20 septembre 2009
A propos de Osez... les jeux de soumission et de domination et de l'interview de Gala Fur
J'ai reçu le livre depuis quelques jours, j'ai commencé sa lecture mais la délaisse sans cesse pour d'autres écrits. (Cela vous étonne vu le thème qui pourtant m'intéressait ?). Un jour, c'est sûr, je finirai Osez les jeux de soumission et de domination et vous en parlerai. Cela dit, entre temps, je reçois quelques courriels provenant de La Musardine. Le dernier en date évoque ce dernier opus de la collection Osez et propose une interview de Gala Fur, son auteur. Je voulais vous retranscrire tout cela et livrer deux ou trois petites réflexions :
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« Et si je te donnais carte blanche ce soir, qu’exigerais-tu de moi ? »
Osez...
les jeux de soumission et de domination
Souvent associé à la violence ou à l’humiliation, le SM peut encore en répulser certains. [note personnelle. Vive le verbe répulser. Vous l'avez dans votre dictionnaire, vous ?]
C’est pourquoi tout en étant un fantasme courant, il est le moins avoué… [Honnêtement, je n'ai aucun fantasme purement SM. Est-ce si courant d'en avoir ? J'ai des fantasmes de soumission, je le reconnais, mais alors s'il faut passer par le SM pour cela, je préfère m'abstenir, et monsieur aussi] Alors comment en parler, et au-delà le pratiquer ?
Le SM est avant tout une pratique ludique où il s’agit d’inventer des jeux de pouvoir, d’en jouir, d’exercer des renversements de rôles, de situations (qui du maître ? du soumis ?)
Maîtresse Gala Fur dans ce petit Osez les jeux de soumission et de domination suggère de nombreuses pratiques érotiques soft. Si vous souhaitez en savoir plus sur cette pratique qui vous titille, sur les règles, les accessoires, les vêtements, les scénarios possibles… remettez-vous tout entier aux conseils de prêtresse Gala.
Extrait d’un entretien avec Gala Fur :
Hervé Caron : Pourquoi pratique-t-on le SM ?
Gala Fur : Parce qu'on ne se contente pas d'un rapport ordinaire avec le coït comme plat principal. [Même sans SM, on peut ne pas s'en contenter, non ?] L'imaginaire a besoin de dessiner une autre forme de sexualité à la fois intense et esthétique (mise en scène travaillée, nudité hors-jeu). L'attente et les représentations fantasmatiques jouent aussi un grand rôle.
H.C : En quoi consiste la pratique SM pour toi aujourd'hui ?
G.F : J'aime les mises en scène ludiques pour lesquelles mon partenaire, homme ou femme, fait lui aussi un effort d'imagination en m'envoyant par exemple des scénarios, des souhaits ou des idées avant la séance. Échafauder une scénographie fait partie du plaisir. La passivité totale du soumis est insupportable car la dominatrice se sent alors instrumentalisée.
H.C : En tant que dominatrice professionnelle, quel type de personne font appel a tes services, et que cherchent-elles ?
G.F : Des personnes qui cherchent des séances à la carte avec une dominatrice attentive. Leurs fantasmes sont très variés, depuis l'homme qui veut une femme phallique au fétichiste du velours ou de la soie en passant par celui qui veut s'habiller en femme devant une femme. Dans " Séances ", je décris treize séances vécues, originales émouvantes. Certaines personnes cherchent simplement un lâcher prise qui leur permet d'oublier la réalité et de décompresser.
H.C : L'aspect vestimentaire est très fétichiste, le latex, la fourrure, les talons aiguille, qu'est-ce qui te plaît dans cet univers ?
G.F : J'ai un faible pour le cuir et le latex. Le cuir est viril et sauvage. Le latex est une seconde peau qui me donne des sensations aquatiques, jamais banalisées tant il est difficile à enfiler. J'adore les fourrures douces comme la zibeline, le renard ou le vison pour me rouler dedans ou les porter nue. Quant aux talons aiguilles, j'aime bien quand des hommes en portent.
[Vous avez remarqué qu'il n'est question que du SM ? Alors que le titre du livre, souvenez-vous en, met clairement en avant les mots soumission et domination. Y a-t-il distinction des termes ? Apparemment pas. Au final, on nous convie à lire un petit guide de pratiques SM. Déception.
