27 octobre 2009
La baronne n'aime pas que ça refroidisse de Philippe Bertrand
L'inspecteur Morel s'est infiltré chez la baronne sous l'ordre de la divisionnaire. Reste à définir ce que l'on entend exactement par "infiltration" lorsque Morel, dans son costume de majordome, doit lécher l'anus de sa patronne.
Récolter des informations concernant des meurtres salaces qu'aurait commis la baronne et rester vigilent sont de l'ordre de sa mission, mais comment Morel peut-il garder la tête froide lorsqu'il est convié à de petites fêtes éminemment sexuelles, placé au milieu de jeunes intellos sans culotte qui le traitent d'obsédé ?
Roman truculent, plaisamment illustré, servi par un style jubilatoire. Excellent !
La baronne n'aime pas que ça refroidisse, Philippe Bertrand, éd. La Musardine, 16 €
Texte écrit pour Sensuelle
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Petit mot personnel :
18 meurtres pornos au supermarché, du même auteur, avait fait l'objet d'une critique élogieuse que j'avais lue sur le site de Miriam Blaylock. Autant dire que j'attendais ce roman impatiemment... et je n'ai pas été déçue. Très bien écrit, cocasse, une narration en détachement par rapport à l'action menée. L'indifférence est d'ailleurs une qualité que Pauline (qui devient la baronne en épousant le baron) cultive très vite, imitant en cela sa camarade de classe Florence. Et cette indifférence, ce détachement se retrouve dans l'écriture même. C'est une réussite. Encore un bon livre, avec le récent Folies de Noël dont je vous ai parlé hier. Jours de chance pour moi, que de bons livres en ce moment me passent sous les yeux. Pourvu que ça dure...
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Présentation de l'éditeur :
Philippe Bertrand est d’abord un auteur reconnu pour la jeunesse (Actes Sud Junior), ses ouvrages sont traduits dans de nombreux pays. Il est aussi auteur de bandes dessinées, dont L’Amour cash avec Tonino Benacquista, et Rester Normal avec Frédéric Beigbeder.
Et il aime à commettre quelques ouvrages débridés toujours rehaussés de douces pastels…
Après le franc succès critique et public de 18 meurtres pornos dans un supermarché, Philippe Bertrand signe La baronne n’aime pas que ça refroidisse, où l’on retrouve l’inspecteur Morel et le tueur la Sardine.
Texte toujours aussi délirant, intrigue haletante, dessins délicats mais explicites, un tout très réussi…
Quatrième de couverture :
D'accord. On disait que la baronne, à l'heure du thé, débraguettait son majordome, lui sortait la queue et la trempait dans sa tasse. C'était exact. Il était bien placé pour le savoir, le majordome, c'était lui. La vérité historique oblige à dire que le breuvage était tiède et que le majordome était flic. Ce qui change tout, il faut en convenir.
L'inspecteur Morel jugea plus tard qu'il n'était pas nécessaire de faire figurer ce genre d'anecdote dans son rapport. Après tout ce n'était pas la peine d'en rajouter. On en racontait déjà assez sur la baronne.
Après 18 meurtres pornos dans un supermarché (où la Sardine et l'inspecteur Morel se faisaient déjà face), Philippe Bertrand, dessinateur BD, auteur reconnu pour la jeunesse, récidive et commet une nouvelle erreur de... maturité.
(note : les deux premiers paragraphes de cette quatrième de couverture reprennent l'incipit du roman.)
26 octobre 2009
Folies de Noël, Françoise Rey
La période de Noël semble inspirer Françoise Rey : après Des guirlandes dans le sapin publié l'an passé, ce sont à des Folies de Noël que l'auteur nous convie. Ce roman peut se lire en prolongation du premier livre puisque des personnages ou des événements y font référence, ou tout à fait indépendamment.
