07 octobre 2009
Livres pour magazine féminin
Pour un magazine féminin, on propose souvent des livres... féminins. Du genre : comment trouver le prince charmant, comment garder son prince charmant, comment être jolie pour séduire son prince charmant... C'est caricatural, mais une partie des propositions de lecture que je reçois pour le site Internet de Sensuelle est de cet acabit. Au fond, une femme, c'est un être sans cervelle. Ou plutôt qui en a suffisamment pour mettre le grapin sur un homme et faire la popotte ensuite. Ou plutôt qui en a un peu mais ne souhaite pas en faire usage autrement.
J'ai quand même la chance d'avoir des propositions de livres intéressantes. Parce que les questions relatives à la sexualité m'intéressent, évidemment. Et puis parfois même s'il s'agit d'un magazine féminin, les maisons d'édition proposent des livres qui n'ont rien à voir avec des livres pour femmes sans cervelle. Aujourd'hui, j'ai reçu au courrier Psychanalyse ou morale sexuelle : une dilemme centenaire publié aux éditions Erès. Il va falloir que je dégrippe mon cerveau pour comprendre. Pas tout de suite,... c'est l'heure de la popotte.
Sans rire, je suis plutôt contente que la maison d'édition n'ait pas jugé que les lectrices d'un magazine féminin seraient inintéressées par le livre, pire n'y auraient pas accès à cause de leurs préoccupations (la chasse au mâle, la popotte) et leur faible niveau intellectuel. Je sais, j'exagère, je caricature, mais...
16 septembre 2009
Augustine de Villebranche ou le stratagème de l'amour de Sade
De liens en liens, je suis arrivée sur un site proposant un grand nombre d'écrits de Sade. Et parmi eux des textes moins connus, dont un conte que je viens de lire, Augustine de Villebranche ou le stratagème de l'amour.
Le conte présente une introduction assez longue où l'on peut admirer l'éloquence du personnage principal, Augustine de Villebranche, dans sa défense de l'homosexualité et découvrir en l'occurrence ses goûts pour les femmes et son mépris des hommes. La suite du conte est plaisante : comme dans le Jeu de l'amour et du hasard, les personnages se travestissent. Augustine parce que telle est son habitude pour séduire, Franville parce que telle est sa ruse pour approcher Augustine, mais aussi parce qu'il est joli garçon aux traits effeminés. Tout est bien qui finit bien, jusqu'à la moralité la plus absolue : "La tendresse, la confiance, la retenue la plus exacte, la modestie la plus sévère ont couronné son hymen, et en se rendant le plus heureux des hommes, il a été assez adroit pour faire de la plus libertine des filles, la plus sage et la plus vertueuse des femmes."
Seulement si le conte est assez amusant (j'ai envie de dire "sympathiquement guilleret" parce que je suis d'humeur joviale aujourd'hui), il n'en reste pas moins que l'intérêt principal réside dans la démonstration première d'Augustine et non dans ses abjurations d'amoureuse de fin de récit.
15 septembre 2009
Confessions d'une femme mûre, Michèle Goettmann
Isabelle a quarante-et-un an, un âge où une femme peut se dire "mûre". Mûre d'expériences, d'amitiés, d'amours. C'est au contact des hommes qu'Isabelle est devenue ce qu'elle est. Elle nous parle donc de ceux-ci, de son père, de ses maris, de ses amants, de ses amis...
Les Confessions d'une femme mûre est une série de portraits et d'anecdotes. Un récit curieusement organisé en paragraphes et chapitres marquant l'appartenance à telle ou telle catégorie d'hommes. Un peu comme un album photos bien classé mais un peu froid.
Les portraits semblent ainsi manquer de développement, retombent après avoir esquissé quelques traits. Certains passages sont plaisants, d'autres ennuyeux : le reflet d'une vie.
