17 décembre 2009
Dessin de Carlo
Enfer.com m'envoie un courriel pour m'avertir de ses nouveux e-books. Un dessin de Carlo dans cette newsletter que je voulais vous montrer car je le trouve superbe :
Son recueil de dessins, vendu sur le site, est ainsi présenté :
"Jusqu'à la première édition de cet album, le nom de Carlo évoquait seulement le mythique illustrateur d'introuvables romans libertins publiés dans les années 1930. Avec plus de 340 dessins, cette nouvelle édition présente la quasi-totalité d'une œuvre secrète, inaccessible et fascinante.
Femmes altières vêtues de chevreau glacé, princes cruels et pirates divers rivalisent d'imagination pour asservir des victimes qui trouvent dans ces traitements de bien bizarres satisfactions. Après avoir révélé, dans Mignonnes Mignonnettes, les photographies coquines contemporaines des dessins de Carlo, Robert Mérodack étudie cet artiste mystérieux, les ouvrages qu'il a illustrés et l'énorme influence qu'il a exercée aussi bien sur John Willie, le créateur de Sweet Gwendoline que sur Gene Bilbrew, Eric Stanton ou Bill Ward...
De cette confrontation résultent des découvertes concernant l'histoire d'un genre méconnu, mais également l'identité réelle des auteurs illustrés par Carlo. Cependant, même débusqué sous le pseudonyme d'un caricaturiste, Carlo reste mystérieux. Parce que son œuvre est géniale et inattendue, parce que son humour est aussi cruel que tendre, parce qu'il est devenu à l'illustration ce que L'Histoire d'O est au roman, ce qu'André Breton appelait «un infracassable noyau de nuit».
Après recherche, Carlo n'est pas un dessinateur mais un groupe dessinant sous ce nom dans les années 30. La boutique de Zaza propose un volume, Erotica Universalis, avec presque 600 illustrations fétichistes. A propos de ce "Carlo", voici les précisions apportées : "Les livres étaient illustrés par Carlo : un dessinateur qui n’a jamais existé ! En fait, Carlo était un pseudonyme employé par une demi-douzaine de dessinateurs travaillant pour des éditeurs qui publiaient des livres érotiques à la chaîne. Sous la houlette d’un dénommé Charleno, les Carlo ont popularisé les attelages humains, les vêtements cloutés, les gaines de cuir et les talons aiguilles. Les Carlo rivalisaient d’imagination lorsqu’ils représentaient cet univers onirique où les femmes étaient soumises à d’autres femmes : femme-poney, prosternations, piétinements, flagellation, fessées, lavements, immobilisations contraignantes et humiliantes. Le travail des Carlo inspira ensuite les dessinateurs américains, comme Eric Stanton qui vont faire apparaître la panoplie sadomasochiste “française” dans leurs bandes dessinées réalisées pendant les années quarante et cinquante"
16 décembre 2009
Fumetti per adulti chez Delcourt
Erotix, la nouvelle collection de bd érotiques des éditions Delcourt (dont je vous ai déjà parlé puisque j'ai lu deux bd de cette collection, Les 110 pilules et Emmanuelle) propose à partir de janvier des rééditions de fumetti per adulti, autrement dit des bd éditées préalablement en Italie en petit format. (cf L'encyclopédie de la bande-dessinée érotique qui est une mine d'informations).
Le dossier de presse reçu est intéressant à lire. Beaucoup d'informations que je m'empresse donc de vous communiquer. (Cliquez sur les différentes images pour les agrandir.)
14 décembre 2009
Les plantes aphrodisiaques d'Alain Tardif
Avec ses onglets colorés et son classement alphabétique des plantes, ses notices avec photographie et explications claires, Les plantes aphrodisiaques est un volume qui peut rendre bien des services.
Alain Tardif, naturopathe et passioné de botanique, informe, conseille et donne aussi quelques recettes pour des repas en tête à tête et des préparations destinées à des massages.
Les plantes aphrodisiaques, Alain Tardif, éd. Anagramme, coll. Vivons Bio, 16,90 €
Texte écrit pour Sensuelle
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Vous pouvez retrouver une recette de ce volume sur cette page du webzine de neoplaisir.