Le Père Jeannot s'enorgueillit de sa merveilleuse crèche, ex-voto de tous les paroissiens puisque chacun a déposé un objet et a consigné son souhait dans un cahier. Mais quelle crèche étrange ! Ces dunes, là, ne serait-ce pas des fesses ? Et cet ange qui se dandine... un vibromasseur ?!
Tous les santons et objets de la crèche ont leur histoire, drôle, touchante, pathétique. Le père Jeannot découvre que ce Noël est un Noël de sexe et ce ne sont pas ses paroissiens qui vont le démentir.
Un merveilleux livre qui nous faire rire aux éclats. Un "Noël de sexe" certes, mais aussi un Noël d'espérance, de sentiments et d'amour.
Folies de Noël, Françoise Rey, éd. Blanche, 17 €
Texte écrit pour Sensuelle
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Mon petit mot personnel :
Très très bon livre que je vous recommande vivement. Un des meilleurs livres lus récemment. Des personnages qui se placent dans ce roman comme les santons dans la crèche, chacun relié à un autre, des tranches de vie et beaucoup de rire. Un réel bonheur.
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Quatrième de couverture :
19 décembre 2004. La tragédie hurluberlue qui va chambouler la vie du docteur Girod se met en place. Pourquoi Alice Martin, secrétaire exemplaire du gynécologue, n'était-elle pas à son poste ce jour-là ? Dans ce roman enfiévré, Françoise Rey nous fait remonter le temps pour retrouver les personnages truculents, drôles et attendrissants rencontrés dans Des guirlandes dans le sapin. Avec fougue et talent, Françoise Rey nous entraîne dans la ferveur et les folies de ce Noël si particulier, ce Noël " de sexe ", comme le souligne joyeusement le père Jeannot. En compagnie de son ami et complice, le gendarme Nollin, ce curé étonnant est le fil conducteur d'une série d'aventures loufoques et troublantes où Françoise Rey s'est amusée à faire rimer Noël avec sensuel.
Considérée comme la " grande dame de l'érotisme ", Françoise Rey a publié une vingtaine de livres depuis le succès fulgurant de son premier roman, La Femme de papier, en 1989. Professeur de français dans le Beaujolais, elle fut la première femme à revendiquer son goût pour la littérature érotique et à défendre ses livres à visage découvert, ouvrant la voie de l'écriture sensuelle à de nombreuses femmes. Devenue grand-mère, elle continue son exploration des fantasmes avec une grande tendresse mêlée d'une incorrigible impertinence et d'un humour sans faille.
18 octobre 2009
Le Bandeau de Jean-François Mopin
Volume épais, dans une collection de poche, et pourtant une lecture rapide puisque j'ai commencé le volume hier après-midi et l'ai fini à présent : Le bandeau de Jean-François Mopin était un titre dont m'avait parlé Dr Xu il y a longtemps, dont je n'avais pas autrement entendu parler, que je ne pensais pas nécessairement lire un jour si un échange de livres ne l'avait pas amené sous mes yeux. Premier livre du sac de livres érotiques, de guides sur la sexualité qui sont arrivés chez moi jeudi que je lis. Parce que la couverture m'a attirée...
Le roman est la première oeuvre érotique de cet auteur, est-il écrit en quatrième de couverture. Pour une première, c'est plutôt réussi. Il y a l'intrigue, avec ce personnage de l'Amant dont on ignore l'identité, l'étrange absence de prénoms dans toute l'oeuvre puisque les personnages sont nommés par périphrases : le docteur, la grand-mère, le Terminale, le délégué, la blonde, la cousine, la violoncelliste, etc. L'héroïne-même du récit n'échappe pas à la règle, puisqu'elle est communément appelée "la jeune fille".