Confessions d'une femme mûre, Michèle Goettmann, éd. Anatolia, 17,90 €
Texte écrit pour Sensuelle
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Je n'ai pas pu tout lire, car le livre a fini par avoir raison de moi. Je m'ennuyais. J'ai donc manqué quelques pages, parfois... Hum, en ce moment, cela ne va pas fort, je lis Osez les jeux de soumission et de domination qui m'ennuie aussi un peu. Espérons que le prochain roman à lire, reçu ce matin, sera meilleur : il s'agit de Un amour trop mortel de G. Perrotte.
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Sortie du livre en librairie le 1er octobre.
Documentation disponible sur le site de l'attaché de presse :
Le livre
A la lecture d'Éloge des femmes mûres de Stephen Vizinczey, Michèle Goettmann s'est exclamée en tournant la dernière page : « J'ai bien envie d'écrire une version féminine de cet ouvrage ! »
Confessions d'une femme mûre est l'aboutissement de cette aventure, dans laquelle elle se lance avec introspection, pour y dévoiler le meilleur d'elle-même, sans tricher. Son humour et son optimisme l'ont guidée aussi dans cette nouvelle voie, qu'elle défriche avec étonnement, sans inhibitions.
Dans un style volontairement spontané, elle y raconte une vie, une histoire, celle d'une femme, inspirée de son expérience personnelle, en y ajoutant son regard amusé et provocateur sur les hommes. C'est un parcours initiatique d'un genre particulier. L'apprentissage d'une femme dans le domaine de l'amour physique et de la sexualité, et qui, bien que plutôt coincée à ses débuts, finira par pousser assez loin l'accomplissement de ses fantasmes.
Depuis les premiers émois de l'adolescence aux désirs assumés de l'âge mûr, Michèle Goettmann évoque sans complexes ces rencontres, ces situations si variées et si inattendues qui vous attendent au détour d'une vie. Le lecteur se laisse entraîner dans un voyage des sens en même temps que dans une quête spirituelle, une recherche de soi.
« Je m'appelle Isabelle. J'ai quarante et un ans et atteint cet âge que l'on dit “mûr”. J'ai vécu une vie d'amour, sans me contenter du premier venu, prenant dans mes tendres filets des compagnons que je voulais de choix. Je me suis occupée des autres, et des hommes plus particulièrement, plus que de moi-même. J'en suis assez heureuse, d'autant que nombre de mes congénères ont passé tant de temps à s'occuper d'elles-mêmes qu'elles n'en ont pas trouvé pour s'occuper des autres, d'un homme, d'un amant ou d'un mari. À quarante ans passés, elles se réveillent seules, se demandant pourquoi. Une belle maturité se mesure à l'aune des rencontres masculines qui jalonnent votre vie. En écrivant ces lignes, ces pages, j'ai vu moi-même, en spectatrice, au fur et à mesure que le stylo courait sur le papier, tout ce qui m'a fait telle que je suis aujourd'hui. »
L'auteur
Michèle GOETTMANN est née à Metz en 1963. Elle passe la totalité de son enfance entre la Lorraine et l'Alsace berceau de sa famille depuis plusieurs générations.
Après des études à Strasbourg elle entame une carrière professionnelle dans le secteur bancaire. Ingénieur, spécialiste en finances, elle travaille pour différents établissements de notoriété nationale et internationale dont le Crédit Lyonnais et la National Westminster Bank.
Elle vit à la Réunion depuis 2002.
Cadre supérieur dans le secteur financier durant 25 ans, elle quitte cette profession en 2007 pour renouer avec ses passions de lecture, d'écriture et d'histoire. Elle retrouve son indépendance et, outre une activité de consultant en stratégie financière d'entreprise, de conférencier en mathématiques financières, elle enseigne la fiscalité et les relations bancaires au sein de l'Ecole de Commerce et de Gestion de la Réunion.