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12 décembre 2009
Love in Bollywood, les aventures de Savita Bhabhi
Savita, jeune femme de vingt-neuf ans, mariée, s'adonne fréquemment à des fantaisies sexuelles avec tout homme à sa portée capable de retenir son attention.
Savita Bhabhi est une bande dessinée qui est apparue depuis quelques mois sur le web et le site qui diffusait cette série a connu un véritable succès en Inde, jusqu'à son interdiction dans ce pays. Les aventures de Savita Bhabhi (littéralement "belle-soeur", avec une connotation de légéreté de comportement), comprennent plusieurs épisodes de trente pages environ en anglais. Les éditions Blanche proposent à présent de lire deux épisodes en français dans un volume intitulé Love in Bollywood : La fête et La visite.
Bande dessinée pornographique, richement colorée, Savita Bhabhi peut séduire par ses illustrations mais déçoit un peu par la faiblesse des scénarios proposés.
Love in Bollywood, les aventures de Savita Bhabhi, Deshmukh, Dexstar et Madman, éd. Blanche, 12,95 €
Texte écrit pour Sensuelle
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Dossier adressé par les éditions Blanche : (vous devriez pouvoir cliquer dessus pour agrandir...)
Dans ce dossier, une url figure, celle du site de la bande dessinée. En réalité, il faut aller sur cette page : http://www.kirtu.com/index.php Vous pourrez alors cliquer sur l'onglet concernant Savita pour lire une présentation des personnages ou alors rester sur cette page d'accueil pour lire directement en ligne, gratuitement mais en anglais, les différents épisodes de la série. Cette série en est à son seizième épisode, Double trouble.
Pour retrouver les épisodes concernés par le volume Love in Bollywood, il convient de choisir les épisodes 3 et 4, The party et Visiting Cousin. Inutile d'avoir un excellent niveau d'anglais pour comprendre, les scènes étant explicites, le vocabulaire de base et les scénarios rudimentaires.
Deux extraits de The party :
Ci-dessus : Scène dans la cuisine, tandis que son mari et la femme de l'homme sont dans la pièce à côté.
Ci-dessous : Scène à table (ou plutôt sous...)
11 décembre 2009
Connaissez-vous l'illustrateur Adrià Fuitos ?
Je vous avais parlé de ce livre reçu hier, Le Kamasutra vu par les filles. Il s'agit d'un livre traduit de l'espagnol publié en France aux éditions Clairance. Le nom de l'auteur est porté en couverture, mais il faut regarder à l'intérieur du volume pour trouver le nom de l'illustrateur, Adrià Fuitós.
Si je vous parle de cet illustrateur, c'est que je suis tombée absolument sous le charme de ses dessins figurant dans ce volume, Nuestro Kamasutra (titre original). Je me suis donc renseigné sur lui, et à travers les pages officielles ou non, j'ai pu collecter certaines informations.
Sur ce site figure ainsi une courte biographie en français : "Adrià Fruitós est un illustrateur espagnol installé à Strasbourg. Il travaille pour l’édition, la presse ou la publicité avec de nombreuses publications à travers le monde. Il réalise également des fresques ou des T-shirts. Sélectionné par Lürzer’s Archive pour le recueil des « 200 Best illustrators Worldwide 09/10″ et participe à des expositions ou collaborations dans des pays comme la Slovaquie, le Japon, Brésil, l’Espagne, la Suède, les Philippines, USA, Canada, Italie, Portugal… Un style narratif très personnel."
L'illustrateur à l'oeuvre (extrait de sa page myspace)
Pour voir ses oeuvres, rien de mieux que de se rendre sur ses divers sites et pages :
http://adriafruitos.ultra-book.com/
http://www.myspace.com/adriafruitos
Il participe à la 2è exposition internationale d'illustrateurs, Blue Book group qui se produit dans divers pays (avec actuellement une exposition à Téhéran).
Mais revenons au Kamasutra ! Ses illustrations de positions sont pleines de couleur et de drôlerie. Je reproduis ici quelques-unes des illustrations figurant dans le livre. Pour en voir davantage, rendez-vous sur http://adriafruitos.ultra-book.com/ et cliquez sur "gallery" en haut de la page.