Il s'agit en effet d'une jeune fille, mineure, lycéenne. Un autre aspect de l'oeuvre, son principal peut-être, est l'initiation. La jeune fille sort de son cocon, s'affirme en tant que femme, sort de son ignorance, se cultive... s'épanouit. La jeune fille est une sorte de Cendrillon, la princesse d'un conte de fée : les cadeaux s'empilent, l'attention particulière dont elle est l'objet l'enchante. Cette étape est néanmoins dépassée rapidement puisque la jeune fille s'investit dans cette relation, cherche à apprendre, laisse ses fantasmes éclore, aide autrui après avoir acquis une maturité que les autres n'ont pas. Il s'agit d'une quête, moins de l'identité de son Amant que de sa propre identité.
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Quatrième de couverture :
A chaque rencontre, elle porterait un bandeau. Il ne lui parlerait pas. Elle pourrait se servir de ses autres sens pour l'étudier, mais sans jamais ôter son bandeau, sous peine de le perdre définitivement. Il lui enverrait des instructions écrites avant chaque rencontre, qu'elle devrait suivre à la lettre. En outre, il exigeait qu'ensuite, elle lui écrivît en détail ce qu'elle avait ressenti, ce qu'elle désirait, sans retenue ni artifices. Elle accepta sans la moindre hésitation. Elle ne connaît ni son visage ni son nom. Sa voix, seulement. Elle est tombée amoureuse de son correspondant anonyme, qui l'entraîne dans un jeu érotique à la fois pervers et enrichissant. Sous les caresses et les directives de son amant, la jeune fille s'efface pour laisser s'épanouir une belle jeune femme qui assume sa sexualité. Au bout de la route, elle découvre une liberté infinie, un pouvoir insoupçonné.
Jean-François Mopin : passionné de littérature, il signe avec Le bandeau, son premier roman érotique.
19 septembre 2009
Un amour trop mortel, Guillaume Perrotte
Anna est morte il y a plusieurs mois de cela et depuis Max ne pense qu'à elle. Comment la sortir de ses pensées ? En revivant ce qu'il a vécu avec elle ou plutôt ce qu'elle a vécu sans lui, en rejouant les scènes où l'excitation se mêlait à la jalousie, où Anna se comportait comme une garce. La haïr, vouloir la tuer pour qu'elle cesse enfin de le hanter.
Un amour trop mortel, quatrième roman de Guillaume Perrotte, nous livre les pensées et obsessions d'un homme amoureux qui entraîne dans ses reconstitutions amant, amie ou inconnus, afin que tous participent à sa libération.
Un amour trop mortel, Guillaume Perrotte, éd. Blanche, 17 €
Texte écrit pour Sensuelle
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La quatrième de couverture reprend ce texte et comprend aussi les lignes suivantes :
Avec ce quatrième roman, Guillaume Perrotte poursuit l'exploration minutieuse des couples confrontés à l'invasion du sexuel dans leur vie. Sans concession, il nous précipite en toute impudeur, tels des voyeurs, au coeur des intimités interdites où les êtres laissent s'exprimer leur part la plus noire.
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Le livre n'est pas mal du tout. J'étais partie avec le sentiment que le livre ne me plairait pas, à cause du macabre. Le titre me rebutait. De fait, je n'ai pas demandé à l'attachée de presse de me faire parvenir ce roman. Or, je l'ai reçu sans le demander. C'est comme ça, parfois... et lorsque je demande un livre, je ne l'ai pas toujours, on m'oublie... Vous y trouvez une logique ?
Mais bref, revenons au livre. Donc a priori négatifs parce que l'aspect macabre me fait fuir. Mais un livre tout frais tout neuf ne se refuse pas, je me suis donc plongée dedans avec curiosité. Et c'est plutôt une bonne surprise en définitive. Parce qu'on visualise la situation. Les pensées de Max finissent par être les nôtres, même avec leur aspect contradictoire. Le suspens est ménagé, on a envie de lire la suite du livre. Récit bien mené, oui, vraiment, ce roman n'est pas mal du tout.
18 septembre 2009
Deux scènes de rencontre (extraits de romans)
Rassurez-vous, je ne vais pas vous retranscrire les scènes de rencontre que l'on étudie d'année en année en classe de "français" au lycée. Pas d'extrait de l'Education sentimentale ni de Le rouge et le noir ici. Mais deux extraits de romans trouvés en ligne hier et aujourd'hui. Ils n'ont rien en commun, si ce n'est un personnage lesbien.