09 septembre 2009
Dirty diairies : où l'on reparle du "porno féminin"
Un article de Elle.fr m'a interpelée tout à l'heure : "Suède - Un porno féministe à l'affiche". Féministe signifierait réalisé par des femmes pour des femmes d'après ce que j'ai cru comprendre de l'article... (Donc dans la même veine que les films d'E. Lust comme The good girl que j'ai eu l'occasion de voir ? de même que les films réalisés par des femmes comme celui d'Arielle Dombasle qui est évoqué dans l'article - que j'ai vu d'ailleurs, je ne sais plus si je vous en ai parlé ni si je vous ai dit que j'ai trouvé... hum... je n'ai pas de qualificatif exact... emberlificoté ? anglicisant pour se la jouer I speak english, pas vous ?)
Plutôt que de me contenter de l'article de Elle qui sautille de joie à l'idée de l'existence de films pour femmes, je suis allée voir le lien donné : http://www.dirtydiaries.se/
Evidemment, c'est en anglais. J'ai donc dû faire des efforts pour y comprendre quelque chose.
D'un autre côté, je me suis un peu aidé de ce texte qui évoquait les fameux Dirty Diaries. (C'est du français, allez-y sans crainte). Tandis que 7sur7.be m'est bien utile pour saisir certains aspects non évoqués ailleurs : "Dirty Diaries" ("Journaux intimes X"), une suite de 12 courts-métrage pornographiques réalisé par la documentariste féministe suédoise Mia Engberg, a bénéficié de 500.000 couronnes (48.000 euros) de subventions publiques de la part de l'Institut suédois du film (SFI)."
Mais repassons au site des Dirty Diaries et de leur sous-titre "twelve short feminist porn". Il s'agit en effet de courts-métrages, au nombre de douze (symbole de perfection ?)
Quelques images des différents films sont visibles sur le site, en page d'accueil pour la version animée, dans "pictures" pour les images fixes (oui, bon, évidemment) et puis parce que vous êtes gâtés, juste là :
Titre des films : Skin, Fruit cake, Night time, Dildoman, Body contact, Red like cherry, On your back woman !, Phone Fuck, Brown cock, Flasher girl on tour, Authority, For the liberation of men.
Le site s'accompagne d'un manifeste en dix points. Le dernier : "Do it yourself. Erotica is good and we need it. We truly believe that it is possible to create an alternative to the mainstream porn industry by making sexy films that we like". On n'est jamais mieux servi que par soi-même ?
Le dvd est à la vente au prix de 27,21 € sur cette page.
23 août 2009
Pretty Man d'Ariel Ricaud
Ce livre est sorti en poche en mars 2008, il y a donc plus d'un an. J'ai ce livre depuis plus d'un an, l'ai lu depuis plus d'un an et n'en avais encore jamais parlé.
Pretty man fait partie de ce qu'on nomme la chick lit, que j'ai déjà eu l'occasion d'évoquer.
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Présentation de l'éditeur
Marie a tout pour être heureuse : un mari brillant, quatre enfants merveilleux et un métier passionnant. Pourtant, à 55 ans, tout cela ne suffit plus à son épanouissement ; faute de dialogues et d'attentions, son couple s'est distendu et chacun s'est résigné au silence. Marie décide alors d'accepter les opportunités de rencontres qui se présentent à elle. Ainsi, lors d'un week-end au Maroc, elle fait la connaissance de Claudio qui la fait rire et rêver. Puis elle rencontre Norman, un Américain original et séduisant. Déstabilisée par leurs différences de culture, mais irrémédiablement attirée par lui, Marie doute : à 55 ans, est-il encore possible de recommencer à zéro ?
Biographie de l'auteur
Ariel Ricaud est mariée, à quatre enfants et, à ce jour, quatre petits-enfants. Journaliste au début de sa carrière, elle a créé son agence de relations publiques puis a dirigé le Service de presse et des relations publiques de Givenchy parfums. Son métier l'a amenée à suivre de près l'évolution des femmes au cours de ces trente dernières années et Pretty man, son premier roman, est le reflet de cette expérience.
