21 octobre 2009
Concours de Photosensualité : essai de photos, début d'écriture
J'imaginais participer à deux concours du site Photosensualité. Celui de photographies de cette semaine tout d'abord sur le thème Chapeau / bottes de cuir. Mais il ne s'agit pas de mettre un chapeau sur sa tête et des bottes à ses pieds pour sortir une photographie belle et originale. Je suis à court d'idées et notre séance photo d'hier soir a tourné court. Nous ne participerons peut-être pas à ce thème...
Le deuxième concours est le concours mensuel de nouvelles. Le mois d'octobre accueille le thème "je te déteste". Et je ne suis pas spécialement inspirée mais me force un peu parce que si je ne me force pas, je fainéantise. Donc j'écris. Pour l'instant, deux paragraphes. Je vous les livre ici pour me donner un peu de courage, parce qu'il faut que je continue. Merci pour les éventuels commentaires sur ces deux paragraphes...
[pas de titre pour l'instant ou alors "je te déteste", mais ce serait un peu bête]
Quand je conduis, je ne supporte pas qu'on me parle. Cela me déconcentre. Je noyais son flot de paroles dans la musique diffusée à la radio et pensais au séjour que nous projetions de faire en Belgique au printemps. Face à moi, une voiture déglinguée que je laissais passer. Son conducteur ressemblait à un hippie et cela me fit sourire. Et mon sourire sembla encourager le déluge verbal puisque la radio couvrait de moins en moins des paroles qui percutaient mes oreilles. Allait-il se taire ? C'était comme ça le matin alors que je prenais mon café. Il fallait qu'il commentât le goût de la confiture, la pluie qui était tombée durant la nuit, le bouton du pyjama qu'il fallait recoudre, qu'il chantonnât même accompagné de la cafetière. Pascal était bavard. Pas moi. Et souvent il me fatiguait. Mais ses bavardages avaient l'avantage de manifester une présence, un peu comme le ronronnement de la télévision que certains allument pour ne pas se croire seuls. Je haussais les épaules. N'était-il que cela, finalement ? Un brouhaha de présence humaine dont j'avais besoin pour ne pas chavirer, pour ne pas me sentir seule, pour avoir l'impression d'exister, de compter pour quelqu'un ? Et lui, comptait-il pour moi ? Le printemps me sembla loin. Je soupirai.
Il est de ces dilemmes que l'on ne résoud pas avec des barres de chocolat. C'est ce que je pensais en finissant la plaque. J'avais rencontré Marc deux jours plus tôt, chez ma vieille copine Hélène qui avait invité à tout-va parce qu'elle s'était mise en tête de confectionner des galettes des rois et qu'il fallait les manger toutes. J'étais donc invitée, Pascal aussi bien sûr, deux-trois copines, un collègue ou deux, et son voisin, Marc. J'avais eu la fève. Lui aussi. On nous a couplé pour un slow obligatoire, parce qu'il était décrété que le roi et la reine devaient danser. Ma cheville était encore douloureuse, le slow était un moindre mal. C'est ainsi que je m'étais retrouvée à quelques centimètres de lui, que j'ai respiré son parfum, que je l'ai découvert attirant, sexy même, et tant pis pour les mots. Je fondais plus sûrement que la neige en ce moment sur les trottoirs. J'avais retrouvé son numéro de téléphone dans mon sac à main. Hélène ne m'aurait pas fait cette farce. Cela venait de lui. Allais-je appeler ?
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On est dans un roman à l'eau de rose, là, non ? Je ne sais même pas bien ce qu'il va se passer ensuite. J'ai deux vagues idées. J'ai aussi pensé à un texte à deux voix, Pascal s'exprimant aussi parfois.
Aujourd'hui, c'est mercredi. Avec les enfants à la maison, je n'écrirai pas la suite, c'est certain. Je vais me plonger dans Folies de Noël de Françoise Rey qui me semble pour l'instant excellent.
20 octobre 2009
L'Armoire aux épices et son fanzine érotique "Piments et muscade"
J'ai découvert l'Armoire aux épices grâce à facebook que je trouve de plus en plus incontournable depuis quelques temps.
