte de son corps, ou encore jouer votre intérieur avec "remue-ménage" - un touché-coulé peut enfin vous débarasser de l'affreuse armoire de sa grand-mère !
Autant de jeux pour se jauger, se défier, se surprendre, se raconter, se séduire... Un ping-pong amoureux où l'on se renvoie la balle pour laisser, en fin de compte, l'amour gagner à tous les coups !

Sandrine Albanel et Lorraine Vallot sont graphistes. Elles vivent et travaillent à Paris.

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Avis :

Moyen. Je préfère d'autres livrets de jeux. Et surtout je trouve ce livret très peu attractif, je n'aime pas les illustrations qui le composent.

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03 mars 2009

Jeu de questions

Il était décidé hier soir que le couple amateur de résille et nous jouerions à un jeu "action ou vérité". A 21h, nous étions connectés sur msn, eux aussi. Dans le lot des questions, nous avons répondu à celles-ci : quels sont nos fantasmes, dans quel lieu insolite avons-nous déjà fait l'amour, nous sommes-nous déjà fait surprendre et aurions-nous aimé être surpris, sommes-nous déjà allés sur une plage naturiste, et j'en passe. Parmi les actions, outre le fait d'ôter un vêtement, j'ai dû me masturber, faire une fellation à monsieur et monsieur a promené un glaçon sur ma poitrine, mes fesses et sous mon string. La soirée s'est bien passée. L'idée du jeu au départ est intéressante, je pense que nous en reprendrons l'idée. Il n'est pas exclus que nous repassions une soirée avec ce couple. Peut-être en portant un catsuit pour elle comme pour moi.

Si je donne pour titre "jeu de questions", c'est qu'il s'agit aussi d'un autre questionnaire. Un jeu de questions/réponses. Pas vraiment un jeu d'ailleurs. Et puis un questionnaire "MBTI" auquel j'ai répondu tout à l'heure qui permet de définir des types de personnalité. Les réponses pour la plupart ne me surprennent pas le moins du monde, je me perçois tout à fait comme introvertie, favorisant l'intuition etc., mais je pense que cela manque parfois un peu de finesse dans l'analyse. Il est vrai qu'avec 88 questions, le résultat ne peut être que partiel. Ainsi, on me dit majoritairement dans le jugement : je planifie, formalise, etc. L'illustration du jardin d'une telle personne est par contre à l'opposé de ce que je ferais. Je reconnais aisément être très structurée, tout planifier et ne pas supporter l'imprévu. Seulement, tout cela n'est que dans ma tête. Mon mode d'organisation, dans ce qui m'entoure, peut sembler au contraire parfaitement anarchique. Je ne vais pas vous prendre des photos de notre intérieur, mais si vous les voyiez, vous comprendriez aisément ce que je veux dire. Le descriptif de "perception", qui s'oppose à "jugement" me correspond tout autant : désordre, perte fréquente des objets, n'aime pas jeter, difficulté avec l'autorité. Il est étrange que le questionnaire n'ait pas du tout laissé paraître cet aspect.

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15 décembre 2008

Paroles

Ce week-end, je me suis réfugiée dans le silence. C'est ma façon de réagir et surtout de me protéger. Et dans les livres (mais vous avez pu vous en rendre compte avec les volumes lus récemment). Ce matin, j'ai réussi à parler. Il le fallait, nous allions voir quelqu'un, mon mari et moi, pour parler de nous. Ma première réaction était : je n'ai rien à dire. Finalement, j'ai beaucoup de choses à dire, même si cela sort difficilement. Il est plus simple de parler avec un tiers neutre. La conversation ne dévie pas, il n'y a pas de haine, pas d'agressivité. Si nous pouvons réussir à parler calmement et pas vingt fois par jour sur le même sujet, la situation sera déjà bien meilleure.

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14 décembre 2008

Je suis fâché

C'est ce que monsieur m'a dit ce matin, quand je me suis levée. J'ai dit et répété qu'en ce moment je voulais qu'on me laisse tranquille et surtout qu'il me laisse tranquille. Or, toutes les nuits, il me réveille, veut se coller contre moi au mieux et me caresse, au pire. Je le rabroue. Je lui dis que j'en ai assez qu'il me réveille ainsi et que je veux dormir. J'ai refusé une discussion à trois heures du matin. Mais à trois heures, je ne vois pas l'intérêt d'une discussion alors que je ne pense qu'à dormir.

Quand il m'a caressée, je lui ai dit que cela me répugnait. Maintenant, j'ai réussi à mettre un terme sous cette absence d'envie. C'est de la répugnance. Monsieur veut savoir si c'est lui qui me répugne. Je n'en sais rien et je n'avais pas envie de réfléchir cette nuit. Je me sens réellement fatiguée tous ces derniers jours et compte profiter des nuits pour corriger cela.