La première scène de rencontre que je vous invite à lire et, par-delà cette scène, d'autres extraits du roman, des nouvelles, des textes puisque plusieurs pages concernent les écrits de la bloggeuse, est extraite de Rangers et bas résille, "blog militant et littéraire d'Ellie, principalement centré sur les questions lesbo / trans / féministes." Vous êtes prévenus. Beaucoup de bonnes choses dans la section littérature de ce site que j'ai lue intégralement...
La deuxième scène est extraite d'un roman intitulé Au-delà des apparences. Dina Mann en est l'auteur (mais sous ce pseudonyme se cachent quatre mains), ainsi que d'autres textes du site L'être – littérature lesbienne dont le descriptif est le suivant : "des amours féminines plus ou moins épicées, des intrigues mêlant humour, érotisme, fantasmes, exotisme et suspens, un univers à effeuiller et plus si affinités". La scène de rencontre est bien écrite et j'ai eu plaisir à la lire. D'autres extraits de romans, de nouvelles ou même des nouvelles intégrales sont à lire sur le site... Je n'ai pas encore pris le temps de le faire, mais ce seront mes prochaines lectures.
02 septembre 2009
Hôtesse de Mélanie Muller
Elle s'appelle Laure ou plutôt dit s'appeler ainsi. Laure, c'est son nom de scène, les bars à hôtesse sont la salle du spectacle. Les clients s'y succèdent avec leurs tares, leurs vices, leurs vides d'amour.
Après une rupture amoureuse et la nécessité de travailler pour payer son loyer, son alcool et ses cigarettes, Laure découvre le monde de la nuit où les fonctions mal définies de distraire le client laissent ouvertes bien des possibilités, encouragées tacitement par la patrone du lieu qui pousse à la consommation de bouteilles. Le champagne coule, le sperme aussi, chacun est satisfait tandis que Laure se blinde et sait que le bar est devenu une drogue, comme l'argent facile, comme l'alcool.
Le récit sans concession de Mélanie Muller décrit la dérive d'une femme fascinée par ce qui la répugne et entraînée malgré elle dans une spirale qui la mêne à la destruction. Hôtesse est un roman fort de lecture fluide, deux qualités qui en font un livre appréciable de cette rentrée.
Hôtesse, Mélanie Muller, éd. Blanche, 17 €
Texte écrit pour le site de Sensuelle
Extrait, p. 104 :
Je crois que l'on devient prostituée comme on devient alcoolique. D'abord, on s'imagine être libre, diriger la manoeuvre, pouvoir arrêter quand on veut. Très vite, on se laisse submerger par les événements, on se soumet à des diktats incompréhensibles, on perd le contrôle et on sombre. Très vite, le jeu devient une maladie. On doit alors s'injecter chaque jour un venin qui nous ravage et nous détruit, mais on en a besoin pour survivre, parce que sans lui on ne comprend plus le sens de la vie, la rotation du monde, le jour et la nuit.
06 août 2009
L'art de la fessée, Enard et Manara
L'art de la fessée m'attend depuis longtemps. Depuis que j'en ai lu du bien (quoique, les avis divergent sur le Club des sens mais tous sont unanimes ici), et depuis que le thème de la fessée m'intéresse (je suppose que vous l'avez remarqué, vu mes lectures et mes historiettes personnelles. Si tel est également votre cas, voir les suggestions de lecture venant d'un blog). Pour mon anniversaire, j'ai décidé de me l'offrir. Reçu hier, lu hier. Monsieur en a à présent commencé la lecture.
