Chocolat cannelle

tests de sextoys, littérature érotique, et autres choses...

26 octobre 2009

Film Haruki Yukimur et Nana-Chan

Je ne recopierai pas ce que j'ai noté ailleurs. Une présentation de ce film de Xavier Brillat se trouve ici.

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19 octobre 2009

Deux courts-métrages d'Erika Lust à regarder en ligne

Erika Lust annonce sur son blog, à la date du 30 septembre, la mise en ligne d'un nouveau site, lustcinema.com : "My new site lustcinema.com is now online. What can you find there? I have my recent movies FIVE HOT STORIES FOR HER and BARCELONA SEX PROJECT ready for stream and download, with really good prices. At last, people from counries where the DVDs are not avilable will be able to watch my movies. Both movies are available in English, French, Spanish and German. There’s also some free stuff here, like a very artistic Streaptease by the amazing Sandra G, and my last short erotic movie HANDCUFFS."

J'ai évoqué ce matin sur le webzine ce nouveau court-métrage intitulé Handcuffs. J'ai aussi regardé dans la foulée Sandra G. qui est disponible également gratuitement depuis cette page.

Handcuffs, 7 minutes d'érotisme, Sandra G., un peu plus de deux minutes. Le premier raconte une histoire, certes modeste, mais il y a des personnages, un récit. Le deuxième est davantage une chorégraphie sensuelle : une femme caresse sa peau tatouée. Ces deux films sont beaux.

handcuffs_lust_1

Je trouve au premier quelques défauts : bouche trop souvent ouverte de la femme pour montrer son étonnement, fin qui ne me plait pas : j'aurais éliminé l'homme. Ce qui est intéressant, c'est la confrontation des personnages féminins, je pense. L'homme est de trop.

sandrag

Dans le deuxième court-métrage, la femme aurait été parfaite dans cette danse de ses mains, de son corps, si j'avais aimé ses seins, ce qui n'est pas le cas. Trop pesants. Ils manquent de grâce par rapport à l'ensemble. A part cela, j'aime.

Ce n'est pas émoustillant du tout, notez bien. De même pour le premier court-métrage qui ne provoque aucun effet de ce genre chez moi. Mais j'ai aimé comment cela était filmé.

Pour vous faire votre propre opinion : http://www.lustcinema.com/video/

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21 septembre 2009

Transgressing de Tinto Brass

  • TransgressingNous avions vu La clef et All ladies do it. Nous nous sommes procurés Transgressing et l'avons visionné hier. Nous aimons bien les films de Tinto Brass, même si je ne suis pas sûre de voir toute sa filmographie, parce que ses films sont tout de même centrés constamment sur les mêmes thèmes et que nous risquons de nous lasser. Ces thèmes et motifs ? La jalousie dans le couple (et surtout la jalousie masculine face à des libertés prises par la femme), le désir amplifié par la jalousie – ce que l'homme met un peu de temps à comprendre mais accepte finalement en fin de film (ou même auparavant, créant la situation d'adultère dans La clef), les fesses (Tinto Brass est vraiment obsédé par les postérieurs féminins, c'est flagrant. All ladies do it était centré sur les fesses avec entre autres un personnage un peu fou de collectionneur, mais dans Transgressing on peut encore admirer des postérieurs, outre celui de Carla, avec notamment un "concours du plus beau cul".).

Présentation du film Transgressing. Voici le synopsis (je vous le recopie tel qu'il apparaît partout ou presque mais vous préviens de suite qu'il est faux) :

"Carla est une jolie vénitienne de 20 ans à la recherche d'un appartement londonien pour Mattéo, un étudiant de l'université de Venise dont elle est follement amoureuse et qui doit la rejoindre prochainement. Moira la lesbienne et Mario son époux, propriétaires de l'agence London Real Estate Agency ont des moeurs très libres. Vivement intéressés par le physique avantageux de Carla, ils n'hésitent pas à lui faire des propositions indécentes et à l'entrainer dans une course folle à travers le Londres érotique. Carla retarde le plus possible l'arrivée de Matéo mais celui-ci, se doutant de quelque chose, décide de la rejoindre au plus vite..."