J'avais envie de dire aussi que j'adorerais probablement les fourrures douces comme la zibeline, le renard et le vison, mais si le commun des mortels achète ce genre de choses, il risque de ne plus pouvoir payer son loyer et ses factures d'électricité. Soulignons le côté bon chic bon genre vers lequel s'oriente l'interview, avec la pensée qui s'insinue selon laquelle le SM est une pratique d'élites, etc.]
03 mars 2009
Jeu de questions
Il était décidé hier soir que le couple amateur de résille et nous jouerions à un jeu "action ou vérité". A 21h, nous étions connectés sur msn, eux aussi. Dans le lot des questions, nous avons répondu à celles-ci : quels sont nos fantasmes, dans quel lieu insolite avons-nous déjà fait l'amour, nous sommes-nous déjà fait surprendre et aurions-nous aimé être surpris, sommes-nous déjà allés sur une plage naturiste, et j'en passe. Parmi les actions, outre le fait d'ôter un vêtement, j'ai dû me masturber, faire une fellation à monsieur et monsieur a promené un glaçon sur ma poitrine, mes fesses et sous mon string. La soirée s'est bien passée. L'idée du jeu au départ est intéressante, je pense que nous en reprendrons l'idée. Il n'est pas exclus que nous repassions une soirée avec ce couple. Peut-être en portant un catsuit pour elle comme pour moi.
Si je donne pour titre "jeu de questions", c'est qu'il s'agit aussi d'un autre questionnaire. Un jeu de questions/réponses. Pas vraiment un jeu d'ailleurs. Et puis un questionnaire "MBTI" auquel j'ai répondu tout à l'heure qui permet de définir des types de personnalité. Les réponses pour la plupart ne me surprennent pas le moins du monde, je me perçois tout à fait comme introvertie, favorisant l'intuition etc., mais je pense que cela manque parfois un peu de finesse dans l'analyse. Il est vrai qu'avec 88 questions, le résultat ne peut être que partiel. Ainsi, on me dit majoritairement dans le jugement : je planifie, formalise, etc. L'illustration du jardin d'une telle personne est par contre à l'opposé de ce que je ferais. Je reconnais aisément être très structurée, tout planifier et ne pas supporter l'imprévu. Seulement, tout cela n'est que dans ma tête. Mon mode d'organisation, dans ce qui m'entoure, peut sembler au contraire parfaitement anarchique. Je ne vais pas vous prendre des photos de notre intérieur, mais si vous les voyiez, vous comprendriez aisément ce que je veux dire. Le descriptif de "perception", qui s'oppose à "jugement" me correspond tout autant : désordre, perte fréquente des objets, n'aime pas jeter, difficulté avec l'autorité. Il est étrange que le questionnaire n'ait pas du tout laissé paraître cet aspect.
14 février 2009
Salon de l'érotisme de Grenoble
J'avais promis un compte rendu. Le voici !
Nous sommes partis un peu après 20h de notre domicile, direction Alpexpo. Mais où exactement ? Il ne semblait rien y avoir à Alpexpo, nous avons tourné en rond avant de nous adresser aux personnes adéquates : « c'est pour le salon ? » Nous répondons oui. C'est là, nous indique le jeune homme qui s'y rendait avec ses amis. Effectivement, rien n'était éclairé, l'entrée était discrète, pas d'affichage outrancier, oh non, juste une feuille de type A4 ou presque avec les mots « salon de l'érotisme » écrits en noir. C'est tout. Dans la rue, beaucoup de voitures, certes, mais c'est aussi ainsi dans d'autres rues. Il fallait savoir où se rendre, vraiment, pour trouver. Ou suivre les personnes qui s'y rendaient puisque beaucoup convergeaient vers ce point. Le salon est interdit aux moins de 16 ans. Longue file d'attente. Vingt-cinq euros l'entrée. Il y a bien entendu ce coupon de 5 euros de réduction disponible sur le site d'eropolis. Mais peu semblent au courant, nous n'avons vu que des personnes payant leurs vingt-cinq euros. A l'entrée, la musique est très forte, beaucoup trop. Et puis pas vraiment dans mes goûts musicaux, mais mes goûts musicaux n'auraient pas convenu au lieu de toute manière. Tout le long de ce hall d'entrée, des affichettes pour le club libertin Les dunes.