L'Armoire aux épices est une association qui édite un fanzine érotico-sensuel : Piments et muscade. Un truc fait maison, qui ne paie pas de mine vraiment avec son format A5 (un A4 plié en deux donc) et une reliure au ruban, un peu comme les livrets de mariage déposés sur les bancs des églises. Un truc à trois euros alors que le moindre livre de poche en coûte facilement cinq. Pourtant quelque chose de sérieux : des appels lancés pour obtenir textes et illustrations avant une date fixée, un comité de lecture, une sélection donc. Et une édition papier avec un numéro ISSN assorti d'une vente sur le site de l'Armoire aux épices.
Je suis curieuse. J'ai acheté deux volumes : le numéro 2 d'hiver 2008-2009 "Un Noël à lutiner" et le numéro 4 d'été 2009 "Songe d'une nuit d'été". Un volume par saison est donc publié. Cinquante à soixante pages chacun. Et une qualité d'écriture remarquable : je suis vraiment époustouflée car les textes sont réellement bons. Bien écrits, imaginatifs. De la littérature comme j'aimerais en lire plus souvent.
L'Armoire aux épices propose également un webzine, Vanille givrée. Lors de ma dernière connexion, le site ne fonctionnait pas mais je vois avec bonheur que les textes de Vanille givrée sont à présent consultables en ligne, en version pdf. Pour vous y promener (ce que je ferai moi-même d'ici peu) : http://armoireauxepices.googlepages.com/vanillegivree
Vous dessinez ? Vous écrivez ? Vanille givrée et Piments et muscade attendent vos envois... La ligne éditoriale : "Nous recherchons des créations empruntes d'érotisme, certes, mais aussi de sensualité dans ce qu'elle a de plus léger et implicite, une apologie des petits plaisirs de l'existence. De ce fait, les scènes de fesses ne sont pas une obligation. Oui, nous pouvons très bien être séduites par une absence totale de sexe explicite, par des textes et des illustrations qui laissent une part à l'imagination du lecteur, ou qui décrivent les joies simples de l'existence. Parce que l'érotisme, pour nous, c'est avant tout ce qui donne du plaisir par les sens.
Nous aimons les textes construits, travaillés : les mélanges épicés entre les genres sont acceptés. Vous pouvez mêler à l'érotisme SF, fantasy, fantastique, historique... Nous n'avons aucune restriction de genre, hormis le fait que nous voulons de l'épicé, du moment que ce n'est ni glauque ni gore.
Finalement, nous vous laissons énormément de liberté : séduisez-nous par la qualité de votre plume ou votre talent d'illustrateur et votre approche des sujets proposés."
Le thème "En apesanteur" est à présent clôturé, mais que diriez-vous d'écrire sur les thèmes "les papyrus d'Isis et d'Ishtar" et "Dessous de table" ? J'avoue pour ma part que cela m'interpelle et que j'essaierais volontiers, même si mes écrits n'ont pas la qualité de ceux que j'ai lus et qu'il est à peu près certain qu'un texte éventuel de ma part ne serait pas retenu. Il est néanmoins toujours possible d'essayer. Fabricando fit faber...
07 octobre 2009
Nouvelles du mois de septembre : votez !