transgressing_exhibition

Qu'est-ce qui ne va pas dans ce synopsis ? Presque tout. Carla est effectivement une jolie vénitienne de ving-ans qui fait un stage dans l'hôtellerie à Londres. Blonde, mutine, portant des jupes courtes volantes sans petite culotte, elle loge dans une chambre minuscule et veut trouver un appartement pour accueillir son petit-ami Matéo qui compte la rejoindre prochainement. Elle s'adresse donc à une agence immobilière dirigée par Moira, très attirée par Carla et aussi très entreprenante. Il n'est par contre pas question de son époux Mario. D'ailleurs, Moira et lui ont divorcés et Mario n'apparait que bien plus tard dans le film. Les propositions indécentes viennent de Moira, et ce sont plus des gestes que des propositions, si ce n'est celle de s'arranger entre elles pour que Carla puisse bénéficier d'un appartement bon marché en échange de sa compagnie et même davantage. Il n'est pas question de course folle dans le Londres érotique. Moira invite seulement Carla à une fête libertine organisée chez elle. Carla ne retarde pas l'arrivée de Matéo. Au contraire, elle attend son petit-ami impatiemment. C'est ce dernier, pris dans les tourments de la jalousie suite à la découverte de lettres que lui a écrites un certain Bernard, qui refuse de venir. Bref, synopsis totalement faux...

Quelques informations supplémentaires :

Titre original italien : Trasgredire. Film de 2000. Durée 86 minutes.

Acteurs : Yuliya Mayarchuk, Jarno Berardi, Francesca Nunzi, Max Parodi, Mauro Lorenz...

J'ai trouvé l'indication "interdit aux moins de 16 ans" (ce qui me semble judicieux). Sur notre dvd, on peut lire "accord parental".

Le film n'a rien d'exceptionnel. C'est en tout cas celui que j'ai le moins aimé parmi ceux que j'ai vus de Tinto Brass. Beaucoup trop d'éléments me semblent d'ailleurs recopiés de All ladies do it, comme la mise en avant d'un pourcentage certifiant l'infidélité des femmes. Un peu décevant... à voir pour la plastique de l'actrice ?

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15 septembre 2009

Kama Sutra, a tale of love, film de Mira Nair

Kama Sutra, a tale of love est un film de la réalisatrice indienne Mira Nair. Nous avons le film sous la forme d'un dvd de Tf1 video comprenant la version française, la vo sous-titrée, interview d'acteurs, bande-annonce, interview de la réalisatrice et making-of. Je n'évoquerai que le film (dans sa version française). Pour ceux qui ont une télévision, vous avez peut-être vu ce film sur arte le 19 août dernier. Voici d'ailleurs l'annonce d'Arte visible sur dailymotion.

Nous avons acheté ce dvd à petit prix récemment. Monsieur, en lisant le résumé au dos de la jaquette, a soupiré : encore une histoire à l'eau de rose. Effectivement, c'était ça... avec tout de même un peu d'érotisme (mais soupoudré avec retenue). Le film est interdit aux moins de 16 ans : pas de scènes sexuelles mais des effleurements, des baisers, des caresses. Discret, ennuyeux pour monsieur et un plus apprécié par moi. On ne se refait pas, je suis fleur bleue...

Dos de la jaquette :

L'érotisme à fleur de peau.

Amies durant leur jeunesse, la servante May et la princesse Tara deviennent, à l'âge adulte, de farouches rivales. Tara, jalouse de la sensualité ardente de Maya, ne cesse de l'humilier. La servante trouve finalement une occasion de se venger : elle séduit le futur époux de Tara la veille même de son mariage ! Bannie du palais, Maya est recueillie par un sculpteur, Jai, qui la présente à Rasa Devi, la "princesse de la sensualité"; elle l'initie au Kama Sutra, l'art amoureux....

Désir, plaisir, vengeance et jalousie.

Un film sur l'initiation amoureue de deux femmes tourné dans des décors d'une beauté époustouflante.

Durée : 1h50 environ.