Ayant franchis l'entrée, tamponnés pour pouvoir ressortir avec un tampon qui n'imprimait rien, nous nous trouvons devant l'espace hot, fermé, avec gardiens et guichet payant. Sont affichés strip-tease et je ne sais quoi. Nous passons. Puis s'enchainent les stands dans ce qui ressemble à une foire. Je m'attendais au côté marchand dominant, mais moins à cet amas, surtout concernant les sextoys rangés en allée d'un magasin de type foirfouille. Quelques stands sont un peu plus soignés. Un stand proposant des produits d'épilation où j'ai pris un prospectus, sur lequel j'ai pris quelques notes sur des produits vus, des marques que je ne connaissais pas pour des lubrifiants, pour des vêtements, pour de la lingerie. Plusieurs stands de lingerie ou plutôt de vêtements sexy : LegAvenue, Obsessive, Sanselle, Cottelli collection, les marques sont connues, les produits déjà vus pour la plupart. En ce qui concerne les bas résille notamment, j'ai trouvé les produits proposés au salon de l'érotisme plus chers que sur des sites Internet. Beaucoup de vêtements sexy proposés sont de très bas de gamme, en taille unique avec tissu extensible, mais parfois peu chers : cinq euros, dix euros. La foire, donc. Bien sûr, bien sûr, je critique, mais j'ai quand même acheté une mini-robe argentée. Le vendeur de lingerie Senselle à qui je disais qu'il était regrettable de ne trouver quasiment que des tailles XL, voire L et qu'il était impossible de trouver une taille S m'a répondu qu'effectivement il n'en faisait pas mais qu'une taille M correspondait à un 34-36. Première fois qu'on me donne de telles mesures. Autant dire que je ne l'ai pas cru. Imaginez, il aurait fallu que je mette du M voire du L, moi ? L pour large. Et puis quoi encore ?
Revenons aux sextoys. Deux vendeurs de rabbits laids, vibromasseurs réalistes en jelly gluand et autres produits divers. Au point de vue des sextoys, rien de raffiné sauf chez le deuxième vendeur où j'ai pu voir des Fun factory et des Lelo de près, dont le Mia en taille réelle que j'ai trouvé particulièrement minuscule. Dans un back, des sextoys à cinq euros et beaucoup de monde autour. Une bonne affaire, les sextoys à cinq euros ? Pas sûr. Les produits dont j'ai regardé le prix me semblaient de prix correct. Mon mari m'a même dit que le delight était à 99 euros, ce qui est plutôt bon marché. Le choix en lubrifiants et huiles de massage était important.
Une limousine blanche stationnait à côté des stands. Strip-tease dans une limousine, avec un prix affiché que je n'ai pas retenu. Je me suis demandée un instant si monsieur aimerait un strip-tease dans une limousine, mais je n'ai pas posé la question. Pas de jolies jeunes femmes à l'horizon, sauf une croisée en petite tenue. Finalement, la jolie jeune femme, dans son esprit, ce devait être moi, d'autant plus que je ne portais pas de petite culotte et qu'il y a pensé pendant toute notre sortie. C'est du moins sa confidence sur l'oreiller cette nuit.
Une parenthèse sur ma tenue. En photo, cela donne ça, et il suffit de ça pour faire bander monsieur :
Venons-en au plus intéressant : les chaussures. Je vous déçois, vous vous attendiez que je vous parle d'un show extraordinaire ? Eh bien non, mon regard a été attiré par de superbes chaussures et surtout des bottes, voire de très hautes cuissardes avec un talon très fin. Le genre de truc qui en impose. J'ai commencé par essayer une paire de bottes rouges. J'ai déjà plusieurs paires de bottes noires, je voulais changer. Devant le miroir, une autre femme. Elle portait le même modèle que moi, dans la même couleur, mais en version cuissardes. Aie aie aie, je suis retournée m'asseoir et j'ai dit au vendeur que je voulais essayer les mêmes. Pas de cuissardes rouges en ma pointure. Le vendeur me propose du noir, du blanc ou du « pourpre ». Pourpre, c'est rouge, je en comprenais donc pas pourquoi il me disait qu'il n'en avait pas en rouge en 39. Il m'amène les cuissardes. Elles sont prune. Il a mélangé les qualificatifs. J'essaie donc les cuissardes prunes avec les yeux qui pétillent. Mine de rien, j'arrive très bien à marcher avec ce type de talons. Je réussis même à être à l'aise. Je m'étonne moi-même. Et ce talon, doré, avec un cristal ou pseudo-cristal intégré. Bref, j'ai des cuissardes à tomber à la renverse, je ne sais pas quand je les mettrai, je ne sais même pas si un jour j'aurai l'occasion de les mettre mais je l'espère, voire j'essaierai de provoquer l'occasion parce que je tiens à les mettre.