10 décembre 2009
Cyberfemmes d'Elisabeth G. Iborra
Les possibilités d'Internet sont multiples, y compris en matière de sexe. Ce guide sexy de grand format, clair et illustré, est destiné aux femmes qui veulent découvrir le panel des possibilités qui leur est offert : la séduction et les rencontres, l'expression via des forums ou le chat, les boutiques érotiques en ligne, les sites spécialisés en fonction de ses goûts et envies, images érotiques et pornographiques, récits de fantasmes... Sans oublier de précieux conseils en cas d'addiction au cybersexe.
Il n'y a pas de doute, les femmes se débrouillent très bien sur Internet ! On peut néanmoins regretter dans ce guide l'absence d'url pour poursuivre sur la toile les découvertes que l'on a faites sur le papier.
Cyberfemmes – Comment les femmes se débrouillent sur Internet, Elisabeth G. Iborra, éd. Clairance, coll. Sexyguide, 14,90 €
Texte écrit pour Sensuelle
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Quelques mots personnels :
C'est en même temps que Le Kamasutra vu par les filles dont je vous ai parlé il y a peu que j'ai reçu ce livre ce matin au courrier. J'aime bien cette nouvelle collection "sexyguide" des éditions Clairance pour son grand format, sa pagination et surtout ses illustrations. (J'aurai l'occasion d'en reparler pour le deuxième livre reçu où les illustrations valent réellement le détour.) Les guides sont fréquemment austères, or ce n'est absolument pas le cas avec ce livre aux couleurs vives. Par contre, vu que les illustrations prennent presque la moitié des pages (pour chaque thème abordé, une page d'illustration, une page de texte en grands caractères), il y a peu à lire. Et comme je l'expliquais au-dessus, aucune url n'est fournie alors que l'on aurait pu s'attendre tout au contraire à y trouver un guide de l'Internet pour les femmes dans leur rapport à la sexualité. Le livre est traduit de l'espagnol, alors il est certain que même si l'édition originale comportait (mais je ne sais pas si c'est le cas) des url, celles-ci auraient été inutilisables.
Finalement, est-ce un guide utile ? On peut en douter. Sauf cas où l'on ne pourrait pas se classer encore dans la catégorie des "cyberfemmes" et qu'on ignore ce que l'on peut trouver sur Internet en-dehors de la météo et de sa messagerie. Pour ma part, je n'y ai rien appris. Mais l'ouvrage est tout de même de bon conseil pour les novices, il a le mérite d'expliquer très clairement les risques que l'on peut encourir notamment. S'y trouvent aussi des définitions de concepts, comme la "paraphilie". A noter, le terme "swinging" est utilisé au lieu du terme d'échangisme quand même plus fréquent en français...
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08 décembre 2009
Un Kamasutra féminin ?
J'ai reçu hier un document présentant un livre qui est sorti il y a quelques jours, Le Kamasutra vu par les filles, écrit par Alicia et publié chez Clairance. Le Kama Sutra fait l'objet de tellement de versions, de volumes, que je finis par ne plus demander de tels livres. Or, j'ai demandé à obtenir celui-ci. Parce qu'il n'est pas impossible qu'il soit drôle, pétillant, et puis "des petites nouvelles érotiques" sont annoncées... ce n'est donc pas simplement la description successive de positions. En attendant de recevoir le livre et de le lire (si du moins je le reçois bien), voici quelques informations :
06 décembre 2009
Ars erotica versus scientia sexualis
Je suis encore en train de travailler sur Michel Foucault (cf ma présentation du volume La volonté de savoir, Histoire de la sexualité 1) et viens de trouver une page Internet où se trouve un court enregistrement de propos de Michel Foucault sur un motif de son Histoire de la sexualité, l'opposition entre deux manières de penser la sexualité : l'ars erotica et la scientia sexualis, cette dernière étant le propre de notre culture.
Je vous laisse écouter, c'est ici.