Les principales images du film (5'07) sur youtube

Monsieur regardait l'affichage du radio-réveil en se disant "zut, il reste encore une demie-heure de film". Autant dire que ce film ne lui a pas plu. Pour ma part, je reconnais que l'histoire d'amour contrariée est décevante car trop attendue, mais il y a quelques passages intéressants dans ce film. Ainsi les scènes faisant intervenir le professeur Rasa Devi qui évoque l'art amoureux.

kama_mira_nair

Le titre de Kama Sutra est dû à ces passages et à l'application de certains préceptes. Le film aurait très bien pu s'appeler La reine et la courtisane, à vrai dire... Kama Sutra est un titre accrocheur (le sous-titre A tale of love n'apparait même pas sur la jaquette. On ne veut semble-t-il pas nous faire comprendre qu'il s'agit d'un film d'amour. L'image associée de notre jaquette -j'en ai vu une autre où l'on voyait deux visages rapprochés mais ce n'est pas ce que nous possédons- est d'ailleurs parlante : un couple dans une position éloquente. Tout nous oriente vers la catégorie "film érotique" et non "film d'amour", ce qu'il est pourtant essentiellement...).

tara_maya_danse_seduction

Ma scène préférée est celle de la danse de la séduction réalisée par Maya (et les yeux qui roulent de manière impressionnante !). [Voir la scène complète sur youtube. Les yeux qui roulent sont à voir vers 1'12] J'ai aussi aimé des scènes de baisers. Pas de french kiss-langue enfoncée- limaces pleines de salive. Non. Mais des jeux de lèvres qui pincent la lèvre inférieure de l'autre.

Quoi d'autre sur ce film ?

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09 septembre 2009

Dirty diairies : où l'on reparle du "porno féminin"

dirty_diaries_feminist_pornUn article de Elle.fr m'a interpelée tout à l'heure : "Suède - Un porno féministe à l'affiche". Féministe signifierait réalisé par des femmes pour des femmes d'après ce que j'ai cru comprendre de l'article... (Donc dans la même veine que les films d'E. Lust comme The good girl que j'ai eu l'occasion de voir ? de même que les films réalisés par des femmes comme celui d'Arielle Dombasle qui est évoqué dans l'article - que j'ai vu d'ailleurs, je ne sais plus si je vous en ai parlé ni si je vous ai dit que j'ai trouvé... hum... je n'ai pas de qualificatif exact... emberlificoté ? anglicisant pour se la jouer I speak english, pas vous ?)

Plutôt que de me contenter de l'article de Elle qui sautille de joie à l'idée de l'existence de films pour femmes, je suis allée voir le lien donné : http://www.dirtydiaries.se/

Evidemment, c'est en anglais. J'ai donc dû faire des efforts pour y comprendre quelque chose.

D'un autre côté, je me suis un peu aidé de ce texte qui évoquait les fameux Dirty Diaries. (C'est du français, allez-y sans crainte). Tandis que 7sur7.be m'est bien utile pour saisir certains aspects non évoqués ailleurs : "Dirty Diaries" ("Journaux intimes X"), une suite de 12 courts-métrage pornographiques réalisé par la documentariste féministe suédoise Mia Engberg, a bénéficié de 500.000 couronnes (48.000 euros) de subventions publiques de la part de l'Institut suédois du film (SFI)."

Mais repassons au site des Dirty Diaries et de leur sous-titre "twelve short feminist porn". Il s'agit en effet de courts-métrages, au nombre de douze (symbole de perfection ?)

Quelques images des différents films sont visibles sur le site, en page d'accueil pour la version animée, dans "pictures" pour les images fixes (oui, bon, évidemment) et puis parce que vous êtes gâtés, juste là :

dirtydiaries2

Titre des films : Skin, Fruit cake, Night time, Dildoman, Body contact, Red like cherry, On your back woman !, Phone Fuck, Brown cock, Flasher girl on tour, Authority, For the liberation of men.

Le site s'accompagne d'un manifeste en dix points. Le dernier : "Do it yourself. Erotica is good and we need it. We truly believe that it is possible to create an alternative to the mainstream porn industry by making sexy films that we like". On n'est jamais mieux servi que par soi-même ?

Le dvd est à la vente au prix de 27,21 € sur cette page.