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Claudio l'amant imprévisible pour lequel Marie s'habille de subtiles déshabillés, Norman l'Américain, le formidable amant, Pierre le mari distant avec lequel plus rien n'existe, ni paroles ni contact. Trois portraits d'hommes qui gravitent autour d'un personnage féminin sympathique, Marie. Une lecture somme toute agréable avec dans mon souvenir une scène particulière, une nuit avec Norman, une sodomie. A l'époque, j'avais trouvé ce passage particulièrement excitant. Je l'avais d'ailleurs lu à monsieur. A le relire, je ne trouve plus rien d'excitant. Mais je comprends mieux ma réaction de l'époque.
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Extrait, p. 221 :
"Norman n'a pas besoin que je m'ingénie à l'exciter, il bande immédiatement et aussi longtemps qu'il le décide ; son pénis brandi au-dessus de moi, sorte d'objet sacré déclencheur du plaisir, me fascine et me trouble au point que je ne me rassasie pas de le caresser et de le lécher ; pendant ce temps la bouche de Norman mordille la pointe de mes seins et cette douleur-plaisir rend insoutenable mon impatience. Norman me retourne, consente enfin à me faire jouir et c'est une explosion insensée. Lui ne jouit toujours pas, puis il tente de me sodomiser. Je hurle et il me rassure tendrement : "Doucement, doucement, chérie. Je ne vais pas te faire mal. Tu es prête, je le sais." Je me raidis malgré moi, cependant que doucement, doucement, il me fait lâcher prise. Ce n'est pas le plaisir fou cette fois, mais la senation d'être possédée tout entière par le maître de mon corps."
Pretty Man, Ariel Ricaud, pocket, 5,90 €
21 août 2009
Magazine Femini-9 14 juin-août 2009, dossier "fellation mode d'emploi"
L'été étant une période propice à l'achat de magazines, je vais à présent évoquer Femini-9 acheté en juin pour occuper mes mains en me prélassant au bord de la piscine. Mais c'est ma bouche qu'on promet d'occuper dans ce magazine avec un dossier annoncé en bas de couverture : "fellation mode d'emploi - apprenez à décupler son plaisir et le vôtre".
Femini-9 est un magazine féminin généraliste : recettes de cuisine, soins solaires, bons plan vacances, coupes de cheveux... les sujets et rubriques sont divers. Le numéro couvre trois mois, de juin à août. Le magazine est de très petit format et contient 190 pages (il y a quand même beaucoup beaucoup d'images, ce ne sont pas 190 pages de lecture qu'on nous propose).
Je ne vais évoquer que le sujet sexo du magazine, parce que je doute de votre intérêt en venant ici pour les glaces au bifidus et le jambon fleury michon.
Ce sujet sur la fellation est traité sur huit pages, pp. 140-147. Avec deux pages d'illustrations pures et une demie-page proposant la couverture de deux livres : Osez le cunnlingus de Coralie Trinh Thi et L'art du cunnilingus / l'art de la fellation de Gérard Leleu.
Car ce sont C. Trinh Thi et G. Leleu qui sont mis à contribution dans ce dossier pour nous aiguiller sur la fellation. Je ne suis pas surprise du choix de G. Leleu, sexologue omni-présent dans la presse féminine, à tel point que lorsqu'il n'est pas là on a l'impression qu'il manque quelque chose. Par contre un peu plus de C. Trinh Thi. Son Osez cité est sur le cunnilingus, pas sur la fellation. Et d'ailleurs est-il sorti, ce livre ? J'ai des doutes, parce qu'entre sa programmation et son énorme retard de publication, soit je l'ai laissé passer, soit il est encore en préparation. Si j'ai manqué ce volume, j'en suis fort désolée car d'une part j'ai apprécié son Osez la sodomie, volume clair et bien pensé et d'autre part, étant moins même fort réservée sur le cunnilingus, j'aurais volontiers essayé de changer d'opinion sur le sujet.
Etait-ce pour une parité homme/femme ? une parité j'écris des bouquins théoriques / j'ai pratiqué en long en large et en travers ?