Histoire de la sexualité I - La volonté de savoir de Michel Foucault
Comme vous le savez peut-être, un de mes devoirs d'initiation à la sociologie, vu que je suis actuellement étudiante en psycho, porte sur une lecture. En l'occurrence, j'ai acquis les trois tomes de Histoire de la sexualité de Michel Foucault, qui existent en poche, dans la collection Tel chez Gallimard. J'ai fini la lecture du premier tome intitulé La volonté de savoir et viens de rédiger un résumé du livre. Comme on peut trouver un lien entre ce livre, avec le thème de la sexualité, et ce blog, voici ce résumé (la fiche de lecture elle-même devant se constituer d'autres choses que ce seul résumé) :
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L'homme contemporain croit se libérer du joug du pouvoir qui a réprimé depuis des siècles la sexualité. Cette répression débuterait au XVIIe siècle, correspondrait à la fois à l'émergence du capitalisme qui repousserait toute futilité au profit du travail et au voile posé par le christianisme renonçant à la chair. Elle se renforcerait jusqu'à trouver une issue libertaire approximativement à partir de Freud : l'homme pourrait enfin évoquer la sexualité, et en parler serait alors lutter ouvertement contre un pouvoir tout puissant qui exigerait le silence à ce sujet.
Or, il n'en est rien. L'homme se fourvoit et entre en réalité, en croyant à cette libéralisation, dans le dispositif créé par le pouvoir lui-même. Des premières au dernières pages, Michel Foucault répète inlassablement dans cette analyse historique que le discours sur la sexualité n'a pas été entravé mais encouragé, au point de devenir crucial, au point d'envahir les confessionaux et les familles. Le discours sur la sexualité est devenu discours par excellence, celui qui nous donne identité, qui découvr le secret ultime de notre être.
Cette survalorisation de la sexualité a été dès le XVIIe le fait même du christianisme qui exige une confession des moindres frissons, des moindres plaisirs, mais aussi de l'organisation sociale, à travers la théorisation pédagogique de la sexualité enfantine, l'hystérisation du corps féminin, la classification des perversions et leur psychiatrisation, le renforcement du système d'alliance et de l'organisation familiale. La santé, les médecins prennent le relai, encouragent le discours.
Le pouvoir sollicite le dit sur le plaisir qui lui-même crée le pouvoir sur le dit tandis que la parole elle-même devient plaisir. Pouvoir et plaisir sont complémentaires et se consolident l'un l'autre.
Mais revenons à la médicalisation du discours sur la sexualité : on est passé d'une ars erotica à une scientia sexualis. La sexualité devient enjeu de science. Par le voisinage de la biologie, le sexe acquiert une aura scientifique tandis que la sexualité est enjeu de vérité. La science sollicite l'aveu, recherche des causalités. La sexualité est cause première des dégénerescences pathologiques. Que l'on pense notamment à toutes les maladies qui sont inférées à la masturbation au XIXe siècle ...
Pourquoi alors cette idée d'un pouvoir massif, judiciaire réprimant la sexualité ? Parce que le pouvoir se montre sous cette forme simpliste, que cette image le sert, alors qu'il est protéiforme, le fait de rapports de force multiples. Le pouvoir est "le nom qu'on prête à une situation stratégique complexe dans une société donnée."
La bourgeoisie s'est accaparée préalablement de cette science de la sexualité qui donne le pouvoir (alors que la parole sur la sexualité est le fait même du pouvoir comme nous l'avons vu précédemment). C'est par la sexualité que nous savons qui nous sommes. Au sang des nobles se substitue la sexualité bourgeoise. Le sexe a une valeur, celui de la bonne santé, de la survie. En cela, le pouvoir n'est plus un droit de mort comme l'exerçait lors des siècles précédents la monarchie mais une gestion de la vie.
Le sexe est stratégie de pouvoir liée au savoir.
04 décembre 2009
Des livres érotiques envoyés en Afrique ?
Tout à l'heure, quelqu'un m'a envoyé un mot sur la messagerie du site On va sortir après lecture de ma fiche d'identité. Il s'avère que cette personne s'occupe avec d'autres d'une association qui se situe près de chez moi dont le but est de faire vivre, après sa création, une bibliothèque en Centrafrique. Si vous vous souvenez de ce que j'expliquais il y a peu, j'ai décidé de donner mon trop plein de livres au lieu de tout garder. Jusqu'à présent, il s'agissait de les donner à une médiathèque. Mais pourquoi ne pas les adresser à l'association ? Apparemment, mon interlocuteur serait preneur.
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