Une autre parenthèse photographique : mes achats de la soirée, avec robe argenté bon marché et mes divines cuissardes.
Un stand un peu plus élégant que la plupart : les produits Félinéa de Brigitte Lahaie. Ceux-là même vendus par neoplaisir. J'ai compris alors pourquoi la bougie de massage ne coûtait que douze euros (à neoplaisir, parce que là, je n'ai pas vu de prix) : elle est beaucoup plus petite que les autres bougies de massage que je possède. N'empêche que j'essaierai volontiers la bougie de massage au chocolat. Mais poursuivons.
Puis, un stand de cuir. Mais pas de vêtements sexy en cuir. Impossible d'y trouver une petite jupe. Il n'y avait que des vestes et des manteaux. Le vendeur nous accroche, commence à nous donner sa carte, nous attribuer une réduction de 30%. Ensuite, il nous fait essayer des vestes. D'abord à moi qui craque sur deux modèles et ensuite à monsieur qui ne craque sur rien. Je trouve aussi que toutes ces vestes ne lui allaient pas. Mais je reste très sage, surtout vu le prix annoncé, malgré la super-méga-gigantesque réduction que le vendeur nous accorde. Un peu à la Vogica. Une veste qui coûte deux mille euros (oui, c'est le prix annoncé) vendue cinq cents. En trois ou quatre fois sans frais si on le souhaite. C'est étonnant comme un vendeur fait passer la pilule du 500 euros en disant, bah, juste un peu plus de 100 euros par mois, ce n'est rien. J'ai une veste en cuir, certes, pas de cette classe, pas de cette qualité, mais qui m'a coûté quarante euros, certes en soldes, mais quarante euros. Même ma superbe robe-corset ne m'a coûté qu'une mensualité de cette veste à cinq cents euros... Bref, nous sommes partis sans veste en cuir, évidemment. Par contre, je reconnais que le vendeur était compétent, à trouver immédiatement ma taille sans me la demander, à trouver des modèles qui me plairaient à coup sûr. Verdict : j'aime le court très cintré. Pas un centimètre de tissu en trop sur les côtés, tout doit épouser parfaitement mes formes.
Enfin, nous nous dirigeons vers la sortie, avec escale au point hot et donc cinq euros déboursés pour y accéder. Payer en plus, c'est nul, surtout que l'entrée préalable n'était déjà pas bon marché. Mais payer 2,50 euros de plus par personne pour rien, c'est plus que nul. A l'intérieur, deux stands de dvd pornographiques. J'ai oublié de préciser : si l'ensemble est accessible au plus de 16 ans, cet espace n'est accessible qu'aux plus de 18 ans. Je n'ai pas regardé, ce genre de films ne m'intéresse pas, c'est toujours la même chose. Un podium avec un écran où se passe je ne sais quoi, cela ne m'a pas marqué. Personne bien sûr sur le podium. Je suppose qu'il y a des horaires précis pour cela. Y a-t-il un affichage des horaires ? Je n'ai rien vu de tel. On doit y entrer au petit bonheur la chance, ressortir, attendre, entrer à nouveau sans payer grâce au tampon qui cette fois-ci a fonctionné, etc. Ensuite, un stand de massage désert avec des prix affichés. Un stand du club Les dunes où deux personnes conversaient. Un stand du sauna d'Aix-les-bains désert. Une baignoire à remous avec de l'eau dedans. Oui, bon, ça doit s'appeler jacuzzi ou autre terme du genre, je ne suis pas très fixée sur ces noms. Avec la température qui faisait, je me demande à quoi servait la petite piscine.
Il était alors pas loin de 22h30, notre temps de récréation finissait. Nous sommes rentrés.