Au mois de septembre, Photosensualité a choisi le thème "scolaire" pour son concours de nouvelles. Je vous en avais parlé il y a quelques temps puisque j'ai envoyé deux textes. A présent, cinq textes sont à départager. Rendez-vous sur le site pour voter ! (Je n'ai pas dit pour moi. D'ailleurs, lisez plutôt les nouvelles, et notamment la dernière L'école des beaux-arts qui me semble la meilleure)
30 septembre 2009
Rencontres ferroviaires de Régine Deforges
Je ralentis la cadence, vous avais promis ce compte rendu de lecture lundi mais il a tardé... Pour ceux qui se demandent ce que j'ai fait, trois mots : quelques légers ajouts sur le blog du jeu érotique, un texte sur le webzine de neoplaisir (un texte d'humeur même), les photos du shibari triées avec une sur le blog Erotismes et un certain nombre qui apparaissent sur le site Art Shibari. Et puis tout le reste de ma vie qui ne se résume pas à ça. [Fin du blabla]
A présent, passons au livre : un recueil de nouvelles qui m'a laissé une assez mauvaise impression après la lecture du premier texte. La narratrice traînait son ennui et je faisais de même. Du je au elle, sans transition, les passages érotiques se greffaient sur une trame narrative pauvre. Passages érotiques sans préparation donc sans érotisme. Bref. Je n'ai pas aimé. Et puis j'ai commencé à m'habituer à ces longues digressions de narratrice qui se remémore son enfance, certains passages de sa vie et qui les utilise pour les transformer en rêves érotiques, avec toujours ce passage du "je" au "elle". Dans la vie, finalement, cela ne se passe guère ainsi, mais l'imagination embellit tout...
Quatrième de couverture : Depuis longtemps l'univers des trains nourrit l'imaginaire des romanciers et des poètes. Dans le bercement des wagons, en marge de la vie ordinaire, bien des songes peuvent naître, bien des rencontres peuvent avoir lieu.
Dans ces récits - chacun inspiré par une gare parisienne - la romancière de La Bicyclette bleue se laisse aller à des rêveries plus audacieuses. Séduction instantanée, appels muets, fantasmes irrépressibles conduisent ses héroïnes à vivre de ces instants que l'on n'avoue pas à ses proches...
Petits chefs-d’oeuvre de littérature érotique, ces six contes sont aussi des évocations finement ciselées de la magie ferroviaire, du mouvement incessant, fascinant et toujours renouvelé des grandes gares.
Six nouvelles dans ce recueil, chacune reprenant le nom d'une gare. Une petite centaine de pages en format de poche. Pas un livre dont je garde un excellent souvenir, mais un livre qui n'est pas sans intérêt.
Rencontres ferroviaires, Régine Deforges, éd. Le livre de poche, 3 €
25 septembre 2009
A propos de Rencontres ferroviaires de Régine Deforges
Je viens de commencer un recueil de nouvelles de Régine Deforges, Rencontres ferroviaires. Le livre coûtait trois euros, et j'avoue que c'est ce qui m'a motivé à l'acheter. Aussi parce que je ne connaissais aucun livre de cet auteur et qu'il me fallait bien essayer un jour. Quoi ? Je ne connais même pas La bicyclette bleue que tout le monde a lu ? Non, même pas. Pourtant le livre rôde dans un fond de bibliothèque chez mes parents, acheté par ma mère pour mon grand-père paternel je crois.
Donc j'étais novice dans la lecture de Régine Deforges. Et pour le moment, je n'ai lu que quelques pages : une introduction, une nouvelle. Pas grand chose donc. Mais je n'accroche pas au livre. Je m'ennuie à le lire. Quoi, Régine Deforges ? Oui. Son recueil m'ennuie. Si je n'ai jamais lu La bicyclette bleue alors que le livre m'attendait, c'est peut-être parce que je ne trouvais pas d'intérêt au volume, aussi ?
Pourtant, les histoires de train... de rencontres dans des trains... J'avais aimé Le train de 5h50 de Gabrielle Ciam.
Un peu déçue donc pour le moment par Rencontres ferroviaires. Mais cela m'a donné envie d'écrire en miroir une nouvelle avec le train, le rêve, comme dans la nouvelle lue. J'ai commencé hier, fini aujourd'hui. Je viens de la mettre en ligne sur l'autre blog. En attendant de vous présenter le livre de R. Deforges ici. Cela viendra, il faut juste être un peu patient.
23 septembre 2009
Deuxième nouvelle sur le thème "scolaire"
Photosensualité permet deux participations au même thème. J'ai donc écrit une deuxième nouvelle sur le thème du mois, "scolaire". Celle-ci se nomme Sur le chemin de l'école et se trouve sur cette page du blog Erotismes.