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18 août 2009

Le désir projeté de Filmarchiv Austria : l'histoire des films érotiques Saturn

Le site Europafilmtreasures propose de visionner un court-métrage intitulé Le désir projeté (titre original : Projektionen der Sehnsucht) de Filmarchiv Austria, datant de 1999. Filmarchiv Austria se charge de conserver, restaurer et mettre à disposition le patrimoine cinématographique de l'Autriche.

saturnCe film propose de raconter en six minutes l'histoire d'une entreprise cinématographique viennoise, Saturn, créée en 1906 et éteinte en 1911 du fait de la censure. Saturn proposait des films érotiques qui ont parcouru l'Europe entière. Contrairement aux films Pathé, Saturn déshabillait complètement les comédiennes. Où Pathé proposait une version de Baignade interdite où les jeunes femmes gardaient dans l'eau de longues chemises, Saturn les mettait nues.

La nudité n'était cependant pas fortuite : les jeunes femmes se trouvaient nues parce qu'elles prenaient un bain, un bain de sable ou parce qu'elles posaient chez un photographe qui réalisait des photographies érotiques.

Cette histoire de Saturn s'accompagne de séquences empruntées à différents films. Certains sont également disponibles sur le site Europafilmstreasures. On y trouve en effet différents films réalisés par Johann Schwarzer : Le bain de sable (das Sandbad), Baignade interdite dont je parlais plus haut (Baden verboten), Chez le photographe et La coquette domestique (das Eitle Stubenmädchen).

coquette_domestiqueCe dernier film, La coquette domestique, est d'ailleurs remarquable par son humour, non exempt il est vrai dans les autres films comme la Baignade interdite lorsque les jeunes femmes se font surprendre et rabrouer ou comme dans Chez le photographe où une mégère refuse de se déshabiller pour poser et revient en fin de film pour manifester son mécontentement : au lieu d'être une touche ajoutée en fin de film, l'humour suinte tout au long du film. A cet humour s'ajoute dans La coquette domestique une dimension érotique que l'on ne trouve pas toujours dans les autres films disponibles sur le site : la nudité y est naturelle ou alors répond à la volonté d'un photographe. Dans la coquette domestique, la servante met elle-même en avant son corps, le compare, prend une pose parce qu'elle a conscience de la beauté de son propre corps. Il y a donc une appropriation de l'érotisme. C'est en cela je pense que ce film va plus loin que les autres et qu'il a nécessité une chute burlesque au moment où l'érotisme atteignait son apogée.

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15 août 2009

Les jours et les nuits de China Blue

jours_nuits_china_blueBobby, invité à une soirée de libre parole sur la sexualité et le couple, ne s'exprime pas. Et pourtant, que de choses à dire puisque sa femme et lui vivent sous le même toit sans communiquer. Une chicane sur le manque d'argent incite Bobby à accepter un travail de nuit : il doit épier une styliste, Johana, trop travailleuse et trop ambitieuse pour être parfaitement honnête selon son patron qui la soupçonne d'avoir vendu des modèles à la concurrence.

Johana a effectivement un secret, que Bobby découvre, mais ce n'est pas celui-là... Johana mène en effet une double vie : le jour, jeune femme inapprochable par les hommes, la nuit, prostituée : elle est alors China Blue, "le meilleur coup du quartier" comme elle se plaît à le dire. China Blue, bavarde, goguenarde, pourvue d'un sens aiguë de la répartie, se prête aux fantasmes d'autrui, permet leur essor par leur mise en scène, leur récit. Elle est tour à tour hôtesse de l'air pour un voyage vers le 7ème ciel, femme traquée et violée...

Bobby, client d'un soir, se retrouve fasciné par China/Johana, de même qu'un homme étrange rodant dans le quartier, psalmodiant devant un spectacle de peep-show, exhortant la foule des infidèles à renoncer à ses péchés et surtout voulant amener China Blue à la libération. Car selon ses dires, China et lui sont tous deux pareils, fuyant leur personnalité. Le révérand transporte dans sa valise les objets du vice ou du culte, puisque son esprit dérangé ne différencie plus, dont un vibromasseur par lequel doit passer la rédemption...

china_blue_1

__________

Film de Ken Russel de 1984. Titre original  Crimes of passion. Durée :  1h46. Interdit aux moins de 16 ans.

Actrice principale  Kathleen Turner.