Je me pose trop de questions ? Bon, alors continuons.
Le chapeau évoque le pourcentage suivant : 80% des Françaises (auquel je rajoute de moi-même une majuscule. Ce n'est pas sérieux, ça, si les magazines ne prennent pas soin d'orthographier correctement...) ont déjà expérimenté la fellation. Prenons le pourcentage à l'envers : cela fait 20% qui n'ont jamais essayé. Et dans les 80%, reste à savoir qui a pratiqué une fois parce qu'il le fallait. Pas si extraordinaire que ça, ces pourcentages... Même un peu tristounet. Pour les messieurs comme pour les Françaises. Car après tout, avoir un sexe en bouche, ce n'est certes pas mieux qu'une barre de chocolat, mais cela peut avoir aussi un effet euphorique.
Viennent ensuite des témoignages d'hommes et de femmes sur leur ressenti, sur ce qu'ils aiment ou pas, sur leur première fellation... Quelques lignes pour refléter la diversité des goûts. Car finalement tous n'aiment pas la même chose. Apposée sur la photographie de Coralie, une citation qui commence ainsi : "tous les hommes ne se ressemblent pas". Tiens, c'est vrai, ça.
Intervient alors Gérard Leleu avec le titre "pour faire de divines fellations". On se dit (enfin je me dis) chouette, je vais apprendre un truc que je ne connais pas, peut-être. Mes fellations ne sont peut-être pas divines, ou du moins pas encore. Ben non. Il faut faire un o avec ses lèvres (j'ai essayé de faire d'autres lettres de l'alphabet, un jour, genre S, mais il n'y a que sur les smileys que ça fonctionne), creuser les joues (oui oui je sais, je l'ai vu faire dans un film porno, alors depuis j'ai essayé, vous pensez bien), faire coulisser, légère succion... C'est tout ? Non, après éjaculation, faire attention parce que le gland est devenu hypersensible. Un coup de dent est donc plutôt mal venu. (Je ne vous parle même pas quand après pénétration la verge sort et qu'elle prend un coup par inadvertance... comme hier soir).
En-dessous, des conseils plus spécifiques : il faut stimuler les points sensibles. Tous sont passés en revue. Et en fait toute la verge y passe, les testicules aussi.
Enfin sur un peu plus d'une page, dix conseils dont certains qui ne sont pas mal venus : bien lubrifier donc saliver, stimuler la zone anale en même temps si l'homme ne s'y oppose pas, anticiper l'éjaculation (dans la bouche ou pas ?)... Après tout, 20% des Françaises n'a jamais essayé, les conseils peuvent donc avoir leur utilité.
Le magazine est vendu au prix de 2,95 €. Si vous n'apprenez rien sur la fellation, rabattez-vous sur les "recettes express pour pique-nique original".
20 août 2009
Magazine Sensuelle 11 août-septembre 2009
Après avoir rapidement feuilleté le magazine, je l'avais laissé de côté. Et puis cette après-midi, je n'avais pas envie de lire quelque chose de sérieux, j'avais envie de me prélasser sur le clic-clac, alors j'ai lu quasiment tout, du début à la fin contrairement à mon habitude (je lis les magazines à l'envers très souvent).
Petit compte rendu de ma lecture de ce magazine :
Il est beaucoup question de nudité : acceptée ou pas, avec cellulite ou pas, comment elle est vécue... Dans l'éditorial, dans un court article p. 10, dans les pages intitulées "regard" pp. 24-30, p. 78 avec le titre "la nudité en question".
La minceur/maigreur des mannequins est montrée du doigt. Pourtant il s'agit bien de la même minceur que l'on retrouve sur les photographies. Sauf une, p. 25 : la femme a quelques rondeurs, une poitrine assez forte et ronde, des cuisses et des bras ronds. Les images de femmes moins filiformes sont assez rares pour que cela soit souligné. Seulement, ce n'est qu'une seule photographie. J'en redemanderais... (même s'il n'est pas question que je prenne moi-même du poids, ah ça non !)