Pour les amateurs d'action : inutile de la lire, il ne se passe rien. Pff, encore ? Il ne se passe jamais rien dans tes textes !
- Eh oui !
22 septembre 2009
A propos de la nouvelle sur le thème "scolaire"
J'ai mis à jour le blog Erotismes en incluant la nouvelle destinée au concours du mois de septembre de Photosensualité, sur le thème "scolaire". Celle-ci se nomme Madame Barbillot. La nouvelle est mauvaise, mais si vous voulez la lire, c'est ici. D'ailleurs, si vous pouviez la lire et me dire ce qui ne va pas dans ce texte selon vous, cela pourrait m'être utile. Je vous en remercie d'avance.
Pour ma part, voici les défauts que je distingue :
- nouvelle sans chaleur, texte qui ne vit pas, rien ne palpite, on s'ennuie presque à la lire (c'est le défaut principal, me semble-t-il)
- "introduction" disproportionnée par rapport à l'action proprement dite (?)
- fin décevante (mais ce n'est peut-être pas un défaut. Frustrer le lecteur alors qu'il était parti pour imaginer une scène torride, ce n'est parfois pas plus mal, non ?).
21 septembre 2009
Concours de nouvelles, thème "scolaire"
Cela fait très longtemps que je n'ai pas essayé d'écrire une nouvelle, et encore plus longtemps que je n'ai pas participé à un concours d'écriture. Je vais joindre les deux, si du moins je réussis à terminer ce que j'ai commencé hier soir, en participant au concours de récits de Photosensualité sur le thème "Scolaire". Les textes sont à envoyer avant le 30 septembre. Si vous souhaitez participer, rendez-vous sur le site de Photosensualité pour lire le règlement.
20 septembre 2009
Les plaisirs de Laura de Christine Arven (texte extrait de Sous le fouet du plaisir)
Le blog des éditions Leo Scheer (celles-là même où se trouve publié Les séditions de Karl Mengel dont il a été indirectement question dans ma présentation de Pour et contre la bisexualité) présente la collection Manuscrits : "Ainsi, entre les blogs publiés gratuitement et les livres édités sur papier dans le circuit classique de distribution, va apparaître une grande variété de textes pour lesquels devront être inventées les formes les plus appropriées de publication. Cette expérimentation est destinée à faciliter l'émergence de ces formes nouvelles." L'expérimentation en question est l'envoi de manuscrits et leur mise en ligne, brute, afin d'ouvrir à la lecture et aux commentaires.
En poursuivant ma recherche entamée sur Christine Arven dont je vous ai parlé précédemment avec son recueil de nouvelles Invitation chez Monsieur C., je suis arrivée sur le site des éditions Leo Scheer, dans cette collection Manuscrits. S'y trouve Les plaisirs de Laura, récit extrait du volume Sous le fouet du plaisir.
Le texte peut se lire en ligne de façon très commode puisqu'un clic en haut ou en bas des "feuilles" permet de tourner la page. Il est également possible de télécharger ce texte de dix pages.
Ecrit en 2008, ce texte est donc plus ou moins synchrone avec le recueil de nouvelles Invitation chez Monsieur C. Et la ressemblance ne s'arrête pas là puisque le personnage féminin, Laura ou Miss Poisson Lune, se rend chez un homme, Monsieur C. ou Philippe, pour y subir divers traitements assez similaires : la scène où le personnage féminin entre et doit s'agenouiller sur le carrelage est ainsi récurrente, la ponctualité, le fist, l'urine, la sodomie... Il n'y a pas de différenciation perceptible entre ces personnages, d'un livre à l'autre, et je trouve cela dommage, parce que je n'ai pas nécessairement envie de lire la même chose en prenant un texte différent, même s'il s'agit du même auteur.