Critiques de spectateurs sur allociné. Mais s'il ne vous faut lire qu'une critique, lisez celle de cinemaniac devant laquelle je m'incline, n'ayant rien à ajouter : le film nous a beaucoup plu, à voir absolument.

les_jours_et_les_nuits_de_china_blue_1984_diaporama_portrait

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14 août 2009

Blabla du soir

Ce soir, en me léchant sensuellement les lèvres après avoir mangé mon kebab, j'ai pensé écrire un long texte sur mon rapport à l'argent, vaste question, épineuse question. Si certains s'étonnent d'un tel sujet sur un blog catégorisé "pour adultes", qu'ils regardent de plus près ce que j'écris de manière générale : le contenu est pour adultes une fois sur deux peut-être. Le reste du temps, je bavarde. Ou plutôt je bavarde tout le temps.
Seulement, ce soir, je n'ai pas envie de me mettre à table sur cette épineuse question. Ce sera pour un autre jour.

Car ce soir, c'est film. Cela fait longtemps d'ailleurs que je n'ai pas parlé de films sur ce blog. Parce que je ne regarde pas que des films érotiques et que je ne rends compte que de ces derniers (essayons quand même de rester dans la thématique du blog, même si j'aime les digressions). Donc, récemment, nous avons vu Madame Edouard, film d'humour noir que nous avons bien aimé, un film de Spielberg il me semble mettant en scène Sherlock Holmes quand il était élève et qui s'appelait La pyramide de la peur ou un titre aproximativement proche, un film porno aussi dont je ne vous ai pas parlé parce qu'il n'avait pas grand intérêt en-dehors d'un passage final où le Chaperon rouge venait visiter sa mère-grand, le titre m'échappe à présent, mais certains le reconnaîtront sans doute si je dis qu'il s'agissait d'un pensionnat pour jeunes filles de bonne famille qui apprenaient entre autres à effectuer des fellations.

Ce soir, donc, quand les enfants seront endormis, ce qui malheureusement se fait de plus en plus tard, nous pensons regarder Les jours et les nuits de China Blue, serrés l'un contre l'autre, monsieur et moi, sur le clic-clac muni de sa toute nouvelle housse rouge. Mon clic-clac, témoin de ma dernière année à Nancy, a voyagé avec nous au gré des déménagements. Le pauvre vieux a neuf ans, sa housse en avait autant. Il était temps d'en changer, d'autant plus que ma belle-mère trouvait qu'elle sentait le vomi. Rappelons ou apprenons que mon fils cadet a des problèmes depuis tout bébé et qu'il continue encore parfois de régurgiter. Odeur imprégnée ? Peut-être. (Dr Xu m'a suggéré que la housse pouvait garder l'odeur du sperme. A chacun sa théorie.) Pour ma part, je ne sentais pas ce que pouvait avoir de particulier ma housse de clic-clac, mais dans le doute, autant passer à quelque chose de plus respirable pour autrui.

Finalement, j'aurais pu vous parler de mon rapport à l'argent, je n'aurais peut-être pas écrit plus de lignes que ce que je viens de faire.

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13 mai 2009

Playboy's Voluptuous Vixens II

- Ne regarde pas ça, ça va te filer des complexes.
C'est à peu de choses près ce que m'a dit monsieur, comme si je pouvais complexer sur ma poitrine quand je vois des ballons posés sur un buste. Parce que, quand les seins en question sont si imposants, gonflés à l'hélium, on a plutôt l'impression d'une erreur de la nature ou d'une chirurgie esthétique ratée. Certains de ces seins sont horribles de grosseur, d'autres un peu moins (voire acceptables et même jolis puisque tous les cas de figures -ou de seins devrais-je dire- se présentent).

voluptuous_vixens2Cependant l'important n'est pas la taille ni la forme des seins, mais plutôt le rendu qui est en fait à travers plusieurs scénarios savamment travaillés. Car oui, les films sont esthétiques même quand les poitrines ne le sont pas.

Voluputuous Vixens II, en anglais mais quasiment sans paroles et sans textes, heureusement pour moi, est un film de Scott Allen réalisé en 1997, avec Russ Meyer en tant qu'acteur. (Voir liste des acteurs -mais surtout actrices- ici).

Les petites scènettes sont entrecoupées de scènes parlées, avec le fameux Russ Meyer grisonnant entouré de cinq femmes (habillées). Que dit-il ? Aucune idée. Et puis je ne pense pas que cela ait grande importance.