En conclusion : c'est la première et dernière fois que nous y allons, nous savions d'avance que ce ne serait pas particulièrement intéressant, mais nous voulions y aller une fois pour nous rendre compte de nous-mêmes à quoi cela ressemblait. Rien de spectaculaire donc, mais je suis très contente de mon achat et monsieur peut-être encore plus.
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Un post scriptum :
une vidéo est disponible sur cette page. Les visiteurs semblent tous enthousiastes...
Le dauphiné libéré présente également le salon de l'érotisme de Grenoble sur cette page.
12 février 2009
Des anecdotes en attendant le week-end
Ce matin, je repassais le linge. Dont une robe de ma fille, que j'ai faite presque entièrement avant de me rendre compte que le fer à repasser n'était pas branché.
Qu'ai-je à dire pour ma défense ? J'effectue les tâches ménagères en chantant ou en pensant à d'autres choses. Je ne vais tout de même pas repasser en pensant à mon repassage.
Hier soir, sous le drap, la couverture et le couvre-lit, le tout superposé sur moi parce que j'avais froid, monsieur avait un doigt voire deux dans un endroit stratégique pendant que j'effleurais sa verge. Je dis bien effleurer, je ne l'ai pas prise à pleine main. Et heureusement parce qu'il a éjaculé de suite. C'est là que j'ai regretté de ne pas avoir sorti le "baume retardant" de la marque Voulez-vous que je voulais essayer. Je vais coller un pense-bête sur la bonnetière : avant de toucher au sexe de monsieur, l'enduire de produit à tester. Si c'est efficace, il n'y a pas de doute, je le verrai de suite.
J'ai reçu il y a une semaine environ un produit dépilatoire d'une grande marque à tester puisque je fais partie d'un panel de consommateurs, que je réponds à des enquêtes, etc. J'avais épilé mes jambes une semaine auparavant alors que j'ai trois semaines au total pour faire plusieurs essais du produit. Je me suis donc mise à épiler le maillot. Pas tout. Juste un peu échancré. Normalement, je n'épile pas cette partie de mon corps, j'utilise un rasoir. Je n'ai pas particulièrement envie de souffrir, que voulez-vous... Cette fois-ci, épilation, pour la première fois en cet endroit. Je l'ai fait avant-hier soir. Hier soir encore j'étais rouge. J'ai bien fait de ne pas faire d'épilation intégrale, j'aurais l'air fine avec un pubis tout rouge.
Hier soir, monsieur voulait faire des photos dans le hall d'entrée de l'immeuble, devant les boîtes au lettres. Hum... dans le couloir désert, ok. Dans la neige, alors que ça caille, sans être trop habillée, mais avec personne dehors et j'espère personne à la seule fenêtre qui n'a pas de volets baissés, ok. Dans les escaliers déserts, ok. Dans le sous-sol où il risque d'y avoir quelques personnes, c'est limite. Mais dans l'entrée avec une guêpière qui ne couvre même pas la poitrine, hum...
J'aimerais bien l'y voir, lui. Chiche, ce soir, on fait des photos de monsieur, je lui prête un string pour l'occasion et il se place juste à l'entrée de la résidence.
08 février 2009
Je lis Osez les conseils d'une lesbienne...
Depuis hier, j'ai commencé Osez les conseils d'une lesbienne pour faire l'amour à une femme de Marie Candoe. Ce n'est pas transcendant, mais tout de même, le livre ne me semble pas inutile, loin de là, pour certains lecteurs masculins du moins.
Je lis le passage sur le baiser et je pense : Pfff, personne ne m'a jamais embrassée comme ça. Avec A. cela s'est limité au lendemain du jour où je l'ai rencontré, c'était et je roule la langue, et je re-roule. Totalement dépourvu d'effets. Avec monsieur, j'ai trouvé cela plutôt baveux. J'ai renoncé depuis longtemps à ce genre de pratiques.
Je lis le passage sur le clitoris, p. 56 : "Non, un clitoris, c'est un capuchon, une hampe. Et c'est complexe, érectile et très sensible. Titillé à outrance et maladroitement, ça peut être très douloureux."
Certes, monsieur est parfois un peu maladroit, mais il apprivoise progressivement la bête et s'en sort parfois pas trop mal.