On lit sur cette page des commentaires critiques, élogieux ou au contraire sévères, publiés entre octobre et novembre 2008. La présence de clichés est une critique récurrente, de même que les fautes d'orthographe qui sont, je le reconnais également, assez nombreuses. Une commentatrice reproche également la description trop précise des faits et donc l'absence d'érotisme. Je n'irais pas jusqu'à établir un tel reproche. Car il n'est dit nulle part que l'auteur chercherait le sous-entendu et le clair-obscur de l'érotisme. Voir à ce propos la description que fait Christine Arven sur son blog dont je rappelle quelques lignes : "Mes textes sont bien sûr écrits dans un langage parfois très cru (il faut bien appeler un chat un chat) et ce qui y est décrit peut heurter la pudeur de certains.". On peut aimer ou pas, mais ce choix semble délibéré et en l'occurrence se respecte.
Pour ma part, je retiendrai comme critique principale le manque d'originalité par rapport à ce que j'avais déjà lu, ce qui éteint en partie ma curiosité envers les écrits de cet auteur.
Deux textes du XIXe siècle
Hier, ma boulimie de lecture m'a conduite vers deux textes du XIXe siècle et vers un recueil de nouvelles récent. J'évoquerai le recueil de nouvelles ultérieurement. Parlons d'abord des textes plus anciens.
Le premier de ces textes est un conte d'Armand Silvestre. Admiré pour ses vers formels, Armand Silvestre délaissa néanmoins ceux-ci pour se tourner vers des contes grivois qu'il publiait notamment dans Gil Blas.
Un blog est consacré à cet auteur méconnu, avec présentation de l'auteur, de son oeuvre et édition commentée de trois nouvelles. En voici le texte d'introduction :"Bien peu le connaissent et pourtant,ce dont il parle est connu de tous. C'est de sexe dont il est question ici et nous vous proposons de le découvrir à travers un florilège de ses meilleurs textes grivois tirés des Histoires scandaleuses, des Fabliaux gaillards (1888) ou encore des Contes audacieux (1892). En avant pour un voyage au pays de l'érotisme façon dix-neuvième siècle!"
La nouvelle que j'ai lue, Les trois baisers, est à la fois tragique pour le personnage du mari cocufié et tout à fait cocasse. Il s'agit d'une histoire d'adultère contée de manière espiègle et non sans irrévérence : "Le cocuage ressemble à Dieu en ce qu’il est essentiellement en trois personnes." Quelques bons mots et plaisanteries égrènent ce texte léger.
Le deuxième texte lu est une pièce de théâtre de Guy de Maupassant. Vous êtes en terrain familier avec cet auteur, bien sûr : qui n'a pas été contraint de lire dans sa scolarité les Contes de la bécasse, Bel-Ami ou encore Une vie ? Nouvelles ou romans. Mais saviez-vous que Maupassant avait aussi écrit du théâtre ? C'est une suprise en tout cas pour moi. Cette pièce intitulée A la feuille de rose, maison turque est proposée à la lecture depuis le site livrespourtous que j'avais précédemment cité. Ou plutôt, il s'y trouve répertorié mais ce sont vers les pages de la Bibliothèque électronique du Québec que nous sommes dirigés.
La pièce, en un acte, met en scène le trio du mari, de la femme et de l'amant, dans le cadre particulier d'un bordel qui s'affirme turc et déguise de la sorte les trois femmes qui le composent, afin d'attirer le client qui se fait rare. Les affaires vont mal en effet, entre le fanfaron qui menace de ne pas payer, le militaire sans le sou, le vidangeur qui n'est pas de prime abord un client, l'Anglais venu voir un musée de cire... Des personnages truculents pour quelques boufonneries. Tout est sujet au rire, et même au rire gras. Quelques quiproquos peuvent faire sourire lorsque Raphaële qui fait partie du bordel s'entretient avec Madame Beauflanquet, autrement dit la femme infidèle :
- Oh ! j'adore les chats. / Raphaële : - Ah ! bien puisque nous avons les mêmes goûts, je vous offrirai le mien.
Mais les quiproquos se répètent un peu trop, puisque mari et femme ignorent qu'ils ne se trouvent pas dans un hôtel.
En définitive, une pièce sans grand intérêt à la lecture, mais une curiosité pour ma part puisque j'y vois un vaudeville écrit par Maupassant alors que j'ignorais qu'il s'était prêté au genre.