Sensuelle a craqué pour un "maillot délicieusement provocateur", p.8. Moi aussi. Mais je craque souvent pour la lingerie délicieusement provocatrice. Le corset Lejaby photographié p. 38 me semble tout aussi craquant.
J'avoue que les pages érotisme qui concernent les pieds m'ont laissée insensible. J'aime un joli vernis (Chanel ne l'oublions pas) sur mes ongles d'orteils, mais ne supporte pas qu'on veuille à tout prix voir mes pieds. L'explication "selon la théorie de Freud etc." est peut-être un peu trop succinte parce que je n'ai pas compris le lien entre l'angoisse de la castration, l'interdiction du regard sur le sexe et le fait de regarder les pieds. Par contre, dans de telles pages sur l'érotisme des pieds, j'aurais volontiers lu quelque chose sur le bandage des pieds. Si vous passez par Romans (Drôme), pensez à aller voir le musée de la chaussure qui présente entre autres ces chaussures adaptées aux pieds bandés... (Ce n'est pas dans le magazine, c'est un conseil de tantine Steph).
Les pages qui m'ont le plus intéressée figurent presqu'en fin de magazine. Il s'agit d'une interview d'Emmanuel Pierrat, auteur du livre Le sexe et la loi. Sur quatre pages, il est donc question de sexe et de loi, avec pour sous-titre "on nage en pleine contradiction". Certaines choses connues, d'autres suprenantes. Quatre pages vraiment très intéressantes.
Au tout début du magazine, quelques lignes sur un livre que je n'ai pas lu parce que je n'ai pas demandé à le lire tellement son titre m'horripilait : Pourquoi les hommes veulent du sexe et les femmes de l'amour. Je suis contente de lire la dernière phrase présentant le livre : "Mais ses théories sont parfois un peu clichés". C'est ce qu'il me semblait, à voir le titre...
Quoiqu'il en soit, il y a pas mal de petites choses intéressantes à lire dans le magazine, même si je trouve toujours à redire (les femmes trop minces alors même qu'on parle des complexes engendrés par les magazines aux femmes trop minces, la pub pour du "sensual tea" qui améliore la vie sexuelle... hum, bof, mon oeil !).
Mais vous m'avez déjà vue pleinement satisfaite de quelque chose ? Non ? Alors relativisons, Sensuelle reste le meilleur magazine que j'aie lu.
16 juillet 2009
Les hommes ont-ils peur d'aimer de Rhonda Findling
Le titre pourrait vous tromper : il ne s'agit pas pour l'auteur de condamner l'ensemble des hommes mais de montrer du doigt certains comportements propres à ceux qu'elle nomme "hommes ambivalents". Ces hommes, souvent éminents séducteurs, sont incapables de s'engager ou même d'imaginer une relation durable. Ils fuient, mentent, reviennent ou attendent qu'on les prie de revenir. Prise dans une relation avec un homme ambivalent, la femme est vulnérabilisée, surtout si un passé mouvementé contribue à créer une faiblesse de caractère et de comportement chez celle-ci.
Rhonda Findling est psychothérapeute. Elle a rencontré de nombreuses femmes confrontées à ces relations épuisantes émotionnellement et s'appuie sur de nombreux cas concrets pour expliquer le fonctionnement de ces hommes et les solutions à apporter pour essayer de les faire changer si cela est possible ou au contraire les fuir, rompre et ne pas se laisser entraîner à retourner sous leur giron. Et puis à rencontrer quelqu'un d'autre, stable, fiable. Parce qu'il n'y a pas de fatalité et qu'un après est possible.
Les hommes ont-ils peur d'aimer, Rhonda Findling, éd. Jean-Claude Gawsewitch, 16,90 €
Texte écrit pour le site de Sensuelle
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Le volume est très intéressant et je ne peux que le conseiller si vous êtes confrontées à un cas de figure où la relation que vous entretenez est déroutante, frustrante, ne mène à rien, où l'on joue avec vos nerfs, où l'on manque de respect à votre égard...