L'art de la fessée est un volume de grande dimension, récit de Jean-Pierre Enard, auteur d'un autre volume de littérature érotique, Contes à faire rougir les petits chaperons, avec des illustrations de Milo Manara dont je possédais déjà deux bande-dessinées (Pour voir Manara à l'oeuvre, quelques vidéos existent sur youtube, dont celle-ci datant de 2007 ou encore celle-ci qui a interpellé mon fils aîné : j'aimerais bien desssiner une dame comme ça ! Qui sait ? Une vocation ?).
Rééditée par Vents d'ouest (éditions Glénat) en 2001 -version que je possède-, L'art de la fessée date de 1988.
L'art de la fessée est constitué de huit chapitres : le maître de la fessée, la première fessée, le plaisir des yeux, les bienfaits de la fessée, toutes les fesses ne sont pas égales, la mise à nu, le fesseur fessé, travaux pratiques.
Jeu littéraire de mise en abyme, L'art de la fessée est un récit constitué par le personnage masculin, Donatien Casanova, composé d'écrits et de croquis narrant sa propre découverte de la fessée et sa pratique dévote depuis ce jour. C'est donc ce carnet vert sur lequel portent les yeux d'Eva Lindt, récit d'initiation qui sert lui-même à initier Eva qui narre la découverte et sa lecture du carnet. Eva finit par publier ce carnet, avec ajout de ses propres réactions et réflexions, sous le nom d'Art de la fessée, volume que nous tenons dans nos mains. A travers l'initiation de Donatien, celle d'Eva, c'est le lecteur qui s'initie... Reste ensuite peut-être à lire le titre du dernier chapitre comme une invitation personnelle.
J'ai trouvé le récit excellent. Les illustrations le sont aussi, mais je n'en attendais pas moins sur ce fait alors que je pouvais douter du récit, ne connaissant pas du tout leur auteur. Récit fait d'avancées, de suspens... Nous nous penchons au-dessus d'Eva, pour voir son décolleté, cela s'entend, mais aussi pour lire au-dessus de son épaule les pages qu'elle parcourt et frissonner avec elle. Frissonner, bien sûr, seulement, pourriez-vous dire. Pourtant un léger trouble est si agréable...
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présentation issue d'Amazon.fr
"La fessée est un art", nul de saurait contredire Donatien Casanova, auquel ses ancêtres confèrent autorité en la matière. Cet album, simplement illustré par Manara (avec toujours le même raffinement dans le dessin des courbes féminines) débute par une rencontre : celle d'une célèbre animatrice de télévision, dans le Paris-Venise, avec un homme, Donatien Casanova somnolent, un carnet vert ouvert dans la main... La tentation est trop forte, Eva découvre d'abord des croquis, et sa curiosité est rapidement avivée. Et lorsque son compagnon de voyage lui propose de se lancer dans la lecture de cet ouvrage, elle ne sera pas longue à convaincre. Ce petit carnet est une révélation, l'histoire de sa vie sexuelle à partir du jour où il découvre la fessée ! Au rythme du voyage, Eva entre en même temps dans la lecture et dans le plaisir. Libre au lecteur de la suivre...
Le petit carnet vert est lu par une femme, Eva Lindt, alias Jean-Pierre Enard, le véritable auteur. Un conseil : faites de même, lisez-le à haute voix pour un homme ou une femme, l'initiation à la fessée est commune, comme sa consommation. Tout le plaisir réside dans le trouble de l'autre... Mais attention, la fessée ne doit jamais faire mal, c'est toute la base de cet art ! --Nadia Krovnikoff
Présentation de l'éditeur
Les fesses de Gina étaient deux mappemondes pleines et souples, des « chairs superbes et tendres, des babas fermes et savoureux, des poires fondantes et mutines. Les fesses de Gina étaient des provocations à la fessade, aux pinçons, à l'étreinte. On aurait voulu les claquer, les lécher, les téter, les baiser, les mordre et les étriller. Les fesses de Gina étaient des désirs, des passades, des folies. Des rêves qu'on touchait, palpait, soupesait. Des fantasmes de fesses... " L'Art de la Fessée " ou la rencontre d'Enard, écrivain sensuel de grand talent, et Milo Manara, l'un des plus grands dessinateurs actuels. Nous suivons, ébahis, le journal intime d'un homme et celui d'une femme, tous deux adeptes d'un des jeux érotiques qu'affectionnait le divin marquis. Les nombreuses illustrations de Manara, créent chez le lecteur des sensations entre luxure et raffinement, de la première fessée jusqu'aux bienfaits de celle-ci. À la fois chef-d'oeuvre de la littérature et de l'illustration, " L'Art de la Fessée " fait peau neuve grâce à une nouvelle présentation magnifique. Une oeuvre de Manara absolument indispensable.