Mais A., quelle horreur. J'ai cru pendant longtemps qu'il ignorait que ce petit truc féminin existait. Un jour seulement il s'en est préoccupé, avec la délicatesse d'un bucheron. J'étais allongée, il m'a maintenue ainsi, dans l'impossibilité de bouger malgré mes efforts pour me dégager et a frotté mon clitoris un peu comme on récure un pavé trop sale. C'était abominable. J'ai crié qu'il arrête, supplié qu'il arrête. Mais quand il avait une idée en tête, rien ne pouvait la changer. Il était convaincu qu'il serait capable de me faire jouir ainsi. Il a continué à astiquer. Je crois qu'il a été absolument déçu de constater que je n'ai pas joui de la sorte. J'étais donc définitivement frigide à ses yeux. Quand je me suis relevée, je lui ai dit froidement qu'il n'avait pas intérêt à recommencer ça. Effectivement, il n'a plus jamais touché à mon clitoris. Il n'y a que moi qui savais en jouer.
03 février 2009
Deux minutes de sport
Mes doigts font régulièrement du sport, je tape sur un clavier. Le reste du corps n'en fait par contre jamais. Sauf si l'on compte les déplacement à pied pour aller chercher les uns et les autres à l'école ou à la garderie.
Tout cela pour en arriver au fait de l'histoire de mes fesses moches. L'histoire ne date pas d'hier. Elle revient même apparemment à chaque période de soldes, chaque fois que je sors d'un magasin de lingerie avec des strings qui ne sont pas du meilleur effet sur moi.
Donc, il y a plusieurs mois de cela, j'ai pris la grande résolution de faire du sport pour muscler le fessier. J'ai acheté pour 5 euros un stepper. Un vrai, avec David Douillet écrit dessus (sauf que les enfants ont arraché l'étiquette à présent). Nous avons placé le stepper dans le hall d'entrée de l'appartement. Le stepper a donc servi de porte-manteaux.
Comment voulez-vous que je fasse du stepper dans l'entrée ? C'est mal éclairé, il n'y a pas de chauffage, je suis isolée dans une pièce minuscule.
Nous venons à présent de déplacer le stepper dans le séjour. Je n'ai plus aucune excuse. Je fais du sport. La première fois, monsieur m'a asséné, une fois que j'ai terminé ma séance : bien, tu as tenu une minute et demie. Au bout d'une minute, je commence à en avoir plein les jambes. Trente secondes plus tard, je capitule.
Mais je persévère, jour après jour. Hier, j'ai tenu deux minutes.
17 décembre 2008
Normalisation
Nous discutons d'autres choses. Tant que nous discutons d'autres choses, cela va. Mon mari aimerait écouter un livre-cd. Il a écouté Françoise Rey parler à la radio hier et pense qu'il apprécierait d'écouter des nouvelles au lieu de les lire. Je pense que je préfère lire, mais veux bien écouter un tel cd avec lui. A tout hasard, j'ai demandé à sonobook si je pouvais avoir le deuxième cd des oeuvres d'Anaïs Nin sorti en octobre. C'est un peu tard pour réagir, mais compte tenu de la situation, si je peux l'obtenir, ce sera une bonne chose.
Nous allons peut-être participer in extremis au concours de cette semaine du site Photosensualité. Pour cela, nous devons faire la photo ce soir. Et nous n'avons pas réellement d'idée, du moins pas d'idée intéressante. Peut-être, peut-être pas. Mode et sensualité est le thème. Je ne trouve pas cela simple. Mais prendre une photo, même sans idée intéressante, sera mieux pour nous que de ne rien faire.
A force de m'entendre demander ce que je souhaitais pour Noël, j'ai fini par dire "des cours de chant". Des cours particuliers avec un véritable professeur de chant, comme ce que je faisais lorsque j'étais étudiante. Une demie-heure ou une heure par semaine à chanter. De quoi me sentir bien.
Message ultra-positif donc aujourd'hui. Evidemment, le fait d'avoir trois lignes sur mon site dans Sensuelle m'a aussi mise de bonne humeur. Je ne cacherai pas cependant que je sens un affreux vide, que j'ai des moments où je me sens affreusement triste. Pourquoi j'en parle ? Non pas pour "faire signe" à cette personne, comme dit mon mari. Juste parce qu'il en est ainsi. Je ne m'éterniserai pas sur le sujet. Ce n'est pas le propos du message.