Livre très utile à mon avis. Et je me suis suffisamment reconnue dans les descriptions faites pour vous donner un avis intéressé sur le sujet.
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Dossier de presse :
Pourquoi certains hommes ont peur de s’engager et surtout, comment les éviter ?
Séduisants, drôles, attentionnés, charismatiques, intelligents, ils sont irrésistibles… mais tout aussi imprévisibles ! Toutes les femmes ont croisé ce genre d’homme au moins une fois dans leur vie : coureur, beau parleur, éternel célibataire ou encore cyberdragueur !
Psychothérapeute et spécialiste des relations de couple, Rhonda Findling nous donne ses précieux conseils. Elle décrypte les relations amoureuses avec ces hommes instables ou allergiques à tout engagement et tente d’expliquer les raisons profondes de leur comportement.
Pourquoi les hommes nous rendent folles ? Ce guide vous aidera à repérer ces hommes et ne pas tomber dans le piège de la séduction, grâce à de nombreux conseils, tests, jeux de questions/réponses pour apprendre à mieux vous connaître, et des témoignages parfois cocasses !
Rhonda Findling est psychothérapeute. Elle a publié un premier livre sur la rupture amoureuse : Quand c’est fini c’est fini (J-C Gawsewitch Éditeur).
13 mai 2009
Playboy's Voluptuous Vixens II
- Ne regarde pas ça, ça va te filer des complexes.
C'est à peu de choses près ce que m'a dit monsieur, comme si je pouvais complexer sur ma poitrine quand je vois des ballons posés sur un buste. Parce que, quand les seins en question sont si imposants, gonflés à l'hélium, on a plutôt l'impression d'une erreur de la nature ou d'une chirurgie esthétique ratée. Certains de ces seins sont horribles de grosseur, d'autres un peu moins (voire acceptables et même jolis puisque tous les cas de figures -ou de seins devrais-je dire- se présentent).
Cependant l'important n'est pas la taille ni la forme des seins, mais plutôt le rendu qui est en fait à travers plusieurs scénarios savamment travaillés. Car oui, les films sont esthétiques même quand les poitrines ne le sont pas.
Voluputuous Vixens II, en anglais mais quasiment sans paroles et sans textes, heureusement pour moi, est un film de Scott Allen réalisé en 1997, avec Russ Meyer en tant qu'acteur. (Voir liste des acteurs -mais surtout actrices- ici).
Les petites scènettes sont entrecoupées de scènes parlées, avec le fameux Russ Meyer grisonnant entouré de cinq femmes (habillées). Que dit-il ? Aucune idée. Et puis je ne pense pas que cela ait grande importance.
Les scènes se passent dans différents lieux : salle de spectacle avec danses latines, grange, navire où trois femmes dignes de la Croisière s'amuse... s'amusent, dans un cirque désafecté, au bord d'un lac où un homme s'endort et semble réveillé par deux femmes qui le poursuivent, seins à l'air, avant qu'elles ne prennent une douche sous un arrosoir (c'est rudimentaire, mais c'est aussi country que la musique qui accompagne la scène), dans un ascenseur où une femme plantureuse monte alors qu'un homme en costume-cravate se met à révasser...
Le rêve est un ingrédient récurrent : l'homme près du lac a tout rêvé, c'est son frère qui le réveille, l'homme de l'ascenseur a tout imaginé, la femme sort de l'ascenseur mais une autre monte. L'histoire peut se répéter sans fin.
Voluptuous Vixens II, par contre, a bien une fin. Et la fin est magistrale, avec la musique du french cancan (Orphée aux enfers d'Offenbach).
Verdict : c'est gentil, bien rebondi et distrayant. Mais au-delà d'une demie-heure, il faut zapper. Comme le film dure 56 minutes, nous l'avons regardé en deux fois.