Hier soir, je m'apprêtais à faire un thé lorsque monsieur m'a demandé s'il était venu sur mon blog dans la journée. Il, bien sûr, c'était X. J'ai dit oui. Erreur de ma part, j'ai souri. Tout d'abord, il faut que j'apprenne à ne pas sourire en parlant de lui. Ensuite, il faut que j'apprenne à ne pas répondre à ce genre de questions. Après tout, cela ne regarde pas mon mari tant qu'aucun contact n'est établi entre X et moi. Ce seront donc quelques unes des résolutions pour la nouvelle année. Il faut que j'évite d'avoir un visage sur lequel on lit tout. Donc, après ce oui avec "un sourire jusqu'aux oreilles" comme l'a qualifié mon mari, nous en sommes venus à ce que monsieur avait ressenti pendant cette période et ce qu'il ressent encore. Il en est venu à me dire que si cela avait continué, il m'aurait payé une chambre quelque part et aurait gardé les enfants, vu que je ne travaille pas. J'ai trouvé cette conversation odieuse. Ce sont mes enfants. Et il faudra dès que je le pourrai trouver une activité rémunérée, devenir un jour indépendante pour que jamais on ne puisse me menacer de me louer une chambre quelque part et de me prendre mes enfants.

Cette nuit, monsieur m'a dit aussi que mon dégoût actuel pour toute activité sexuelle et même non sexuelle devait venir des livres que je lisais. Ce que l'on ignore est ce que l'on redoute. Je m'échappe du monde réel par la lecture. Tous les maux dans le monde réel proviennent donc de cette lecture. C'est ainsi que se créent des autodafés.
Hier soir, j'étais heureuse d'avoir un livre entre les mains. Et surtout un livre que je n'avais pas payé. Au moins ça, personne ne peut me l'ôter.

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13 décembre 2008

Je ne sais pas me mettre en avant

Hier, nous étions invités à prendre un café -qui s'est mué en tisane au goût appétissant, chez une voisine qui a une fille de l'âge de mon fils aîné. Cette voisine a parlé un peu d'elle, des articles qu'elle allait publier dans top santé et autres. Mon mari et elle ont parlé de cela, des nanotechnologies, de choses et de personnes que je ne connaissais pas. Quant à moi, j'ai fureté dans sa bibliothèque, ai reconnu quelques livres : tiens, elle a deux livres de Kundera, elle a beaucoup de romans policers, berk du Stephen King. C'était ma relaxation au milieu de ces paroles.

J'aurais dû parler de moi. Je le sais. Je ne parle jamais de moi. Des enfants, oui, de mon mari, oui, mais pas de moi. Je ne sais pas me mettre en avant. Je ne sais pas comment subitement dans la conversation changer l'orientation pour que soudain cela pointe vers moi. Je n'y réfléchis même pas, je me laisse bercer par les paroles d'autrui, n'intervenant quasiment jamais. Mais si je n'y pense pas, mon mari y pense pour moi. Il essaie de me faire parler. Cela en devient pathétique. Il me pousse du coude : vas-y, dis quelque chose, parle de ça. Autrement dit, j'ai l'air d'une grue qui doit parler quand son mari lui demande de le faire. Ce comportement de sa part me met mal à l'aise, m'incite à me taire encore davantage.

Mon mari voulait récemment absolument que je lui dise ce que je n'aimais pas chez lui. Hier soir, j'ai enfin pu lui dire ces mots : ça, le fait de me faire passer pour une cruche, d'être celle à qui l'on demande de parler.

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08 décembre 2008

Résolution

J'avais donné ma parole, je ne l'ai pas tenue. Parce que je n'ai pas voulu résister. Tout est donc reparti, avec le même enthousiasme, la même fougue, les mêmes désirs. J'avais le sentiment qu'il ne fallait pas passer à côté de ce que je pouvais vivre avec lui. Qu'il me fallait le vivre, parce que cela était fort, parce que cela m'emplissait, parce qu'il en était ainsi. J'avais cette vague impression de l'avoir trouvé, lui.

Evidemment beaucoup d'entre vous ont suivi ce que j'ai bien voulu écrire sur ce blog concernant cette histoire. Ce que j'ai bien voulu écrire seulement. Mon blog n'est pas le reflet fidèle de ma vie, juste l'image que je veux bien en donner. Vous avez donc suivi partiellement cette histoire. Celle-ci prend fin à présent. Parce que la vie réelle, là où je suis, avec mon mari et mes enfants doit l'emporter sur tout. Il y a des limites à ne pas dépasser. Or, c'est ce que je faisais puisque la vie ici n'était plus vivable, que les enfants en auraient pâti et que mon mari ne pouvait plus le vivre. Je voulais quelque chose de léger, c'est ce que j'affirmais tantôt. Tout était devenu trop pesant.