Milo Manara est né en Italie en 1945. Aussi à l'aise comme dessinateur que scénariste, il s'est imposé au fil des ans comme chef de file mondial de la bande dessinée à caractère érotique. Il commence le dessin en 1969 avec Genius. Parmi ses nombreuses oeuvres, il faut entre autres retenir une adaptation du Décaméron de Boccace en 1974, Giuseppe Bergman en 1978, Le Déclic en 1983, Le Parfum de l'Invisible en 1985, Candide caméra en 1988, ainsi que l'Eté Indien et El Gaucho, deux bandes dessinées réalisées en collaboration avec Hugo Pratt... Manara est également un illustrateur de génie, comme on peut s'en rendre compte dans L'Art de la Fessée, initialement publié en 1988.
26 juillet 2009
Les hommes mariés ne font pas les nuits douces, Yaël König
Joris est son évidence, l'homme pour qui tout vacille, le travail, l'écriture, Nice, les amis, la Solitude, sa vie.
Quand Alicia découvre que Joris est marié, il est trop tard : il lui est aussi vital que l'air. Alicia suffoque alors d'être celle que l'on remise à l'heure du retour à la niche conjugale. Les années s'écoulent, oscillant entre élans de pur amour et désagrégation de ce nous qui existe davantage dans leurs rêves que dans les faits.
Ce roman aurait pu être banal. Il n'en est rien, tant les pensées et états d'âme de la narratrice se meuvent en nous, portés par une écriture qui sait dire la fragilité de l'existence.
Les hommes mariés ne font pas les nuits douces, Yaël König, éd. Yago, 18 €
Texte écrit pour Sensuelle
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Dossier de presse :
LE LIVRE : Le récit original d’un adultère.
Un roman qui explore la mécanique du couple, de la passion et
du désir, et qui analyse la plus vieille situation du monde.
Alicia, active femme d’affaires, rencontre Joris, journaliste.
C’est aussitôt l’amour fou, absolu, réciproque. Mais Joris est
marié... Se noue alors une relation toute en spirale et en
labyrinthe, difficile mais passionnante, faite d’avancées timides
et de ruades d’impatience, et ponctuée de mensonges
inévitables... Jusqu’au dénouement inattendu.
« Dans tous mes romans je m’attache à maintenir un suspense,
comme le fait la vie ; je veux me surprendre moi-même, mais
toujours en restant dans la vraisemblance du réel. » Yaël König
NOTE DE L’ÉDITEUR : Ce roman, aux scansions poétiques et aux dialogues incisifs, met à
nu les joies et les blessures de l’amour adultère avec un talent d’orfèvre. Yaël König passe les
sentiments au fil du rasoir, manie une écriture frappante et originale, unit les mots et les
situations en apparence les plus dissemblables. Ce roman forme une équation entre la vie et
l’écriture, le réel et la narration – pour atteindre au plus près la vérité.