La "normalisation", c'est aussi la préparation des fêtes de fin d'année. Ce soir, nous faisons notre repas de Noël entre nous, avec saumon fumé -et tranches de citron posées par mon fils aîné sur le plateau et bûche glacée. Noël un 17 décembre ? Pourquoi pas...
16 décembre 2008
Pénible
Heureusement, la mère d'un copain de mon fils a fait diversion en ce début d'après-midi. Nous avons pu discuter, boire un café, parler des enfants surtout mais aussi de nous, même de moi ce qui est assez rare. A peine cette personne partie, mon mari ronchonne, ne sait pas quoi faire, veut prendre la voiture pour aller je ne sais où. Tiens, tu pourrais dans ce cas acheter le cadeau d'anniversaire de M. au supermarché ? Non, il n'en a pas envie.
Et il ronchonne parce que je souhaite avoir l'ordinateur, alors qu'il a eu l'ordinateur à sa disposition tout l'après-midi d'hier pendant que j'emmenais mon fils cadet à ses rendez-vous avec ma fille et que je voulais rédiger la présentation d'un produit pour le webzine de neoplaisir, que je n'ai présenté aucun produit depuis une semaine et qu'il faut bien de temps en temps que j'y consacre un peu de temps. Mes seules activités extérieures à la vie de famille sont sur ordinateur. Sans ordinateur, je ne suis que mère au foyer.
Et que fait-il sur l'ordinateur ? Il lit mon blog pour voir à quel moment cela a dérapé. A quel moment il aurait dû se méfier de quelque chose. Hier, il a cru identifier la date du 4 octobre avec un message où je parlais de X et de sa réaction par rapport à un événement particulier. Mon mari relit donc tout mon blog pour y trouver je ne sais quelle cause.
Ensuite, il me dit qu'il ne veut voir personne, donc pas marcher, préfère utiliser de l'essence à se promener en voiture sans rien faire. Si tu ne veux voir personne, tu n'as qu'à aller dans la chambre et écouter la radio avec ton casque, tu seras isolé. Réponse : tu crois qu'il y a quelque chose à la radio ? Et c'est comme ça pour tout, et ça me pèse, et je trouve ça pénible. Mais bien évidemment je n'ai pas le droit de le dire, encore moins de l'écrire.
Mais bien évidemment, il faut beaucoup de choses pour m'être agréable, il faut beaucoup d'efforts et ses efforts n'aboutissent à rien avec moi. C'est encore ce qu'il m'a dit ce matin. Tout ça pour quoi ? Parce que tout à l'heure il m'a dit, tu es sûr, tu ne veux pas de sexe ? Et j'ai dit non, ai parlé du linge à laver. Il paraît que les hommes deviennent agressifs sans sexe. C'est sa nouvelle approche de la question. Sa nouvelle argumentation.
Questions de temps
Je me demande dans quelle mesure nous pourrons obtenir une allocation pour notre fils. Le dossier de demande traîne dans mon sac, il a été rempli par le pédiatre. Mon fils n'est pas handicapé. Pourquoi une allocation pour enfant handicapé ? Mais d'un autre côté, il y a le temps passé dans les transports, les péages, le temps en salle d'attente, le temps des rendez-vous chez l'un ou chez l'autre. Hier, tout l'après-midi y est passé. Nous sommes rentrés à 18h. Le matin, une réunion avait lieu aussi, ici heureusement. Une compensation financière pour tout ce temps et cet argent dépensés ? Est-ce normal ?
La litanie du "je manque de temps" reprend. Ce matin, c'était pour m'occuper de mon mari. Demain, ce sera aussi le cas puisqu'il doit se rendre à l'hôpital pour une visite. Et les heures passent. Et les jours passent. Je n'ai pas encore pris le temps de voir la gynécologue. La pharmacienne m'a rappelé à l'ordre : elle a bien voulu m'avancer ma pilule contraceptive pour un mois seulement. Je n'ai plus d'ordonnance depuis trois mois. Un rendez-vous chez la gynécologue, c'est une matinée qui se perd, c'est un calcul pour que le rendez-vous ait bien lieu entre 9h et 11h, afin que je puisse emmener et chercher les enfants. J'y renonce. Un médecin généraliste pendant les vacances chez mes parents pourra probablement m'établir une ordonnance rapidement après avoir simplement pris ma tension. Je n'ai aucun problème avec ma pilule, cette seule prise de tension peut suffire. Et puis, comme le dit mon mari, en ce moment, ai-je besoin d'une pilule contraceptive ? Etant donné que je refuse en bloc toute activité sexuelle et que je ne pense pas changer quoi que ce soit là-dessus avant longtemps, je pourrais effectivement m'en passer.