X. que je ne nommerai toujours pas est quelqu'un de formidable. Il a compris aussi bien que moi que cela ne peut plus être ainsi. Nous ne serons désormais plus en contact. En tout cas plus tant que je ne serai pas assez forte pour dépasser mes sentiments actuels et pouvoir converser avec lui en toute quiétude. Cela va probablement mettre du temps. Peut-être que cela n'arrivera jamais. Je ne l'espère pas parce que rien qu'être son amie est déjà quelque chose de formidable.

Pour m'en sortir, je vais m'appuyer sur mon mari, prêt à m'accueillir à nouveau. Il faudra que nous voyions ensemble comment nous en sortir puisque nous approchions de la division. Etablir un plan d'action. Nous allons aussi nous faire aider, parler avec autrui. Ce devait être dès demain mais notre deuxième fils est malade. Ce sera donc un autre jour, à une date indéterminée. Je ne sais pas parler à autrui. Je vais devoir apprendre à le faire, au moins un peu. Arriver à exprimer par des mots, oralement, ce que je ne sais exprimer que par écrit.

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05 décembre 2008

C'est effectivement de ma faute

Encore des cris, des pleurs, des explications. La télépathie, voici la façon dont je pourrais nommer ce phénomène.
Monsieur ressent effectivement tout ce que je ressens. Si monsieur ne va pas bien aujourd'hui, c'est qu'il a ressenti une douleur ce matin. Depuis, cela n'arrête pas chez lui : paroles, gestes furieux. Monsieur m'a demandé de lui lire ce que j'avais écrit à X ce matin. Je ne le peux pas car cela a débordé. Je le lui ai dit. Monsieur pense que c'était la cause de cette douleur, de son état de la journée. Pourtant, pour moi, tout allait mieux. J'ai débordé mais me suis reprise. Tout est calme dans mon esprit en ce moment. Ce n'est que pour mon mari que cela s'est amplifié démesurément.

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03 décembre 2008

Une moitié de slip

Monsieur : - Il est valable jusqu'à quand, ton bon d'achat chez Orcanta ?
Moi : - Pas très longtemps. Il faut y aller, j'ai dix euros.
Monsieur : - Oui, c'est vrai, ça fait la moitié d'un slip, il ne faut pas manquer ça.

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Un autre électrochoc

Cette fois-ci, ce fut un électrochoc pour moi. J'ai vu la haine dans les yeux de mon mari. J'ai vu sa souffrance, atroce. Son envie de se détruire. Seule volonté qui lui restait : se détuire.

Voilà ce que j'ai vu cette nuit et jusqu'à ce matin où il voulait ôter son attelle, plier son genou pour souffrir physiquement. Il a pensé se tuer cette nuit.

Voilà l'électrochoc chez moi. Le voir totalement désespéré, ne voulant plus vivre.

Hier après-midi, j'ai écrit à X. Mon mari le savait. Je ne cache jamais ce que je fais. J'ai écrit à X mon amour, je lui ai écrit que cette rupture n'avait aucun sens, je lui ai écrit que je voulais tout reprendre avec lui et surtout que je voulais qu'il me reprenne, moi, parce que sans lui c'était trop vide. Mon mari n'a pas mangé de la journée. Il n'a pas dormi de la nuit. Et quelle nuit atroce.

Hier soir, X m'a répondu. Mon coeur a bondi de joie parce qu'il m'aime, me le dit, m'accepte encore, me veut encore. Ce n'était pas une rupture, juste une parenthèse.

Si cela pouvait être si simple : garder mon mari parce que je l'aime vraiment et sincèrement, garder ma vie de famille et son équilibre et pouvoir être la maîtresse de X. Dans mon esprit, tout était possible. Je ne ressentais aucune culpabilité, je n'en ressens toujours pas. Je voulais tout vivre de front, en même temps.

Voir mon mari dans cet état a donc été l'électrochoc. Je renonce à être la maîtresse de X. Je renonce à son amour. Pas à son amitié. C'est le compromis trouvé ce matin. Renoncer complètement à X ne m'est pas possible. Il m'est trop précieux. Si nous revenons à nos échanges préalables, cela ne gêne pas mon mari. A condition que nous nous en tenions à cela. Je l'ai promis. J'ai écrit à X. Il accepte. C'est un énorme soulagement. Sans lui, c'est trop vide. X peut être un ami merveilleux. Il l'a été, il le sera donc à nouveau. 

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