Les scènes se passent dans différents lieux : salle de spectacle avec danses latines, grange, navire où trois femmes dignes de la Croisière s'amuse... s'amusent, dans un cirque désafecté, au bord d'un lac où un homme s'endort et semble réveillé par deux femmes qui le poursuivent, seins à l'air, avant qu'elles ne prennent une douche sous un arrosoir (c'est rudimentaire, mais c'est aussi country que la musique qui accompagne la scène), dans un ascenseur où une femme plantureuse monte alors qu'un homme en costume-cravate se met à révasser...

Le rêve est un ingrédient récurrent : l'homme près du lac a tout rêvé, c'est son frère qui le réveille, l'homme de l'ascenseur a tout imaginé, la femme sort de l'ascenseur mais une autre monte. L'histoire peut se répéter sans fin.

Voluptuous Vixens II, par contre, a bien une fin. Et la fin est magistrale, avec la musique du french cancan (Orphée aux enfers d'Offenbach).

Verdict : c'est gentil, bien rebondi et distrayant. Mais au-delà d'une demie-heure, il faut zapper. Comme le film dure 56 minutes, nous l'avons regardé en deux fois.

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10 mai 2009

L'indécente aux enfers, M. Dorcel

Hier soir, nous avons regardé le film de Marc Dorcel L'indécente aux enfers avec une actrice que monsieur aime beaucoup, Laure Sainclair...

Fiche technique pour commencer :

Présentation sur dvd : "Le psychiatre est perplexe. La romantique jeune femme sous hypnose dont il écoute la confession se révèle être une nymphomane déchaînée qui revit, au delà de ses propres expériences sexuelles, celles de personnages qu'elle aurait incarné dans des vies antérieures : bourgeoise de Chicago à l'époque de la prohibition, grisette à Belleville, magicien de cirque... Rendu fou de désir par ces récits impudiques, le médecin va user d'un stratagème machiavélique pour posséder sa belle cliente..."

indecente_enfersRéalisateur et production : Marc Dorcel
Scénario : Michel Barny
Image : Serge de Beaurivage
Musique : Marc Dorcel
Date de sortie : 1997
Durée : 95 min
principales actrices : Laure Sainclair, Léa Martini, Coralie, Anita
Le film est bien sûr interdit aux moins de 18 ans puisqu'il s'agit, contrairement à la plupart des films dont je parle, non dans l'érotisme et la suggestion mais dans le registre pornographique.

Résumé détaillé du film sur cette page de Wikipédia dont je ne recopie ici que les premières lignes : "Une jeune femme, prise de violentes crises de nymphomanie, consulte un psychiatre afin de retrouver une vie et une sexualité normales. Dans le but de l'aider, celui-ci lui fait revivre les expériences sexuelles les plus marquantes de certaines de ses vies antérieures."

Qu'avons-nous pensé du film ?
Il est amusant. Nous voyons le psychiatre se tortiller (ou tout comme, essuyer ses lunettes) chaque fois que sa cliente nymphomane évoque ses expériences passées. Les scènes où les clients dans la salle d'attente comprennent que la secrétaire n'est pas dans le bureau du psychiatre pour taper un courrier sont également amusantes. Contrairement à la plupart des films pornographiques que j'ai vus jusqu'alors, je ne me suis pas ennuyée : les scènes sont diversifiées, costumées, situées à des époques différentes et présentent des effets comiques pour certaines. J'aime les tenues bcbg de la cliente nymphomane même si elle semble en changer magiquement lors d'une même scène (est-ce moi qui ai mal vu ? à l'entrée du bois, elle ne semblait pas porter le même tailleur qu'à sa sortie...). Le film n'est qu'amusant ? Non. Je reconnais pour une fois que j'étais plutôt excitée par certaines scènes (le déjeuner sur l'herbe, le garagiste, la secrétaire qui retape les coussins du divan...). C'est sûr qu'avec la main de monsieur qui se baladait sur ou en moi en même temps... Nous avons donc rejoint Laure Sinclair, mais à notre façon, sur le clic-clac.

Le dvd se trouve en vente sur divers sites, les prix varient (et je parle de dvd neuf) énormément entre 10 et 30 euros environ. Du simple au triple, tout de même...

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