Il y a aussi ces discussions qui prennent du temps. Hier toute la soirée. Et même la nuit alors que j'aurais préféré dormir. Cela fait moins de mal lorsque je ne dis rien, pour lui comme pour moi. Mais nous avions décidé hier que j'accepterais une conversation par jour sur le sujet. La conversation a eu lieu hier soir. Se réfugier dans le silence, c'est faire prendre à X des proportions trop importantes, parait-il. On fait vite le tour du sujet dont on parle, par contre. Soit. Seulement, si je parle, dans mon esprit, c'est pire. Je ne parle pas, j'oublie progressivement. Je parle, tout est ravivé. Alors je veux bien écouter ce qu'on me dit, faire ce qu'on me dit de faire, mais je ne crois pas que ce soit la meilleure solution. Mon mari essaie d'y déceler des pistes pour arranger les choses. Je veux bien qu'il fasse des tentatives, mais je ne suis pas convaincue du résultat. Et l'expression de ce doute suffit pour qu'il se morfonde. Je ne garantis pas qu'à ce rythme nous puissions sortir de l'état de crise. La question cruciale est : ai-je envie d'en sortir ? Ma réponse : pas toujours.
Une chose à faire aujourd'hui : relire la nouvelle d'une copinaute. Elle va participer au concours de nouvelles sur le thème de Noël de Photosensualité. J'aime bien ce qu'elle a écrit.
11 décembre 2008
Je n'en ai pas envie
Cela fait deux semaines parait-il. Pour ma part, je ne compte pas, cela n'a pas d'importance. Je disais récemment que ma libido allait au mieux. C'était vrai. Sauf que nous ne faisions pas l'amour dans le sens que l'on peut donner quand il s'agit d'un acte pourvu de caresses, d'effusions, de tendresse, lorsqu'il s'agit d'un moment de complicité. Nous agissions vite, sans préliminaires, une ou deux fois par jour. Pourquoi ? monsieur le souhaitait ainsi, moi aussi.
A présent, je ne souhaite plus rien. Je suis retombée dans cet état sans goût, sans envie, sans rien. Le déséquilibre entre nous deux est important : il veut retrouver ces caresses, ce moment de complicité. Je ne veux rien. Il me pourchasse avec cette idée, me l'a servie plusieurs fois cette nuit et ce matin. Peine perdue. Je ne veux rien. Plus d'action bestiale, pas de tendresse non plus.
- Tant pis pour toi, je vais me faire des idées.
Les idées en question ? que je ne le désirais pas, lui, récemment, lorsque ma libido était au mieux, mais que j'étais simplement dans un état d'excitation provoqué par quelqu'un d'autre. J'ai répondu que c'était tout à fait ça. Parce qu'il faut bien différencier deux choses : le désir d'une personne particulière et une envie physique provoquée par une situation ou un geste particulier qui pourrait me conduire à faire l'amour sans désir préalable. Sauf que la deuxième solution est celle qui prévaut. Toujours. Je n'ai jamais fait l'amour avec mon mari en ressentant préalablement une vague de désir qui submerge, torture, irradie tout le corps. Mon mari semble le découvrir et cela le perturbe. Mais qu'y puis-je puisqu'il en a toujours été ainsi ? J'ai d'ailleurs depuis longtemps tenté de l'expliquer. Il n'avait pas compris. Pour être exacte, j'ai ressenti une fois un tel désir pour lui. Une fois. Ce devait être il y a environ sept ans.
Donc, depuis sept ans, je n'avais plus ressenti cela. C'était pourtant quelque chose que je connaissais pour l'avoir expérimenté précédemment avec A. Je sais donc aussi que le désir peut exister mais la relation sexuelle être sans intérêt. Ou que le désir préalable peut ne pas exister et la relation sexuelle être tout à fait satisfaisante. Premier cas avec A., deuxième cas avec mon mari.
Où en suis-je dans mon raisonnement ? nulle part finalement. Je veux juste qu'on me laisse tranquille. Qu'on me laisse du temps.