L’AUTEUR : Née en Tunisie, Yaël König arrive en France à l’âge de huit ans. Elle s’installe
avec sa famille en Anjou où elle passe son adolescence. Passionnée dès l’enfance par l’écriture,
elle reçoit le Premier Prix de Poésie de France à l’âge de 16 ans. Elle ne cessera plus jamais
d’écrire. Après des études de Lettres, d’Anglais et de Psychologie, elle enseigne la Littérature à
Angers, à Nice et en région parisienne. Dans le même temps, elle anime des émissions
littéraires à la radio et fait partager sa passion aux auditeurs de RCJ, Radio J, Radio Île de
France, RCN et Radio Côte Sud. Elle vit également quelques années à Londres et à Amsterdam
où elle publie des chroniques littéraires dans Los Muestros, un magazine culturel trilingue, et
Israël Magazine.
De retour en France, elle choisit de se consacrer à l’écriture et à l’édition. Elle devient directrice
de la collection Terra Hebraïca (Éditions Romillat), directrice éditoriale aux Éditions de
l’Archipel et dirige la maison d’édition Raphaël.
Elle est l’auteur de 6 romans, 2 livres jeunesse, d’un document sur la pédophilie (paru en 2004)
et a récemment dirigé un essai sur l’affaire Ilan Halimi.
Les hommes mariés ne font pas les nuits douces est son dernier roman
BIOGRAPHIE YAËL KÖNIG
Née en Tunisie, Yaël König arrive en France à l’âge de huit ans ; elle s’installe avec sa famille en Anjou, où elle passe son adolescence. Passionnée dès l’enfance par l’écriture, elle reçoit le Premier Prix de Poésie de France à l’âge de 16 ans ; elle ne cessera plus jamais d’écrire. Après des études de Lettres, d’Anglais et de Psychologie, elle enseigne la Littérature à Angers, à Nice et en région parisienne. Dans le même temps, elle anime des émissions littéraires à la radio et fait partager sa passion aux auditeurs de RCJ, Radio J, Radio Île de France, RCN et Radio Côte Sud. Elle vit également quelques années à Londres et à Amsterdam, où elle publie des chroniques littéraires dans Los Muestros, un magazine culturel trilingue, et Israël Magazine. De retour en France, elle choisit de se consacrer à l’écriture et à l’édition. Elle devient directrice de la collection Terra Hebraïca (chez Romillat), directrice éditoriale aux éditions de l’Archipel et dirige la maison d’édition Raphaël.
Elle est l’auteur de 6 romans, 2 livres jeunesse, d’un document sur la pédophilie (paru en 2004) et a récemment dirigé un essai sur l’affaire Ilan Halimi.
Les Hommes mariés ne font pas les nuits douces est son dernier roman.
BIBLIOGRAPHIE
Fresca, Éd. Romillat, 1999.
Femme au bord de la crise de mère, Éd. Grandi, 2000.
Et il s'appellera Joseph, Éd. Romillat. 2001.
Enfance massacrée, Éd. Raphaël. 2003.
Dieu n'a qu'un œil, Éd. de L'Archipel. 2005.
Cinq sous et un miracle, Éd. de L'Archipel. 2006.
Pourtant je suis sa fille, Éd. Yago. 2006.
La drôle de vie d'un Bidouche, Éd. Yago. 2006.
Bastien et les ragondins, Éd. Yago. 2007.
Ilan Halimi, le canari dans la mine, Éd. Yago, 2009.
À paraître :
- Les Amours de voyage. Chroniques
25 juillet 2009
Bonnes surprises
J'ai reçu hier au courrier un livre que j'avais demandé un peu au hasard, Les hommes mariés ne font pas les nuits douces de Yaël König qui doit sortir le 20 août prochain aux éditions Yago.
Première surprise, la dédicace. Vous savez comme j'aime les dédicaces... Après le titre, une virgule et ces quelques mots "mais mon livre, peut-être ?" suivis de la signature. Yaël König, merci, j'aime les dédicaces.
Deuxième surprise, la qualité du texte. Je n'ai pas très souvent de gros coups de coeur pour des livres. Certains me plaisent bien, d'autres moyennement, d'autres quasiment pas, voire pas du tout. Celui-là n'est pas en tête de mes lectures préférées, mais il en approche.