08 mai 2009
Le petit livre rose de la serial loveuse, Servane Vergy
Qu'on se le dise : la serial loveuse n'est pas une femme inerte en attente du baiser du prince charmant. Ce qu'elle veut : des queues. Et pour y parvenir, elle a plus d'une corde à son arc. La panoplie de la serial loveuse se compose de maquillage et produits de soin, de chaussures à talons, de jupes courtes et de décolletés plongeants... et puis de baratin. Vous avez déjà vu des hommes agir ? Au tour de la femme à présent. Mais attention, tout avec classe : la serial-loveuse n'est pas une pouffe.
Avec beaucoup d'humour, Servane Vergy conseille toutes les apprenties serial-loveuses que nous pouvons être ou devenir, détaille les pratiques et les positions les plus attractives, les hommes les plus faciles à ferrer, les terrains de chasse idéaux et répond à la question parfois épineuse du comment se débarrasser de l'homme consommé.
Immoral ? Mais où est le mal puisqu'on se fait du bien ? Et puis la serial-loveuse est parfois la personne providentielle pour ces messieurs : pas d'attache, juste du vite fait bien fait. Qui s'en plaindrait ?
Le petit livre rose de la serial loveuse, Servane Vergy, éd. Blanche, 15 €
Texte écrit pour le site de Sensuelle
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Le livre est amusant. A la lecture du dossier de presse (que je vous place en-dessous), j'ai tout de suite pensé qu'il me fallait livre ce livre. C'est très décontracté, avec un vocabulaire plutôt cru...
Comme Servane Vergy a accepté de répondre à quelques questions, je vous laisserai prochainement l'url de son interview pour le webzine de neoplaisir.
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Dossier de presse :
Enfin un vrai guide, sans faux-semblant ni fausse pudeur
pour toutes celles qui veulent prendre leur vie
amoureuse en main sans attendre le bon vouloir
d’hypothétiques princes charmants.
Du savoir-être au savoir-prendre et au savoir-rendre,
tous les trucs et astuces d’une serial-loveuse.
Un livre cru, mais pétillant d’humour où l’auteur
appelle un chat un chat et où elle nous fait comprendre
que c’est la femme qui propose ET dispose. Les hommes
ont tout à craindre de cette nouvelle race de guerrière.
« L’attitude de la serial-loveuse : vous devez toujours laisser paraître que vous aimez le sexe. Faites le
comprendre explicitement, mais sans vulgarité. Montrez-vous open en toutes circonstances. Les
hommes détestent les râteaux, et il faut leur montrer tous les signes qui ne laissent aucune ambiguïté
sur la réussite de leur entreprise.
La panoplie de la serial-loveuse : vous devez vous habiller comme une bombe, même pour aller
chercher du pain ou récupérer votre fiston à la crèche. Il faut savoir que le mâle se chope partout et
tout le temps. Talons, décolleté, jupe, lingerie, bas, maquillage, parfums… Rien ne doit être laissé au
hasard.
Le savoir-faire : de l’orgasme à l’art de la fellation en passant par le Kama Sutra et le multi-
partenariat, tout est abordé pour faire de n’importe quelle femme, une serial-loveuse en puissance.
Le savoir-prendre : les lieux propices à la chasse, le choix du mâle, l’approche, l’accroche, la
consommation du gibier, tous les trucs et ficelles pour les avoir à tous les coups…
Le savoir-rendre : comment les jeter, tout savoir pour se débarasser aimablement du produit
consommé, tous les trucs pour éviter l’effet glu. »
Servane Vergy a publié plusieurs livres de sexologie et le drôlissime Osez… Les secrets d’une experte
du sexe pour rendre un homme fou de plaisir (La Musardine). Son Petit livre rose de la serial-loveuse
tord le coup aux préjugés qui veulent que la femme soit une proie en attente de son prédateur, et
propose à toutes les femmes d’inverser les rôles et se régaler…