22 juillet 2009
Qu'est-ce que Thérèse ? C'est les marronniers en fleurs de José Pierre
Lorsque Francis, le narrateur, rencontre Thérèse, fiancée de son frère, il tombe sous le charme...
Ce roman nous offre un personnage incomparable avec la troublante Thérèse, qui aime les hommes et les femmes, qui aime son fiancé Philippe, qui aime Francis, qui aime Florence qui aime elle-même Francis et en est aimé. Par quelque chemin que l'on passe, Thérèse est l'intersection, organisant, déplaçant les uns et les autres dans une chorégraphie dont le week-end au château n'est qu'une reproduction à une échelle dépassant ses propres désirs.
Et c'est nous qui tombons alors sous le charme de Thérèse, de son histoire, de sa logique qui ne cède à personne, de cette liberté qu'elle affiche.
Qu'est-ce que Thérèse ? C'est les marronniers en fleurs, José Pierre, éd. La Musardine, coll. Lectures amoureuses, 7,30 €
Texte écrit pour Sensuelle
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Il s'agit, pour les éditions de la Musardine, d'une réédition du volume 17 de la collection.
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Quatrième de couverture :
"Ce n'est pas la liberté sexuelle de Thérèse qui nous attire le plus dans ce livre minutieux et élégant... L'important est ailleurs. Il est d'abord dans le style et, dirions-nous, dans le soin que José Pierre met à décrire les mille douleurs-plaisirs de l'amour. Une écriture maniaque - proche parfois de Julien Gracq, tout aussi dominée, tout aussi soucieuse de ne rien abandonner de sa musicalité - sert un sujet qui, sous ses complaisances, est la description d'un envoûtement de plus en plus impérieux" (Alain Bosquet, Le Figaro littéraire).
"Il n'est pas difficile de tomber amoureux de votre héroïne. Si vous trouviez une actrice capable de jouer Thérèse comme c'est écrit et donnant la même impression de beauté, de santé et d'humour, cette fille-là serait notre plus grande actrice française pour un certain nombre d'années" (François Truffaut).
"Sans parler de l'habileté et de l'agrément de certaines scènes où la longue sûre et raffinée de José Pierre fait merveille, on trouve un grand intérêt à démêler l'écheveau d'une psychologie habillement inexprimée, ou réprimée" (Claude Ernoult, La Quinzaine littéraire).
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Extrait pp. 98-99 :
- Comme la flamme du Saint-Esprit descendit sur les têtes des apôtres, nous voulons faire descendre sur la tête des nôtres la flamme de la luxure !
- Mais, dis-je, je comprends mal qu'en aidant seulement les gens à coucher ensemble, en leur facilitant simplement les choses (alors que certains se débrouillent déjà pas mal tout seuls), on puisse prétendre conserver une relation avec l'amour !
- C'est que tu ignores une chose, petit frère : les gens sont beaucoup moins libres qu'on ne l'imagine, y compris les libertins ! Si nous rendons possibles un certain nombre de rencontres susceptibles d'introduire ne serait-ce qu'une légère perturbation dans la vie des intéressés, nous estimons que nous avons gagné. C'est autre chose que de faire coucher n'importe quel garçon avec n'importe quelle fille ! Imagine par exemple que nous réussissions à jeter le trouble dans le coeur sec d'un blasé...
- C'est impossible ! dis-je.
- Nous y sommes parvenus. Ou, à l'opposé, que nous arrivions à dissocier un couple très uni...
- Ca, c'est certainement beaucoup plus facile ! dit mon frère.
- Eh bien ! non, c'est très difficile. Mais ça arrive. Bien que de tels couples, s'ils acceptent de venir, c'est généralement par défi, tant ils se sentent forts.
-Est-ce une raison pour les détruire ? demanda Florence.
- Non, ma chérie, mais faisons-nous autre chose que de les toucher au défaut de la cuirasse ? D'ailleurs, si nous avions une devise, ce serait celle-ci : jouer avec le feu...








